Horreur·Romans policiers / Thriller·Science Fiction

« Le démonologue » d’Andrew Pyper

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : Le démonologue
Auteur : Andrew Pyper
Genre : Roman policier/Thriller/Horreur/Surnaturel/Science-Fiction
Editeur : L’Archipel

Avant de commencer, je tiens à remercier Babelio pour cette dernière Masse Critique aussi riche que variée. « Le Démonologue » est tout à fait le style de livre qui me plaît : il contient de l’ésotérisme, du surnaturel, de l’horreur, du cvt_le-demonologue_5320suspense, … Tous les éléments sont là pour me faire frémir et passer un bon moment. Donc merci à Babelio pour cet ouvrage ! Je tiens également à remercier les éditions l’Archipel pour cet envoi qui a été accompagné d’un gentil petit mot à mon nom et signé à la main. Cela fait très plaisir.

J’avais sélectionné ce livre pour des raisons précises : d’abord, parce que c’était tout à fait mon genre de lecture, parce que la couverture me plaisait et parce que l’histoire me faisait songer à « Démences » de Graham Masterton. En effet, le début est plus ou moins similaire : David Ullman a une vie conjugale plutôt ratée mais s’entend bien avec sa fille, Tess, qu’il emmène loin de chez lui pour un travail. Comme Randy, l’adolescente disparaît mystérieusement… Notre cher papa qui ne croyait pas vraiment aux démons ou aux fantômes cherche à tout prix à sauver son enfant. Commence alors une course poursuite contre le temps. Ces deux livres ont tout cela en commun. C’est pourquoi l’œuvre d’Andrew Pyper m’interpelait. J’avais envie de comparer ces deux ouvrages, de voir des choses différentes tout en ressentant de légers frissons, d’être prise de doutes face à des scènes mêlant le réel et l’imaginaire. Est-ce finalement le cas ? Pas forcément… Peut-être mes attentes étaient-elles trop grandes ? Il faut dire qu’il est difficile d’arriver à la cheville du grand Masterton…

On ne peut pas dire que je n’ai pas aimé « Le Démonologue », mais on ne peut pas non plus dire que c’est un coup de cœur. Disons que l’auteur retrace très bien l’ambiance des histoires paranormales. Cela pourrait être adapté au cinéma car la plume de l’auteur est très visuelle. De plus, on a un rythme qui montre crescendo. Au début, tout est calme. On pose les bases de l’histoire : David est un enseignant en littérature de Columbia à Manhattan. Il se spécialise dans les textes mythologiques et religieux judéo-chrétiens, notamment le satanisme. A plusieurs reprises, divers textes ésotériques seront cités, ce qui apporte une certaine richesse au récit tout en étant parfois lourd (il y en a un peu trop)…
Dans ce quotidien plutôt calme vient se greffer la femme de David qui le trompe avec l’un de ses collègues depuis un certain temps. L’heure du changement est arrivée : en quelques pages, le narrateur et le lecteur apprennent que le couple de David va se briser définitivement et que ce cher professeur va devoir enquêter sur une obscure affaire proposée par une étrange femme à l’apparence  » décharnée ». Dès lors, la tension monte : David se rend à Venise où il rencontre un homme possédé. Les événements paranormaux s’enchaînent, laissant le pauvre père de famille démuni et bouleversé. Le coup de grâce : sa fille qui disparaît…
Ce scénario ne m’est pas vraiment inconnu. J’ai une impression de « déjà-vu ». En plus de me rappeler « Démences », certaines scènes me faisaient songer à de nombreux films d’horreur et de suspense, notamment avec la rencontre avec les jumelles, le démon qui prend le contrôle de certains humains ou encore les nombreux fantômes qui ne parlent qu’au héros. Ainsi, je n’ai pas été surprise par l’intrigue, cependant j’ai été assez prise par l’avancée de l’histoire. J’avais envie de savoir si David allait retrouver sa fille ou si cette dernière était définitivement perdue… Ajoutons à cela des moments perturbants, fous, glauques et malsains qui éveillaient mon intérêt. Je souhaitais savoir où Andrew Pyper souhaitait emmener son lecteur…

Les personnages sont assez nombreux, cependant on ne sait pas grand-chose d’eux. La narration étant à la première personne avec le point de vue de David, nous ne savons pas ce que pensent les autres, ni ce qui est « vrai ». Plus d’une fois Elaine O’Brien, l’amie du héros, va lui parler alors qu’elle est très loin. Telle sa conscience, elle va l’aiguiller, le rassurer, lui permettre de réfléchir… Sauf qu’elle n’est pas là et n’a jamais pu converser ainsi avec lui. Qu’est-ce qui est réel ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Qu’est-ce qui est l’œuvre de l’Innommé ? La réponse ne saute pas toujours aux yeux… Et c’est tant mieux, car le doute subsiste…
Pour ma part, je n’ai pas eu d’affinité particulière avec le personnage principal. Au final, je ne sais pas vraiment quoi dire de lui. Il m’a laissée de marbre : je ne peux pas dire que je suis d’accord avec ses actions, ni avec ses raisonnements, ni son humour… Mais je ne l’ai pas détesté non plus. Il est trop « perdu » dans sa tête et dans l’intrigue pour que je m’y attache ou l’apprécie. J’avoue que cela a été un léger frein dans ma lecture…
Les deux femmes appartenant à l’entourage de David (Elaine et Tess) m’ont plu, toutefois je trouvais qu’il manquait quelques informations sur elles. Toutes les deux apportent beaucoup à notre héros et semblent savoir plus de choses qu’elles ne laissent paraître… C’est notamment le cas de Tess… Cette dernière va faire de nombreuses révélations dans son journal intime. J’ai particulièrement apprécié les passages où son père en faisait la lecture. le contenu ajoutait un soupçon de stress, une tension supplémentaire.
Les autres protagonistes ne servent pas à grand-chose si ce n’est à étoffer les rencontres étranges que fait le héros. Hormis le curieux chasseur qui traque David ou la femme décharnée, les autres sont vraiment de passage. Même la mère de Tess brille par son absence. C’est dommage, j’aurais souhaité un peu plus de présence de la part de cet entourage

J’ai été assez déçue par la conclusion du livre que j’ai trouvée vite expédiée. Je m’attendais à autre chose… Peut-être un affrontement avec Bélial ? Dans un sens, j’ai été surprise, car ce n’est pas cette fin que j’attendais…
Cela dit, j’ai passé un bon moment. Malgré quelques longueurs, « le Démonologue » reste un bon roman surnaturel avec une intrigue classique mais prenante. Je retiens surtout l’ambiance étrange et sinistre de l’ouvrage qui m’a beaucoup plu. Encore merci pour cette opération Masse Critique !

babelio_mbamci
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Citations :

Parfois, les monstres sont bien réels… […] Même s’ils ne ressemblent pas à des monstres.

—————

– Il y a quelqu’un qui t’attend.
– J’en doute. Ces jours-ci, après dîner, Tess file s’enfermer dans sa chambre retrouver son ordinateur. Avec une pancarte au néon NE PAS DÉRANGER sur sa porte.
– Parfois, les gens ferment une porte parce qu’ils essaient de trouver un moyen pour nous conduire à y frapper.

 

Ma note :

♥  3/5

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