Coup de coeur·Science Fiction·Young adult

« Phobos – Origines » de Victor Dixen

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : Phobos Origines
Auteur : Victor Dixen
Genre : Young-Adult/Science-Fiction
Editeur : Robert Laffont

« Phobos Origines » est un ouvrage que j’attendais avec impatience. 51xst5tx4jl-_sx210_En effet, je trouvais que le point de vue des garçons manquait à la saga Phobos. Dans cet ouvrage, pas de redondance : il ne s’agit pas d’un livre qui retrace le premier tome afin de voir ce qu’il se passe du côté des prétendants. On va plutôt découvrir le passé de chacun : leur famille, comment ils sont devenus orphelins, leur quotidien, les raisons qui les ont poussé à participer au programme Genesis, leurs entretiens, leur première rencontre avec Serena, etc. Vous pouvez donc lire ce roman quand vous voulez : avant de commencer la série, après le premier tome ou, comme moi, après le second. Si vous avez déjà dévoré les autres tomes, sachez que vous ressentirez le même enthousiasme et l’envie dévorante de tout lire en quelques heures ! J’ai eu la chance de pouvoir aller aux « Imaginales » à Epinal, hier, et me suis procurée « Phobos Origines »… Que j’ai dévoré en une nuit ! Vous l’aurez compris : encore une lecture prenante qui, pour ma part, ne m’a pas déçue…

Tout d’abord, on retrouve le cocktail habituel de l’auteur : une plume simple mais efficace et maîtrisée que ce soit au niveau des dialogues ou des descriptions. Une fois de plus, Victor Dixen utilise une narration très visuelle grâce à son système ON/OFF des caméras, le mouvement de l’objectif (focus, gros plan, cadrage, champ/contre-champ, …). A la manière de certaines séries de téléréalité, le lecteur est à la fois spectateur et « voyeur ». Il sait qui est réellement chaque prétendant, puisqu’il les suit au fil des pages, qu’ils soient filmés ou hors caméras. J’aime toujours autant ce procédé. Cela apporte une très bonne dynamique au récit.
On retrouve également les nombreux schémas/dessins/éléments visuels qui font la force de la saga. Ce supplément est aussi appréciable qu’intéressant. Par exemple, j’ai pris grand plaisir à essayer les tests des prétendants (tests de perception, tests neurologiques, test socio-relationnel, etc.) ou à lire divers documents/articles de presse. Bon, j’avoue que certains tests neurologiques ont laissé dubitatif mon conjoint qui, ayant fait des études de mathématiques et de sciences, n’était pas toujours d’accord avec le résultat. Pour ma part, je n’en ai raté qu’un seul (les silhouettes avec la perspective) et ne sais pas si mon compagnon a tort ou raison. Victor Dixen est quelqu’un qui se documente beaucoup et qui cherche à se baser sur des choses réelles et concrètes… Il n’aurait sans doute pas mis ces tests s’il n’était pas sûr de lui… Enfin bref, je ne sais pas si c’est juste, mais qu’importe : je me suis amusée avec et trouve que c’est un « plus » dans le livre.
Le seul bémol concerne les tests neurologiques avec les illusions d’optique. Cela m’a dérangée dans ma lecture. J’avoue qu’il n’était pas évident de lire tranquillement alors que mon regard était porté vers ces dessins qui donnent la sensation de bouger… Cela capte trop mon attention. J’ai dû poser ma main à plusieurs reprises pour pouvoir lire sans être distraite. Peut-être suis-je la seule ? Je verrai bien dans les autres critiques du net…

En ce qui concerne le récit, j’ai curieusement bien accroché ! J’avais peur que ces courts chapitres ressemblant fortement à des nouvelles qui ont tendance à me décevoir ou à être redondantes. Et bien, non ! C’est très intéressant et accroche le lecteur. Je n’ai ressenti aucun ennui. C’est à la fois émouvant, révoltant, touchant et plaisant. Une fois de plus, Victor Dixen a suscité un panel d’émotions chez moi. J’étais vraiment impatiente de connaître le passé des garçons. Certains attisaient vraiment ma curiosité (et pas forcément ceux qui ont tapé dans l’œil de notre jolie léoparde…). En essayant de ne pas spoiler, je vais donner mon ressenti sur chaque histoire/prétendant.

