Fantastique/Fantasy

« Assassin’s Creed : Renaissance » d’Oliver Bowden

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : Assassin’s Creed : Renaissance
Auteur : Oliver Bowden
Genre : Fantastique/Roman Historique/Livre tiré d’un jeu vidéo
Editeur : Milady

Une fois de plus, l’adaptation d’Oliver Bowden est très fidèle au jeu. J’ai pris plaisir à revivre l’histoire d’Ezio Auditore : couv8536614ses badinages avec la gente féminine, sa relation avec son frère ainé, ses courses sur les toits de Florence, ses combats contre les Borgia, mais également sa peine ainsi que sa colère lorsque la moitié de sa famille sera jugée puis condamnée à mort… Ainsi, j’ai aimé redécouvrir ce changement brutal entre le personnage jovial, dragueur et « je m’en foutisme » du début et l’Assassin dangereux, à l’aise parmi la foule et capable de tuer en respectant un Credo. A travers sa quête de vengeance, Ezio entraîne le lecteur d’une ville italienne à une autre : Florence, Venise, etc. Le voyage est long, rempli de péripéties, d’ennemis, de cibles (les Templiers) à éradiquer et de pages de Codex à récupérer. Redondance assez similaire au jeu : notre jeune héros enchaîne les missions d’assassinats, ce qui peut vite lasser le lecteur.

J’ai tout de même quelques regrets : étant donné que la saga est assez longue, l’auteur a tenté de condenser un maximum d’événements. Il a donc été à l’essentiel. Les descriptions sont donc souvent survolées, l’histoire avance rapidement (on sent qu’Oliver Bowden a privilégié les scènes les plus importantes du scénario) et la chronologie se montre parfois difficile à analyser (ce roman retrace la vie d’Ezio de dix-sept à quarante-quatre ans, autant dire que c’est énorme). Peut être aurait-il fallu une date ou une indication temporelle au début de chaque chapitre… Bien évidemment, on sait que le temps est passé d’une cible à une autre, mais tout de même, j’aurais voulu plus de détails temporels.

Heureusement, la plume de l’auteur est toujours aussi simple que prenante. De plus, les péripéties ne manquent pas, de même que les scènes d’action, ce qui m’a permis de passer un bon moment de lecture et de retrouver l’ambiance du jeu vidéo. J’ai également apprécié l’utilisation de mots en italien, une langue qui, heureusement, ne m’est pas inconnue ! Ce qui n’est pas plus mal, car j’imagine que ceux qui ne parlent pas cette langue doivent sans cesse aller vérifier la signification des termes dans le glossaire… Des allers-retours qui doivent rendre dingue et qui doivent casser le rythme de la lecture ! Peut-être aurait-il été préférable de traduire les mots en bas de page ?

La saga Assassin’s Creed rédigée par Oliver Bowden est clairement du marketing, mais qu’importe. Personnellement, j’apprécie ce genre de lecture car cela se lit bien et me permet de replonger dans l’univers de la firme. Lorsque je découvre la retranscription d’un passage du jeu qui m’a donné du fil à retordre ou qui m’a fait sourire, cela éveille divers souvenirs… Et c’est ce qui me plaît. Généralement, l’adaptation est assez fidèle et dynamique. Le seul bémol est que cela n’apporte pas grand chose si l’on a joué aux jeux vidéos. Hormis les deux derniers tomes (« Unity » avec Elise et « Underworld » avec « Greeny »), l’auteur retrace le scénario complet du jeu. Il n’y aura donc pas de surprise scénaristique si vous avez déjà joué au jeu d’où est adapté le roman…

Malgré quelques longueurs et une absence de données temporelles, « Assassin’s Creed Renaissance » m’a fait passer un bon moment. Il faut dire que la recette est agréable : voyage en Italie, combats, humour, un peu de romance et beaucoup d’action…

Citations :

En cet instant, aucune rose de Damas n’aurait pu fleurer si bon.

—————

Machiavelli fit un pas en avant et lança un regard sévère en direction d’Ezio.
– Là où d’autres suivent aveuglément la vérité, rappelle-toi… (Et Ezio acheva la phrase comme s’il l’avait entendue toute sa vie 🙂
– … que rien n’est vrai.
– Là où d’autres sont limités par la morale et la loi, poursuivit Machiavelli, rappelle-toi…
– … que tout est permis.
– Nous œuvrons dans les ténèbres pour servir la Lumière. Nous sommes des assassins.

 

Ma note :

♥  4/5

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