BD·Fantastique/Fantasy

« L’histoire d’une mère » de Peter Madsen et H. C. Andersen

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : L’histoire d’une mère
Auteur : Peter Madsen et H. C. Andersen
Genre : Bande dessinée adulte/Conte/Fantastique
Editeur : Delcourt

Ah que j’aime les contes d’AndersenIls sont généralement justes, poétiques, doux et cruels… Celui-ci ne fait pas exception ! Je ne connaissais pas ce récit et, si je n’avais remarqué que cette BD est l’adaptation d’un conte de H. C. Andersen, je ne l’aurais jamais pris en raison de sa couverture sombre où il est presque impossible de discerner quelque chose… 41c76f8kepl-_sx210_

« L’histoire d’une mère », c’est une bande dessinée avec très peu de dialogues. En fait, c’est principalement visuel… Ce qui tombe bien car les illustrations sont sublimes ! J’ai été émerveillée par la plupart de ces belles peintures, en particulier par la Serre où l’on discerne les fleurs/vies humaines. Mais ce que j’ai préféré, ce sont les teintes des premières pages : les planches sont sombres, à peine éclairées par la lueur des bougies. Je me suis crue dans les tableaux de George de la Tour… Bien que la dominance soit au noir, les illustrations sont vraiment de qualité.

En revanche, l’histoire est très sombre et ne permet aucun attachement à l’héroïne, cette mère qui poursuit la mort au delà de la mer et des montagnes. L’ambiance est très « pathos ». Bien que ce soit compréhensible, la femme n’arrive pas à oublier son enfant. Elle en veut à la Mort qui est venue frapper à la porte de sa maison et qui a enlevé son enfant malade pendant qu’elle dormait car elle était trop épuisée d’avoir veillé… Ici, tout est personnifié : la Mort, la Nuit, la mer ou la nature qui parlent à la mère. C’est par exemple le cas de cet amas de ronces qui réclame un câlin à la génitrice. Cette dernière va se blesser en l’enlaçant contre son cœur. Son sang va se changer en roses sur les tiges épineuses. Des roses aux teintes pourpres… Elle laisse une partie d’elle-même dans cette interminable course. Les autres personnages qu’elle va croiser sont tout aussi négociateurs : ils vont troquer l’avancée de la femme contre des choses lui appartenant (yeux arrachés, échange de cheveux, etc.). C’est dur, cruel, poétique et dérangeant.

Le récit est avant tout la quête de la génitrice qui doit apprendre à accepter la maladie puis la mort de son enfant. On suit la souffrance de cette femme à travers une course effrénée contre le temps qui passe et qui enlève un être cher… Cette BD sort de l’ordinaire et m’a frappée par ses peintures/illustrations qui sont de toute beauté.

 

Citations :

Elle continuait, chaque soir, de chanter…
Mais était-ce réellement pour LUI qu’elle chantait…
Ou bien était-ce pour rendre les nuits plus courtes… ?

—————

La mort est entrée chez toi.
Je l’ai vue disparaître avec ton petit enfant. Elle va plus vite que le vent…
Et ce qu’elle prend, elle ne le rend JAMAIS !

 

Ma note :

♥  4/5

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