 

Mozart : L’espace, un échappatoire…

Je me doutais que son passé serait sombre et douloureux avec la drogue (le Zero-G) en premier plan, mais je ne pensais pas à ce point… J’ai été ravie de découvrir ce qui le pousse à agir et à se comporter comme il le fait dans la trilogie. le pauvre n’a vraiment pas eu le choix… Assez vite, le lecteur comprend pourquoi le jeune brésilien est à ce point « investi » dans son gang, pour quelles raisons il obéit malgré ce programme qui pourrait tout changer, quel poids pèse sur ses épaules, … Cela dit, je trouve que notre bel enjôleur est malgré tout rempli de mystère ! L’auteur n’a pas abattu toutes ses cartes. Nul doute que Mozart nous réservera bien des surprises par la suite…

Tao : L’espace, ce monde dans « soleil »…

Changement radical d’ambiance ! On passe d’un milieu sombre et violent à une ambiance un peu plus festive avec nos deux acrobates de cirque Tao et Xia. Les deux chinois espèrent ne jamais se séparer et souhaitent participer au programme Genesis ensemble… Ce récit m’a mis une belle claque, car je ne m’attendais pas à un tel enchainement de révélations ! Ce qui m’a surtout marquée, c’est l’emprise de Serena qui tire toujours les ficelles dans l’ombre, ainsi que la façon dont on apprend comment Tao est devenu paraplégique… Sans hésiter, c’est l’histoire qui m’a le plus touchée et émue… Je n’étais pas spécialement attachée à Tao dans la trilogie… le fait de découvrir son passé m’a fait radicalement changer d’avis…

Samson : L’espace, une nouvelle chance…

Encore une belle surprise avec Samson qui m’a beaucoup plu. Son histoire en elle-même n’est pas surprenante, mais j’ai vraiment ressenti des choses tout au long des pages : le passage avec sa mère, sa fuite, la révélation qu’il fait à Serena, etc. J’attendais beaucoup de ce personnage et ne suis pas déçue !

Alexei : L’espace, pour faire table rase du passé…

Au risque de m’attirer les foudres des fans, Alexei est le personnage que j’apprécie le moins. Même si je comprends enfin son mal-être et ses réactions violentes, son histoire ne m’a pas fait changer d’avis. En revanche, j’ai aimé tout le travail de l’auteur autour des Boyards, ce gang assez bien construit et hiérarchisé avec des idéaux hyper tranchés… En tant que lectrice, certaines choses m’ont fait hérisser le poil, notamment le fait que les femmes comme Dva n’ont pas accès au pouvoir (si ce n’est dans le lit de l’Odin/du Chef de gang). De même, les membres du groupe ne sont pas nécessairement nommés : seul leur rang compte. J’aime lorsqu’un auteur parvient à m’agacer tout en me fascinant. C’est le cas avec le récit d’Alexei…

Kenji : L’espace, rien que la peur…

Peut-être en attendais-je trop, peut-être est-ce à cause du fait que le récit de Kenji soit largement plus court que les cinq autres, quoi qu’il en soit cette histoire m’a laissée de marbre. On voit que le programme Genesis est corrompu par l’argent (Serena n’est donc pas la seule à avoir des choses à se reprocher) et que Kenji est vraiment « à part ». Malgré cela, j’ai aimé le fait qu’un personnage fasse une brève apparition : le fils de Sherman Fisher, un personnage qui aura un grand rôle dans la trilogie (je n’en dis pas plus, au cas où…). Ce protagoniste sera également présent dans le dernier récit… Oui, celui que de nombreux lecteurs devaient attendre avec impatience, celui de Marcus…

Marcus : Fuir le « rien » et devenir une glorieuse étoile…

Victor Dixen a su m’émerveiller avec l’entrée (ou plutôt la sortie) fracassante du jeune américain magicien lors de son premier chapitre. Nouveau changement d’ambiance : on plonge au coeur d’Hollywood, sur le Walk of Fame. Au programme : un soupçon de cinéma, un brin de romance, des non-dits, des mensonges, des trahisons, des espoirs, … J’ai adoré ce récit du début jusqu’à la fin… Et quelle fin, bon sang ! AHHHH ! J’avoue avoir poussé un soupir d’agacement. Ce n’est vraiment pas sympathique de nous laisser là-dessus ! Quelle cruauté ! Allons, pour vous faire pardonner, cher Victor Dixen, il me faudrait le troisième tome… Quoi ?! Il va falloir attendre fin 2016 ? Comment vais-je tenir ?!

 

Phobos Origines est donc un hors-série très agréable qui complète bien la trilogie. Les adeptes de la plume de Victor Dixen ne seront pas déçus. En tout cas, j’ai hâte de découvrir le troisième tome de la série et, si possible, connaître le passé de certains personnages comme Serena…

Citations :

Vous voulez savoir pourquoi l’espace me fait peur ? Parce que, au fond, malgré nos télescopes surpuissants et nos sondes spatiales high-tech, on n’a aucune idée de ce qui s’y cache réellement.

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Elle était mon soleil, mon assurance, mon intelligence. Moi, je n’étais que sa lune. Un soleil peut vivre seul, sans planète. Mais une lune a besoin de tourner autour de quelque chose, sinon elle se désaxe et se perd dans l’espace…

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La magie est dans l’œil de celui qui regarde.
Ma note :

  5/5 Coup de cœur !

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