BD

« Les éléphants rouges » (Communardes !) de Wilfrid Lupano et Lucy Mazel

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Les éléphants rouges » (Communardes !)
Auteurs : Wilfrid Lupano et Lucy Mazel
Genre : Bande dessinée historique
Éditeur : Vents d’Ouest

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résumé du livre

Hiver 1870. Prélude de la Commune. Alors que Paris, assiégée par l’armée prussienne, subit le froid et la famine, Victorine, onze ans, passe le plus clair de son temps à s’occuper de Castor et Pollux, les deux éléphants du Jardin des plantes. Cette passion pour les pachydermes a le don d’énerver sa mère, engagée dans le mouvement des femmes qui veulent s’impliquer dans la défense de la ville. Mais Victorine est bourrée d’imagination, et elle veut être à la hauteur des ambitions de sa mère. Nourrie par les exploits des célèbres éléphants d’Hannibal, elle élabore un plan pour libérer Paris. Un plan génial, démesuré, contre lequel Bismarck ne peut rien. Un plan de petite fille livrée à elle-même dans un monde d’adultes…

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Ma critique

J’étais vraiment ravie de découvrir le dernier opus de la saga « Communardes » dans l’une de mes bibliothèques. Aussitôt enregistré, aussitôt lu ! Et quel régal ! Je pense que c’est mon favori avec « Nous ne dirons rien de leurs femelles… », car est magnifique graphiquement et permet d’aborder autrement la place de la Femme à l’époque. Je trouve également que la vie quotidienne à Paris en 1870 est très bien illustrée : la pauvreté, le rationnement, la famine, la maladie, le travail, les groupes féministes, le foyer, … C’est très intéressant ! Les femmes ont vraiment la vie rude : elles gagnent à peine leur vie, souvent en travaillant comme couturière. couv48911555Cette BD retrace très bien leurs journées et leur combat au jour le jour. Même si cette œuvre vise un public adulte, je trouve que si on enlève le passage où l’on voit deux femmes nues, cela pourrait être lu par des jeunes lecteurs/ados lisant déjà « La Guerre des Lulus », car cela m’y a fait penser comme l’histoire est vue du côté de Victorine, une enfant, qui fréquente un petit gang de rue…

J’aimais déjà beaucoup les illustrations des deux autres volets de la saga, mais le coup de crayon de Lucy Mazel est mon favori des trois ! Je suis sous le charme, en particulier du design de la petite Victorine. Les couleurs sont jolies, le style est doux et les décors sont travaillés. L’ensemble est très beau… Par ailleurs, on retrouve un clin d’œil à « Nous ne dirons rien de leurs femelles… », puisqu’à un moment, notre jeune héroïne et sa maman vont habiter illégalement la maison d’Eugénie (celle où travaille Marie). Je n’ai pas fait attention s’il y avait un clin d’œil avec « L’aristocrate fantôme »… C’est bien possible puisqu’il s’agit d’un élément récurrent entre chaque tome de la saga…

À mes yeux, cette série est à découvrir pour tout mordu d’Histoire en BD… Toutefois, j’avoue que la fin de cet opus a été vite expédiée et laisse beaucoup d’imagination sur la suite de la vie de Victorine… C’est dommage ! Malgré cela, j’ai passé un très bon moment de lecture !

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Citations

Les choses s’arrangent pour ceux qui se laissent pas faire, ma fille, retiens bien ça. Même s’il faut forcer une serrure de temps en temps.

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– Vache ! Ils payent 1 franc 20 la journée pour qu’on aille au casse-pipe.
– C’est pas lerche, mais ce serait bien la première fois qu’on aurait la même paye que les bonshommes.
– Faut aller s’inscrire rue de Turbigo, qu’ils disent !! Qui m’accompagne ?
– Y’a déjà mon jules, chez les gardes nationaux. Qui s’occupera de mômes, si on calanche tous les deux ?
– Et qui s’en occupera quand les prussiens auront pris la ville, crétine ! C’est votre devoir, d’aller vous battre. Vous voulez l’égalité avec les gars, ben c’est l’occasion !

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– Avec les ballons, les pigeons sont le seul moyen de passer par-dessus les lignes ennemies. Enfin, s’ils échappent aux faucons prussiens.
– Les faucons ?
– Les faucons, oui… Parfois, ce sont les animaux qui font gagner ou perdre les guerres.

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Ma note

♥  5/5

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5 réflexions au sujet de « « Les éléphants rouges » (Communardes !) de Wilfrid Lupano et Lucy Mazel »

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