Horreur·Romans policiers / Thriller·Science Fiction·Young adult

« Resurrectio » d’Amélie Sarn

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : Resurrectio
Auteur : Amélie Sarn
Genre : Young Adult / Science Fiction / Thriller / Horreur
Editeur : Seuil

résumé du livre

Marie se réveille un matin dans un laboratoire, le corps recouvert de cicatrices. A son chevet se tient Victor, le médecin qui l’a miraculeusement sauvée. Officiellement disparue après un grave accident, Marie doit tout réapprendre et ne rêve que d’une chose : devenir une adolescente comme les autres. Mais comment faire quand on n’a ni passé, ni identité ? Et quand des visions terrifiantes viennent hanter vos cauchemars, comme si vous aviez rassemblé en vous les souvenirs tragiques de plusieurs personnes ? Qu’est-il réellement arrivé à Marie ? Qui est-elle ? Victor détient forcément les réponses à ces questions. Victor et, peut-être, une mystérieuse multinationale qui, si elle apprenait l’existence de Marie, serait prête à tout pour se l’approprier…

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Ma critique

J’avoue que j’avais des attentes vis-à-vis de cet ouvrage : la couverture dérangeante me faisait songer à une femme zombie, le résumé était aussi attractif que terrifiant (corps plein de cicatrices comme Frankenstein, cauchemars, firme qui veut s’approprier l’adolescente) et les critiques sur la toile étaient plutôt bonnes. Je pensais que j’allais avoir affaire à un bon roman Z ou quelque chose s’en rapprochant… Resurrectio Amélie SarnEn tout cas, je pensais avoir affaire à un livre mêlant le genre Horreur et Thriller pour les jeunes adultes. Finalement, on est plus sur le suivi d’une adolescente pas comme les autres qui apprend peu à peu à maîtriser son corps et ses capacités. Malgré ses cicatrices ou ses aptitudes hors normes, Marie est comme les jeunes de son âge : elle aime étudier, veut se faire des amies, se fait harceler par quelques pestes et fond devant Liam, le bellâtre du lycée.

Mon avis a clairement changé entre le début intriguant de « Resurrectio », le milieu rempli de longueurs et la conclusion cliffhanger bourrée de rebondissements qui force le lecteur à se jeter sur la suite. Au départ, j’étais ravie de me trouver dans une ambiance digne d’un film de science-fiction où l’on suit un scientifique qui effectue divers tests sur son cobaye et finit par s’attacher à elle, puis à la considérer comme sa propre fille. J’aimais suivre Marie découvrir le monde, apprendre à jouer du piano ou réaliser qu’elle sait bien plus de choses qu’elle ne le pensait (lire, manger avec une fourchette, apprendre de ses erreurs). La voir se développer et réclamer toujours plus comme le fait de sortir du laboratoire me plaisait énormément ! Malheureusement, le rythme a changé à partir du moment où elle est pu aller au lycée. Dès lors, tout est devenu lent, assez attendu et répétitif ! La jeune fille ne cessait d’avoir des crises et de curieuses visions d’adolescentes en train de mourir. De plus, ses questionnements étaient sans cesse les mêmes : Qui est-elle réellement ? Pourquoi Charlotte et sa bande l’embêtent-elles ? Pourquoi Liam est-il le seul avec qui elle se sent bien ? Qui est cette ombre noire ? D’où viennent ces visions ? Cela aurait pu aisément me plaire si l’intrigue ne souffrait pas autant de longueurs… La notion de suspense n’est pas assez entretenue et vient surtout à la fin… Et quelle fin ! Je ne pensais pas assister à autant de morts, ni avoir affaire à une telle conclusion ouverte…

Il y a de bonnes idées originales, toutefois je suis très partagée par cette lecture. Je n’ai pas pu m’attacher à cette héroïne trop naïve et qui peut aussi bien piquer une gueulante que se faire humilier. J’ai préféré Malo, personnage secondaire que l’on ne croise que très tard et auquel on s’attache aisément. Il y a également Victor, le « père » scientifique dont on suit l’évolution au fil des pages. Par ailleurs, j’ai trouvé les révélations trop évidentes… Dès le début, j’hésitais entre deux créatures fantastiques et monstrueuses… La réponse m’a finalement sauté aux yeux au bout de quelques descriptions du corps de Marie… Certes, certaines idées comme l’identité, la différence, le harcèlement et l’exclusion sont assez bien développées dans ce roman, hélas quelques passages sont bourrés de longueurs… Ce qui est dommage, car la plume d’Amélie Sarn est simple et facile à suivre. Je pense que j’aurais été conquise par ce roman si le rythme avait été plus maîtrisé. Je reste donc sur une note partagée.

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Citations

Tu veux être comme les autres, Marie ? Mais quel drôle d’idée ! Tu ne vois donc pas à quel point tu es unique !

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Parce que lorsque je lis, je suis en même temps seule et accompagnée d’une multitude de gens, dans la réalité et complètement ailleurs. Je sens mon corps mais c’est comme si je l’oubliais ; je ressens chaque émotion tout en ayant l’impression d’être en parfaite apesanteur…

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Ces derniers temps, il avait tout essayé pour se ressaisir, redevenir celui qu’il était : le déni, l’autodérision, la rationalisation. Mais un simple sourire de Marie le remplissait d’une chaleur inexplicable et si, au contraire, elle paraissait contrariée, c’était aussitôt comme si on lui broyait les entrailles. Il devait cesser de se mentir. Il la considérait vraiment comme sa fille. Il l’aimait. Ce mot fit naître sur ses lèvres un sourire qui ressemblait plus à une grimace. L’amour : un concept si flou qu’il est impossible à définir. Le cauchemar du scientifique !

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Ma note

♥  3/5

9 réflexions au sujet de « « Resurrectio » d’Amélie Sarn »

  1. Le résumé est intriguant mais ta chronique ne me donne pas spécialement envie de le découvrir ^^ Le fait que l’histoire prenne ce tournant peut être surprenant et je ne suis pas sûr que je l’aurais apprécié … Et je ne parle pas de la fin ouverte, je ne suis absolument pas fan de ce genre de fin … Je passe donc mon tour sur ce livre!

    Aimé par 1 personne

    1. En fait, j’ai vu qu’il y avait une suite (malheureusement non disponible dans la médiathèque où j’ai emprunté le T1). Ce n’est donc pas une fin ouverte, mais une fin qui appelle la suite. 😉
      Oui, ce revirement de situation est assez déstabilisant. Je pense que ce livre aurait pu être beaucoup mieux sans ce long passage « lycée ».

      Aimé par 1 personne

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