Coup de coeur·Horreur·Science Fiction

« Les Marcheurs » Tome 1 de Carlos Sisi

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : Les Marcheurs T1
Auteur : Carlos Sisi
Genre : Horreur/Science Fiction
Editeur : Panini France

51dlszuh82bl-_sx210_Les œuvres de la collection « Eclipse » chez Panini ne sont pas toujours marquantes ou captivantes, mais il arrive de tomber sur des petites perles avec un contenu original et une plume plaisante. A noter que, jusque là, je n’ai pas été déçue par les sagas espagnoles publiées chez Panini (ex : « Apocalypse Z » de Manel Loureiro). J’achète donc souvent ces ouvrages… Alors la saga « Les marcheurs » de Carlos Sisi n’a pas fait exception ! D’autant plus qu’ici, la couverture est bien choisie : on aperçoit un prêtre dément avec un large sourire aussi carnassier que dérangeant, tandis que des revenants s’avancent dans son dos… Cela annonce déjà la couleur : durant la lecture, on va rencontrer un psychopathe qui ne semble pas être dérangé ou attaqué par les goules… ! Avant d’ouvrir cet ouvrage, cette couverture m’avait intriguée. Je me demandais « pourquoi » les zombies ne se jetaient pas sur lui… Et la quatrième de couverture ne m’éclairait pas vraiment plus. C’est donc avec une grande curiosité que j’ai ouvert ce livre…

Le début de ce roman est assez classique et ressemble à beaucoup de livres du genre… Mais, peu à peu, il va se démarquer grâce à un personnage affreux et troublant : un prêtre qui n’est pas attaqué par les morts-vivants ! Ce dernier pense que c’est l’heure du Jugement Dernier, qu’il est le messager de Dieu et souhaite punir les infidèles/les pêcheurs (les survivants) en guidant et envoyant les zombies sur eux. Cela fait donc de lui un homme très dangereux. Déjà qu’il est difficile de survivre avec des hordes de zombies et l’estomac dans les talons, si en plus les morts sont aidés ou dirigés… le père Isidro est vraiment un personnage terrifiant : il n’hésite pas à attendre la nuit pour repérer la lueur des bougies (et donc les rescapés) pour conduite son troupeau de zombies… Il prend des voitures pour casser les murs d’infortune, il utilise des armes, s’infiltre dans les bâtiments pour ouvrir de l’intérieur, … Bref, il y met tout son cœur pour éliminer les derniers Hommes ! J’ai trouvé cela angoissant… Et cela m’a plu ! L’idée est vraiment géniale.

Les survivants, Juan, Isabel, Moses, Aranda, Antonio et les autres, sont intéressants à suivre. Au départ dispersés, ces personnages vont se rencontrer et vont décider de s’unir. Très vite, les équipes se forment pour survivre : certains protègent un complexe dans lequel ils ont trouvé refuge, d’autres vont chercher des vivres ou des objets utiles, … Ils sont bien organisés. C’est un schémas assez classique, cependant la plupart des protagonistes sont intéressants et plutôt bien développés.
Tout n’est pas rose pour les vivants et c’est loin d’être le cas ! Très vite, leur nombre diminue et le pire est à venir lorsqu’Isabel jette des lettres depuis son refuge en espérant que des rescapés viennent rejoindre son groupe et ne perdent pas espoir… C’était sans compter le Père Isidro qui, lui aussi, tombe sur l’un des messages… Dès lors, l’action s’enchaîne, si bien qu’il est impossible de s’ennuyer. Comme les survivants, on n’a pas le temps de souffler ou de s’arrêter : en très peu de temps, leur havre de paix peut basculer.
La plume de Carlos Sisi m’a très vite plu : elle est fluide et additive. Certains lecteurs n’aimant pas le sang, la violence ou les scènes gores devront sauter quelques passages, car l’auteur ne nous épargne pas. Certes, c’est quelque chose d’attendu dans ce type d’ouvrages, mais je tenais à le signaler au cas où…

Pour un livre de fiction avec des revenants, j’ai trouvé cohérente la raison pour laquelle le Père Isidro n’était pas attaqué par les zombies (cela arrive vers le milieu/la fin du récit). En revanche, j’aurais souhaité savoir pourquoi l’épidémie s’est déclenchée. Ce n’est pas nécessaire pour comprendre et apprécier l’intrigue, c’est tout simplement de la curiosité. Peut-être que cela sera développé plus tard ?
Cette saga prometteuse m’a vraiment plu… Je l’ai d’ailleurs recommandée à mes proches fans du genre « Zombie » qui ont également été conquis. le Père Isidro fait toute la force de ce premier tome… Et j’ai hâte de le retrouve dans les prochains !


Citation :

Telles des marionnettes mues par d’invisibles fils, les morts commencèrent à s’avancer. Ils tanguaient, se cognaient les épaules et tendaient les bras.
Le père Isidro resta figé dans ce moment d’éternité.
Les morts l’encerclaient…
Et ils passèrent devant lui sans s’arrêter. Les morts-vivants l’entouraient, frottant parfois contre lui leur peau blafarde, et entraient dans l’église pour la fouiller, agités de spasmes frénétiques. Le père Isidro cligna des yeux, interloqué. En quelques secondes, il se retrouva au beau milieu d’une mer de cadavres, comme s’il était l’un des leurs. Il regarda autour de lui, envahi par un mélange de nausée, de terreur… et de soulagement. »

Ma note :

  5/5 Coup de cœur !

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