Horreur·Science Fiction

« Purgatoire » (Les Yeux Jaunes T2) d’Yvan Godbout

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : Purgatoire (Les Yeux Jaunes T2)
Auteur : Yvan Godbout
Genre : Horreur/Science Fiction
Editeur : Ada éditions

41m3hb9xmyl-_sx210_Ayant apprécié la plume assez « foldingue » de l’auteur, j’ai décidé de m’attaquer au tome deux de la trilogie  » Les yeux jaunes ». le roman débute exactement là où se termine le premier : c’est-à-dire sur l’incendie de l’église provoqué par Hogan, un psychopathe rencontré par hasard. Ayant laissé plusieurs mois (et plusieurs lectures) entre le premier et second tome, j’étais assez ravie d’avoir une petite piqûre de rappel et de replonger directement dans l’action. D’ailleurs, dès les premières pages, j’étais étonnée de voir que les survivants tombaient comme des mouches. Deux morts (ou presque) dans les vingt premières pages. Le rythme était donc au rendez-vous et les péripéties ne manquaient pas… Toutefois j’ai mis du temps avant d’apprécier réellement ma lecture. En effet, il m’a fallu une centaine de pages pour apprivoiser de nouveau la plume d’Yvan Godbout. Malgré l’action, notre narrateur se permet de faire sans arrêt des blagues lourdes, souvent sexuelles ou grossières… De coutume, les injures ou les mots familiers ne me gênent pas, cependant c’était trop. Je me revois encore souffler d’ennui avec la description d’une femme zombie obèse dont l’anatomie mammaire a obsédé Dany (le narrateur) sur plusieurs pages. J’avais l’impression que l’auteur voulait en mettre le plus possible pour donner un côté « humain » au héros… J’ai fini par faire abstraction de ces passages en « trop », préférant découvrir la suite de l’intrigue et les relations naissantes entre les différents protagonistes.

Si certains lecteurs n’avaient pas apprécié les nombreux clichés dans le premier tome, sachez qu’il en sera de même pour le second. Les personnages rencontrés dans cet opus sont toujours autant stéréotypés et les lieux donnent la sensation de « déjà vu » si l’on est adepte du genre « post apocalyptique zombie »… Cela dit, cela ne me dérange pas. Si l’on enlève la vulgarité ou les remarques graveleuses de Dany, on est rapidement pris dans l’intrigue et on dévore les pages. On a également envie de découvrir un peu mieux certains personnages comme Rachel, la sœur du prêtre, ou encore le petit Félix. J’ai d’ailleurs apprécié les récits des survivants : chacun a raconté comment il a réagi face à la lune verte et, évidemment, la transformation de leur famille. Ces passages étaient vraiment bien écrits et ne possédaient pas de remarques lourdingues. J’ai souvent été touchée par ces personnages dont le destin n’a pas été épargné…

Certains passages m’ont agacée, notamment les cauchemars. Régulièrement, Dany va rêver de la mort de Mimi, de Sandy ou encore des nouveaux membres de « sa famille ». A chaque fois, il s’excuse en disant que ces passages sont nécessaires afin de montrer l’emprise d’Hogan sur lui et de montrer à quel point ses cauchemars sont douloureux. Certes, c’est totalement voulu par l’auteur et permet de faire montrer l’adrénaline, mais cela m’a frustrée. A chaque fois qu’un « membre de la famille » mourrait, je savais que c’était un rêve. Est-ce parce que l’auteur n’osait pas faire mourir ses héros ?… Cela ne m’aurait pas dérangée qu’un protagoniste décède… Après tout, chaque personnage s’est fait mordre ou a miraculeusement survécu à chaque danger ou à chaque attaque de zombies (aussi grosse soit-elle).

J’avais d’ailleurs oublié que dans les « Yeux jaunes », la transformation en zombie ne se faisait pas par contact… Ainsi, quand Dany a perdu un doigt ou lorsque Lulu s’est fait attaquer à la gorge, je m’attendais à ce qu’ils se transforment peu à peu… Mais mes souvenirs du premier tome sont vite revenus à l’assaut : ce n’est pas « grave » de perdre un membre ou d’avoir une plaie béante. On s’en sort ! Étant donné que c’est (à ce jour), le seul ouvrage où les blessures dues aux zombies n’entraînent pas une métamorphose, j’ai trouvé cela original

 

En parlant d’originalité, je vais à présent m’attarder sur les zombies. Contrairement à la plupart des ouvrages, les morts-vivants n’ont pas le QI d’une huitre et ne marchent pas comme des escargots. Ici, ils savent courir, ouvrir des portes, s’organiser en groupe, traquer une proie, utiliser des armes comme le font des humains, battre en retraite lorsqu’ils voient que le combat est perdu, … Bref, ils font preuve d’intelligence et d’adaptation. J’adore ce style de zombies, car ce sont ceux qui me font le plus frémir. Ils peuvent surprendre le lecteur et le groupe de survivants. Ainsi, ils représentent une véritable menace.

D’ailleurs, la menace ne vient pas uniquement des revenants… En effet, si vous avez lu le tome un, vous ne serez pas surpris(e) de retrouver l’affreux Hogan qui, comme un Boss de jeu, revient toujours à la charge alors qu’on le croyait mort. J’étais d’ailleurs étonnée que Dany ne le tue pas dans la grange… Certes, Hogan l’a aidé à ne pas se faire croquer… Mais bon sang, il connaissait son caractère et sa folie ! Il savait qu’Hogan ne les laisserait pas tranquilles ou qu’il souhaitait « s’occuper personnellement » de la petite Sandy… Alors pourquoi le laisser vivre ? La fin m’a fait pousser un cri de consternation : c’était évident que ce « serpent » reviendrait à la charge et que l’auteur terminerait son livre sur un passage avec lui. J’aurais vraiment souhaité éviter cela, car c’était trop attendu


Malgré certaines critiques négatives et après les cent premières pages, j’ai passé un bon moment de lecture. J’ai été happée par l’intrigue et la plume de l’auteur. Yvan Godbout a su me faire réagir avec son texte, que cela soit par la joie, la frustration, la colère ou la tension… Et c’est ce qui fait que j’aime ce style d’ouvrage. D’ailleurs, je vais sans doute acheter le troisième et dernier tome. J’ai hâte de connaître la fin et de savoir quelles péripéties va devoir affronter Dany et son groupe.

 

Citation :

N’avais-je donc pas assez vu de Jason, Michael et de Freddy désosser de stupides victimes dans des situations semblable ? Je me serais giflé, mais je me disais que je méritais bien pire.

 

Ma note :

♥  4/5

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