Romances·Romans

« Le jour où Anita envoya tout balader » de Katarina Bivald

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : Le jour où Anita envoya tout balader
Auteur : Katarina Bivald
Genre : Romance / Roman
Editeur : Denoël

résumé du livre

Anita a 38 ans et élève seule sa fille Emma qui a 18 ans et décide un beau jour de partir faire ses études loin de sa mère. Anita ressent un grand vide, elle a beaucoup de temps libre, les week-ends sont tristes. Elle se souvient de ses 18 ans et des trois vœux qu’elle avait faits : avoir une moto, avoir une maison et être indépendante. Elle est indépendante, certes, mais pour ce qui est des deux autres vœux… Elle décide de passer son permis moto, encouragée par ses deux bonnes copines… et par le physique irrésistible de Lukas, le moniteur de l’auto-école. Peu à peu, Anita va en apprendre beaucoup plus sur elle, sa fille et sa mère, tout en partageant fous-rires et soirées un peu arrosées avec ses copines.

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Ma critique

le jour ou anita envoya tout baladerComme le club des lecteurs et moi-même avions aimé « La bibliothèque des cœurs cabossés », le groupe a choisi de s’attaquer au second roman de Katarina Bivald. Honnêtement, avant d’ouvrir mon ouvrage, j’avais lu de nombreuses critiques neutres voire pessimistes sur le web… Si bien que je me suis plongée dans cette lecture sans en espérer grand chose… Et, contre toute attente, j’ai bien aimé ! J’avais envie d’un peu de romance / chick lit sans prise de tête et ce livre a répondu à merveille à mes attentes !

Bien que je trouvais le personnage d’Anita assez pathétique au début, j’ai fini par m’attacher à elle et a espérer que ses projets se réalisent. On comprend vite que sa vie a été entièrement tournée vers sa fille, sa bouée de sauvetage. Sans elle, son univers s’écroule. Ses responsabilités l’ont dévorée à petit feu. Il est temps pour elle de se retrouver et d’apprendre à se faire plaisir. Malgré son manque d’assurance et l’absence de sa fille, elle fait de son mieux et prend souvent les choses avec humour. Finalement, elle réagit comme une adolescente face au beau Lukas et ne sait pas forcément faire part de ses émotions. Elle est assez touchante. Contrairement à ce que je craignais, le fait qu’elle ait dix ans de plus que moi ne m’a pas dérangée. D’ailleurs, elle m’a fait sourire à plusieurs reprises et m’a permis de passer un bon moment. Bien évidemment, les autres personnages ont aussi leur charme. Tous ne sont pas forcément développés, toutefois ils gravitent autour de la narratrice et apportent un petit quelque chose au récit.

Qu’on se le dise : le scénario n’a rien d’exceptionnel et vous ne serez pas surpris par plusieurs scènes (parfois assez longues) ni par la conclusion… Tout est assez prévisible, mais qu’importe ! Il y a de l’humour, certaines scènes sont drôles voire remplies de tendresse, d’autres sont un peu poignantes, … La plume est finalement très simple et légère, si bien que l’on tourne les pages sans s’en rendre compte. Hormis quelques coquilles malheureusement non corrigées, j’ai fait un véritable « break » en lisant ce roman. C’est une lecture légère que je qualifierais de « détente », « optimiste » ou « qui fait du bien ». Si vous partez en vacances ou avez besoin de souffler avec une petite romance le week-end, je vous conseille ce livre !

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Citations

Il est impossible d’adopter une position flatteuse dans une voiture. On s’en rend compte quand on est installée sur le siège passager, légèrement  penchée en arrière, à essayer de rentrer le ventre parce que la ceinture de sécurité est placée pile en dessous des bourrelets.
Ça ne vaut pas pour les conducteurs, bien sûr. Eux ont l’air cool, une main sur le volant et l’autre nonchalamment posée sur le levier de vitesse.

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Je voulais être une bonne mère et passer du temps avec ma fille plutôt que d’avoir à la sermonner parce qu’elle avait oublié de mettre des dessous-de-verre sur la table. Un peu de bordel, ça donne du charme. […] Je me sens un peu comme l’unique survivant à Pompéi après l’éruption du Vésuve. Le quotidien s’est figé pour l’éternité dans une mauvaise parodie de la vie en mouvement. Je ramasse le manteau et je le lisse avec la main avant de la pendre à un cintre. Je soupçonne ce vêtement de se sentir comme moi : abandonné et légèrement choqué de se retrouver soudain seul à l’entrée.

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J’ai parfois l’impression que ma vie est comme une pièce de théâtre à petit budget qui n’a pas les moyens d’avoir une scénographie assez importante pour créer des décors différents. Le vrai bonheur c’est d’être adulte et de l’accepter. La vie est trop courte pour s’ennuyer

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Ma note

♥  4/5

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9 réflexions au sujet de « « Le jour où Anita envoya tout balader » de Katarina Bivald »

  1. J’avais commencé à lire La bibliothèque des coeurs cabossés mais, malheureusement, après 130 pages, j’ai abandonné. Je trouvais cette lecture ennuyante et je me voyais mal lire cela pendant encore 400 pages. Du coup, je ne suis pas sûr que Le jour où Anita envoya tout balader me plaise !

    Aimé par 1 personne

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