Romans policiers / Thriller

« La Mort en Rouge » de Pierre Gaulon

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : La Mort en Rouge
Auteurs : Pierre Gaulon
Genre : Thriller/Roman policier
Editeur : City Éditions

J’ai découvert Pierre Gaulon grâce à  « Enragés » , un roman psychologique sur les zombies. Son style m’avait plu et je m’étais jurée de découvrir un autre de ses ouvrages plus tard… Mais quelle a été ma surprise lorsque j’ai reçu un message de la part de l’auteur sur Babelio ! couv6210059Peu d’écrivains font la démarche de lire ou de répondre aux critiques des lecteurs. J’ai donc été ravie de ce petit échange ! Cela m’a donné davantage envie de m’attaquer à un autre livre. Mon choix s’est porté sur « La Mort en Rouge » dont la couverture m’a de suite attirée. De plus, le résumé était plutôt accrocheur… J’ai dévoré le tout en moins de vingt-quatre heures… Honnêtement, je ne m’attendais pas à autant apprécier ce polar : c’est bien mené, fluide, dynamique et intéressant !

Dans « Enragés », j’avais remarqué que l’auteur n’avait pas proposé de personnage féminin, si ce n’est la chienne accompagnant l’un des protagonistes… Or, même si l’ouvrage était plaisant, un peu de présence masculine manquait à l’histoire. Ce n’est pas le cas avec « La Mort en Rouge » où la Femme a un plus grand rôle ! En effet, l’intrigue tourne autour d’une curieuse enquête : celle d’un homme qui s’est suicidé sans raison apparente. Clément, un jeune étudiant témoin de la scène depuis le judas de sa porte, est persuadé d’avoir vu une femme nue aux cheveux rouges couverts de sang. Est-ce un spectre ? Une légende urbaine ? Une malédiction ? Ou bien l’imagination débordante d’hommes ayant trop bu ? Les spéculations vont de bon train. Est-ce que cette apparition était réelle ou bien était-ce une fabulation ? Quoi qu’il en soit, cette étrange femme aux cheveux de feu semble traverser les âges et marquer les esprits…

J’aime beaucoup les récits où l’on aborde la thématique du surnaturel : on se doute que c’est réel, mais on ne sait pas comment, ni pourquoi. Ça a été un véritable régal de suivre cette enquête aux côtés de la belle Lou (une détective privée aussi impressionnante que débrouillarde), de Clément et du lieutenant Gabriel Serinam. Tous les trois apportent un petit plus à l’histoire et vont découvrir tour à tour des indices. Je dois avouer que je n’aurais pas été contre un second volume reprenant ces trois personnages dans une autre affaire, car je les ai appréciés tous les trois. Les autres protagonistes sont également intéressants… Même cet affreux tyran Gottfish qui, pendant la Seconde Guerre Mondiale, a fait preuve d’une immense cruauté envers les Résistants. Parce que oui, ce que je ne vous ai pas expliqué, c’est que la narration est alternée : on suit l’affaire et, de temps en temps, on est projetés dans le passé grâce aux témoignages de Philippe Landry. Au fil du récit, on en apprend davantage sur son combat, sur sa famille et sur ses peines… C’est vraiment marquant.

C’est un bon page-turner, le suspense s’infiltre dans les veines du lecteur au point que l’on souhaite absolument connaître le dernier mot de cette affaire. Certes, j’avais des doutes sur la conclusion de ce livre (et je ne m’étais pas trompée), cependant cela ne m’a pas dérangée, car j’étais vraiment happée par le récit. Le rythme monte crescendo grâce aux chapitres courts, aux révélations disséminées de-ci de-là, aux flash-back/témoignages de Philippe Landry et aux découvertes des trois personnages principaux. De plus, Pierre Gaulon a une plume agréable, pleine d’émotions, forte et à la fois très simple. Le mélange thriller et récit historique est plaisant. J’ai été ravie de ma lecture… Et suis même impressionnée : il s’agit du premier roman de l’auteur ! Honnêtement, bravo : « La Mort en Rouge » est un polar réussi et addictif. A découvrir si vous aimez les romans policiers !

 

Citations :

Elle ferma les yeux. Que cherchait-elle vraiment ? Le portrait de la jeune femme la hantait. Elle ne connaissait d’elle que quelques traits indistincts, une vieille photographie. Son identité demeurait inconnue. Elle n’était fichée sur aucune liste de personnes disparues. Un ancien collègue de travail qui lui devait une faveur le lui avait affirmé.
– On ne t’a pas fait une mauvaise blague, j’espère, avait-il plaisanté. On dirait que tu cherches un fantôme.
Lou avait ri jaune.
– J’aurais préféré. Au moins, les fantômes laissent des rumeurs derrière eux.

—————

La plaque photographique voit mieux que la rétine de l’œil. Elle est la mémoire des faits, et un banal cliché peut se convertir en preuve.

 

Ma note :

♥  5/5

 

Publicités

3 réflexions au sujet de « « La Mort en Rouge » de Pierre Gaulon »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s