Romans

« Blitz » de David Trueba

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : Blitz
Auteur : David Trueba
Genre : Roman
Editeur : Flammarion

Avez-vous déjà reçu un SMS qui ne vous était pas destiné ? Sans doute s’agissait-il d’un inconnu ayant fait une erreur lors de l’envoi. Dans ce cas-là, 41laxkd6skl-_sx210_ce n’est pas grave : on oublie ou bien on y repense en souriant… Mais comment auriez-vous réagi si vous connaissiez le destinataire et que le message vous concernait ? C’est ce qui est arrivé à Beto lorsque sa femme, Marta, a envoyé un texto prouvant qu’elle aime quelqu’un d’autre et qu’elle n’a encore rien dit à son mari… Je dois l’avouer, le début du roman partait vraiment bien ! J’aime beaucoup cette idée de SMS reçu par « erreur ». (Mais n’était-ce pas un acte manqué comme le dit si bien Helga ?…) Cependant, mon enthousiasme est vite retombé

Alors qu’ils étaient à Munich pour une convention d’architecture, Beto découvre un SMS qu’il n’aurait jamais dû recevoir… Marta le quitte et retourne en Espagne, laissant son ex-compagnon seul et désœuvré… Perdant peu à peu la raison, le pauvre homme décide alors de rester un peu plus longtemps en Allemagne. Étant sans le sous, affamé et fatigué, il est recueilli par la vieille Helga, une bénévole de la convention. Très vite, le chagrin et la vodka font leur effet : Beto finit dans le lit d’Helga… Cette nuit bouleversera toute son existence.

Le problème, c’est que je n’ai pas cru à cette relation. Même si l’on voit les deux protagonistes se rapprocher ou apprendre à se connaître, je n’ai pas eu la sensation d’un amour naissant… Il faut dire que le personnage de Beto ne m’a pas plu… Certes, je comprends qu’il soit bouleversé par sa rupture, cependant je n’ai ni apprécié son humour, ni son caractère. Il est faible, incapable de s’assumer et cède aisément à ses pulsions. D’ailleurs, les scènes sexuelles (que ce soit la simple masturbation, la gâterie ou l’acte) m’ont laissées de marbre…
A l’inverse, Helga est un personnage attachant. Loin d’être orgueilleuse, elle profite de la vie et utilise l’auto dérision. Cette histoire, elle n’y croit pas : elle comprend que c’est l’alcool qui les a conduit à coucher ensemble. Les hommes ne l’avaient pas touchée depuis plus de douze ans… La faute à son corps qui, malheureusement, vieilli de jour en jour. Alors qu’est-ce qu’un petit jeune pourrait bien lui trouver ? Et bien une jolie personnalité ! Helga est douce et attentionnée. Elle rit aisément. le cœur sur la main, elle n’hésite pas à héberger un homme qu’elle connait à peine, elle lui fait faire le tour de Munich ou l’emmène à une table ronde pour lui changer les idées. Elle ne le brusque pas après l’acte, ne le juge pas méchamment et ne lui impose rien. Cette femme, c’est une personne en or ! Elle m’a beaucoup touchée.

Hélas, je ne me suis pas attachée au héros ni à la plume de David Trueba. Je m’attendais à plus de rebondissements et à du mystère autour de ce SMS. Finalement, la rupture se fait au bout de quelques pages. Le roman porte plus sur Beto qui tente de ne pas sombrer et qui essaye de se reconstruire. Malgré ses dires et la honte du jugement d’autrui, il apprécie sincèrement Helga… Le roman est construit comme un journal intime : chaque chapitre correspond à un mois de l’année. Une fois de plus, l’idée est bonne, cependant on remarque rapidement que le premier chapitre s’étale sur les trois quarts du livre (voire davantage). Les mois qui suivent sont courts (2/3 pages maximum) et s’enchaînent très vite. Peut-être est-ce pour signifier que Beto passe aisément à autre chose grâce à ce qu’il a vécu à Munich ? Ou bien est-ce parce que ces mois ne valent rien car Helga n’est pas là ? J’ai trouvé cela dommage. J’aurais souhaité que les autres chapitres soient plus étoffés

« Blitz » faisait partie de la nouvelle sélection du Club des lecteurs de la médiathèque. Malheureusement, je ressors assez déçue de cette lecture… En voyant les notes et les commentaires, je constate que je suis la seule (pour le moment) à ne pas avoir été séduite par ce récit… Hum… Il en faut pour tous les goûts !

 

Citations :

Quand je lui disais que le monde avait besoin qu’elle ait des enfants d’embellir le paysage humain, tentai-je de raconter dans mon anglais incertain, elle se moquait de moi, me répliquait que c’était une idée très puérile et romantique. Les enfants ne peuvent avoir d’enfants, arguait Marta pour me provoquer.

—————

Je m’amusais avec ma théorie qu’en réalité nous sommes juste des plantes et avons inventé cette illusion du voyage pour nous croire libres, mais sommes liés à la terre par une tige et des racines invisibles. Les fleurs tristes se replient sur elles-mêmes, comme j’avais fait ce matin-là.

 

Ma note :

♥  2/5

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