Littérature jeunesse

« L’amour basta ! – Violette » (Blue cerises) de Cécile Roumiguière

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : L’amour basta ! – Violette (Blue cerises)
Auteur : Cécile Roumiguière
Genre : Roman pour adolescent
Editeur : Milan

« L’amour basta » est le dernier livre des « Blue cerises » que la médiathèque possède… Je ne connaîtrais donc pas la fin de cette petite saga ! En effet, il existe une saison 2 qui semble plus que nécessaire, couv70133230car les quatre ouvrages ont une fin ouverte et se concluent tous sur l’annonce du départ d’Amos. Étant donné que j’ai surtout aimé le récit des garçons, je ne pense pas acheter la suite. Peut-être que la médiathèque en fera l’acquisition ? On verra. Revenons à cette chère Violette dont on entend beaucoup parler, mais que l’on ne croise pas, car elle est partie en vacances chez son grand-oncle Ernesto. Au programme : détente, vélo et… drague !

C’est amusant tout de même : les récits des filles sont beaucoup plus tournés vers la relation sexuelle (souvent par dépit ou non consenti), alors que les garçons sont animés par des sentiments nouveaux, ont des relations très fortes voire poétiques… Tout l’inverse des filles ! Est-ce un parti-pris des quatre auteurs ? Une chose est sûre, cela m’a perturbée. Certes, les demoiselles sont sensées être plus matures que le sexe opposé, mais tout de même… Entre l’une qui veut coucher avec n’importe qui et l’autre qui se fait toucher et forcer à faire une fellation, il y a presque tout un monde… Ce qui me gène surtout, c’est que l’on oublie assez vite ce qu’il s’est passé, on passe à autre chose, comme s’il fallait parvenir à tout boucler avant les soixante pages. Je trouve cela dommage…

En acceptant de sortir avec Constant, un étudiant plus âgé qui lui fait plus que du rentre dedans, Violette a fait preuve d’une grande naïveté (comme n’importe jeune fille de son âge). Il faut avouer que les attentes des uns et des autres ne sont pas toujours les mêmes. Si elle s’attendait à une jolie amourette d’été, la pauvre s’est mis le doigt dans l’œil… Elle a plus qu’appris la désillusion liée à l’Amour. Il n’empêche qu’elle m’a fait de la peine, cette gamine. Même s’il faut apprendre de ses erreurs, je vois aisément quelques ados à sa place… Et sur ça, Cécile Roumiguière a réussi à rendre son histoire totalement crédible.

Si les sentiments et les émotions sont bien dépeints, je regrette toutefois certaines idées qui m’ont laissé un sentiment d’inachevé. Violette est la seule protagoniste qui parle vraiment d’Olivia. Si on a lu les autres tomes, on sait qu’il s’est passé quelque chose, mais ici, on en apprend un peu plus. On sait par exemple qu’ils connaissaient à peine cette fille et que tout s’est passé très vite. Peut-être que la saison 2 apportera d’autres éclaircissement. De plus, Violette est régulièrement suivie pendant tout le début du roman. En partant chez Ernesto, l’inconnu ne la suit plus… Mais qui est donc cette personne dont on parle énormément dans les premiers chapitres, puis que l’on oublie aussi vite ? Heureusement, le dynamisme de la plume de Cécile Roumiguière permet rapidement de passer à autre chose.

Globalement, la série est plutôt intéressante. Certes, elle comporte ses forces et ses faiblesses, cependant les personnages sont tout de même assez crédibles. Les quatre auteurs ont fait du bon travail en proposant ces récits qui s’entrecroisent sans pour autant être redondants. De plus, l’idée de site internet et de blog pour chaque protagoniste est un extra très sympathique. Ma préférence va à « L’attentat » et à « Cibles mouvantes » que je vous recommande fortement.

 

Citations :

L’amour, c’est que des emmerdes. Même quand c’est plutôt une affaire qui tourne rond, l’ennui envahit tout. Le début de l’histoire, c’est l’amour glamour. Ensuite, derrière le glacé de la photo, de jour en jour se révèlent les poils sous les bras et les odeurs qui tuent. Amour toujours… Tu parles. Alors, à quoi bon ?

—————

– Tu sais, le lendemain, on part établir un camp dans la Montagne Noire, je ne sais pas si je te reverrai… Allez, dis-moi !
Il ne peut pas partir sans que je le revoie. C’est impossible.
– Après le tournant de Saint-Pierre, le troisième raidillon, au bout du chemin de terre.
– Génial ! Je te trouverai. Demain soir, huit heures.
– Fais attention, il y a un chien…
– Parce que tu crois qu’un chien peut m’empêcher d’arriver jusqu’à toi ?

 

Ma note :

♥  3/5

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