Littérature jeunesse·Science Fiction

« Seuls au monde » T1 d’Emmy Laybourne

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : Seuls au monde T1
Auteur : Emmy Laybourne
Genre : Roman adolescent / Science-Fiction
Editeur : Le Livre de Poche

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résumé du livre

La fin du monde débute comme un jour ordinaire où tout bascule soudain. Une tempête de grêle. Un accident. Des morts. A peine le temps de retrouver ses esprits qu’il faut déjà courir, chercher un abri. Dehors, la menace plane toujours, contaminant l’air. La grêle n’était qu’un début. Ils sont quatorze pris au piège dans un centre commercial. A attendre une aide qui ne viendra jamais. Nous sommes seuls au monde.

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Ma critique

Ce roman, j’avoue l’avoir choisi parce qu’il proposait une histoire post-apocalyptique pour les ados et parce que la quatrième de couverture m’a fait songer à « The mist », un très bon film qui est adapté d’un roman éponyme de Stephen King. Ici aussi, on est dans un huis clos : au Greenway, un magasin où l’on trouve de tout. Par contre, il n’y aura pas de bestioles étranges venues d’ailleurs… Seuls au monde, tome 1 Emmy LaybourneMalgré le fait que je n’ai pas ressenti le moindre frisson, j’ai apprécié le fait que le chaos surgisse dès les premières pages. On est directement dans l’action : on va apprendre à connaître les personnages sur le tas, selon leurs actes ou leurs paroles lorsqu’ils se retrouvent face à une situation de crise… Malheureusement pour les habitants de la ville, les éléments se sont déchaînés et, tel le film « Le jour d’après », sont colossaux par rapport à d’habitude : grêlons énormes, pluies diluviennes, tremblements de terre à répétition, … Tout a été ravagé et rares sont les survivants !… Ajoutons à cela un étrange nuage toxique qui, selon le groupe sanguin, fait réagir différemment les personnes qui l’ont inhalé (violence, folie, hallucinations, épiderme qui se met à cloquer, etc.). J’ai trouvé l’idée vraiment bonne, car cela ajoute une tension supplémentaire et oblige les rescapés à se protéger d’eux-mêmes et de l’extérieur quitte à commettre les pires atrocités…

Le début est très prenant et il est difficile d’interrompre sa lecture. D’autant plus que l’on se rend rapidement compte que les dangers sont à la fois extérieurs (météo, gens) et intérieurs… C’est très intéressant de voir comment le groupe s’organise et fait face à de nouvelles complications. Hélas, les rebondissements se font surtout dans le premier tiers du livre ainsi qu’à la fin. Le reste est assez concentré sur les personnages, leurs relations (nouveaux couples, tensions, querelles, etc.) et la survie au quotidien. Cela créé quelques longueurs et peut en déranger certains. Toutefois, rassurez-vous : l’arrivée d’un étrange duo et d’un chien va redynamiser le récit… Certes, on ne révolutionne pas le genre post-apo et on se demande comment une dizaine de lycéens et de très jeunes enfants âgés de 5 à 15 ans peuvent anticiper ou faire toutes ces choses pour survivre, mais qu’importe : je me suis prise au jeu et ce, même si cela ne me semblait pas réaliste. C’est tout à fait le genre de texte qui peut me détendre et m’occuper pendant quelques heures…

Cela dit, il est vrai que ce roman comporte de lourds défauts que ce soit au niveau du rythme, des personnages très stéréotypés ou de la crédibilité, mais ce qui m’a le plus embêtée, c’est la narration. Dean, le héros, rédige son journal intime au jour le jour et écrit comme il s’exprime… Ainsi, le langage « jeune » m’a un peu dérangée, car je ne le trouve pas forcément nécessaire (exemples : partir en live, des morceaux de glace carrément maousses, en mode totale violence, etc.). Que les personnages jurent souvent ne me dérange pas, toutefois j’avais l’impression que l’auteure faisait exprès d’employer des expressions d’ados de temps à autre pour rendre crédible son récit. J’ai mis un certain temps avant de m’habituer, néanmoins c’est un ressenti personnel. Certains lecteurs plus jeunes adhèreront peut-être ? Globalement, j’ai passé un bon moment. Qu’importent les défauts et mes critiques, je suis tout de même curieuse de connaître la suite. Cette dernière devrait bientôt sortir en version poche…

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Citations

– Tu fais quoi ? ai-je voulu savoir.
Elle est revenue avec une paire de ciseaux.
– J’ai quatre frères, m’a-t-elle expliqué. Des poux, j’en ai eu trois fois. Et quand on a les cheveux longs comme moi, tu peux pas t’en débarrasser. Va falloir jouer au coiffeur.
– Tu te doutes que je vais te massacrer non ?
– Je serais choquée si tu assurais.
Et là, re-sourire.
Le sourire que je voyais en rêve depuis mon entrée en seconde.
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Se faire ligoter avec des cordes rapportées du rayon sport par votre propre frère, ça a un coté franchement malsain.
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Des fois, au moment où on s’y attend le moins, la douleur vous coupe les pattes.

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Ma note

♥  4/5

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11 réflexions au sujet de « « Seuls au monde » T1 d’Emmy Laybourne »

  1. Je crois bien que le langage très familier ne me gênerait pas. Et j’aime généralement bien les récit sous forme de journal. En revanche, plus je lis et moins je supporte les personnages stéréotypés! D’autant plus dans les romans adolescents :/ Je vais passer mon tour du coup.
    Victoire

    Aimé par 1 personne

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