Bit-Lit·Fantastique/Fantasy·Romances

« Sueur froide » (Les Gardiens des Éléments T3) de Rachel Caine

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : Sueur froide (Les Gardiens des Éléments T3)
Auteur : Rachel Caine
Genre : Fantastique/Bit-Lit/Urban fantasy/Romance
Editeur : Panini France

Dans le volume précédent, on a assisté à pas mal de bouleversements : Joanne qui, afin de ne pas mourir, avait été changée en djinn est de nouveau morte pour sauver le monde… Ou presque !… La voilà redevenue humaine… Euh… QUOI ?! Je veux bien qu’elle soit une Gardienne surpuissante, mais il ne faut pas abuser non plus ! couv23918770On parle de deux résurrections quand même ! Bref, hormis ce « détail », le reste de l’intrigue m’a quand même plu et j’ai poursuivi ma lecture car cette dernière avait été interrompue dans une situation apocalyptique où Kevin (un ado agressif, mal dans sa peau et perturbé par sa mère perverse et sadique) a revendiqué Jonathan, le djinn le plus puissant de la Terre. Ce curieux duo s’est caché dans Las Vegas et ne semble pas vouloir quitter les lieux… Comme si cela ne suffisait pas, on assiste de plus en plus à des disparitions de djinns, ce qui perturbe énormément le reste des Gardiens dont le plus haut dirigeant est mort. Attendez, on rajoute une couche : une société secrète pas forcément très réglo veut détruire Kevin en se servant de Joanne… Et qu’importe si elle y laisse sa peau !

Même si j’ai lu tous les ouvrages de la saga, c’est à partir de ce troisième tome que mon enthousiasme a commencé à déchanter : l’auteure surenchérit tout le temps… Honnêtement, au début de l’ouvrage, je ne me suis pas uniquement demandé ce qu’il allait se passer, mais plutôt : qu’est-ce que Rachel Caine va nous sortir au prochain opus ? Qu’est-ce qui peut être encore plus « gros » que le plus puissant djinn de l’univers ? Jo’ va-t-elle arrêter son compteur à deux morts ou va-t-elle prendre une carte fidélité chez la Grande Faucheuse ? Heureusement, la plume de l’auteure, le suspense du récit et le caractère explosif de l’héroïne ont su calmer mes grondements…

Le triangle amoureux évolue peu à peu : bien que Joanne soit en couple avec David, ce dernier sera assez peu présent par rapport à Lewis. Par ailleurs, de nombreux rebondissements vont compliquer leur relation… Pourtant, Joanne n’est plus la même : elle porte en elle « l’enfant » de David. Ce n’est pas vraiment un enfant. C’est une partie de David, un futur djinn qui ne verra le jour qu’en cas de mort. Une vie pour une vie. Joanne panique : elle craint pour la vie de celui qu’elle aime… Ajoutons à cela Lewis qui préoccupe énormément l’héroïne : le gardien le plus puissant est de plus en plus malade. Très affaibli, il va non seulement inquiéter son amie/ancienne amante, mais va également bousculer l’intrigue de ce troisième tome.

Malgré certains points qui me font serrer les dents, j’adhère totalement à cet univers où les Gardiens, les Humains, les Djinns et la Nature tentent de cohabiter. C’est original. Ce qui me plait dans cette saga, c’est le fait qu’il y a énormément d’action et de retournement de situation. Pour ma part, je ne m’ennuie pas une seule seconde et tourne les pages sans voir l’heure tourner. Rachel Caine arrive à captiver son lecteur grâce à son scénario et à sa plume simple, dynamique et fluide. Certes, il y aura quelques longueurs et quelques explications parfois difficiles sur les Éléments (rien de bien méchant non plus), cependant l’ensemble se lit très facilement. Quand je suis arrivée à la dernière page, ma pensée était la même qu’au tome deux : « NON !? Pas déjà ! Pourquoi avoir coupé sur CA ?! Il me faut la suite !!! »

 

Citation :

La silhouette de Patrick se tourna vers moi, et d’une certaine façon il superposa à son image l’illusion d’humanité qu’il avait portée pendant plus de trois cent ans… un gros homme pourvu d’une explosion de cheveux blanc-blond, les yeux aussi amers et toxiques que l’absinthe. Le Père Noël, mais du genre à laisser tomber les cadeaux par terre et à se pencher pour regarder sous la jupe des femmes.
– Tu m’as manqué, dit-il, et une main incorporelle me saisit les fesses.
– Mauvaise idée ! Sale tripoteur ! glapis-je en m’éloignant d’un bond.
Il grimaça comme un écolier polisson.
– Tu peux pas m’en vouloir d’essayer.
– Tu es mort, dis-je d’un ton accusateur. Tu devrais pas laisser tomber les mauvaises habitudes ?
– Il est un peu tard pour que je m’assagisse.

 

Ma note :

  4/5

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