Horreur·Littérature jeunesse·Science Fiction

« Métro Z » de Fabien Clavel

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Métro Z »
Auteur : Fabien Clavel
Genre : Horreur / Littérature ado / Science-Fiction
Éditeur : Rageot

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résumé du livre

Le métro s’est arrêté, puis tout a explosé. Emma longe la rame, son écharpe plaquée sur le visage. Et s’il s’agissait d’un attentat ? Tout ce qu’elle souhaite, c’est retrouver son petit frère Natan et s’enfuir avec lui. Mais qui sont ces silhouettes mouvantes et menaçantes qui l’entourent ?

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Ma critique

Une belle surprise ! C’est plutôt satisfaite que je referme cet ouvrage acquis grâce à l’arbre à livres des Imaginales. De façon générale, j’ai trouvé qu’il y avait un bon rythme, du suspense ainsi que des passages où l’on retient sa respiration et où l’on se demande comment tout cela va se terminer. Par exemple, la scène où Emma va chercher son frère parmi les zombies est particulièrement marquante… Il y a également celle avec la porte de sortie et les rats… D’ailleurs, elle a finalement beaucoup de chance, cette ado ! Dans un roman Z pour adultes, elle aurait fini plus d’une fois croquée !… Malgré quelques facilités, en particulier la fin ou lorsque le sans-abri offre une radio à Emma, l’intrigue reste tout de même haletante et inquiétante. De plus, certaines scènes sanglantes feront sans doute frémir quelques jeunes lecteurs… Par contre, je pense que le livre plaira davantage aux lectrices, car les personnages féminins sont les piliers de ce récit : il y a Emma (l’héroïne), C-Byl (une métisse graffeuse) et Lana Blum (une journaliste). couv72882025Hormis Natan, le frère autiste d’Emma, les hommes sont mauvais ou malintentionnés… C’est un peu dommage, car je pense qu’il sera difficile aux lecteurs masculins de s’identifier (ce qui est plutôt compréhensible)…

La plume de Fabien Clavel est simple et rythmée, néanmoins je ne l’ai pas trouvée spécialement marquante. Heureusement, l’ensemble se lit bien et c’est entraînant, c’est l’essentiel. On est dans un huis-clos dangereux où il sera difficile pour les personnages d’en sortir indemnes… Ces longs couloirs sinistres m’ont fait songer à « PariZ » de Rodolphe Casso, un roman de zombies sorti récemment. L’ambiance oppressante et hostile est assez similaire, sauf que les adolescents de « Métro Z » n’ont pas d’armes pour se défendre ! Cela ajoute une tension supplémentaire, car l’héroïne n’a rien pour repousser les revenants ou protéger son frère. Grâce à ce dernier, on aborde le sujet de l’autisme, mais que l’on ne creuse pas assez, car Natan est trop silencieux et dans son monde. Ici, l’autisme apparaît plus comme une « maladie » bizarre et flippante… Ce qui n’est pas le cas ! Emma cherche sa place et se sent délaissée par ses parents qui s’occupent davantage de Natan et qui lui demande sans cesse de prendre soin de lui. Elle le jalouse autant qu’elle l’aime et, même si son premier geste était de fuir, elle fera tout son possible pour le sauver… Cette relation frère-sœur évolue au fil des pages et est finalement aussi touchante que bien traitée.

Enfin, j’aime assez l’idée de faire un lien avec un autre roman de l’auteur (« Nuit blanche au lycée »), la mise en abîme avec le livre de Lana Blum, la critique des humains accros aux écrans ainsi que le dossier spécial zombies à la fin du roman. Ce fut une chouette lecture Z ne manquant pas d’action que je recommande surtout aux ados de 13/15 ans.

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Citations

Il ressemble à ces milliers de clones connectés qui ne décollent pas les yeux de leurs portables, l’écouteur vissé aux oreilles. Tous des zombies.
Elle est parfois surprise de constater à quel point son petit frère passe inaperçu au milieu d’eux dans les transports en commun. Ils affectent tous le même air absent, reproduisent quotidiennement les mêmes rituels mécaniques.
Eux, ce sont les ombres.
Natan est un trou noir. Un grand vide qui aspire la lumière et la gravité de l’espace. On ne le voit pas mais il dévore tout. Le temps. L’énergie. L’affection des parents.

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Emma n’est pas une héroïne. Elle ne veut que du calme, de la sérénité. Elle étouffe avec ces sentiments trop violents qui la traversent, la transpercent, la tuent. Son front touche la vitre tiède et ses yeux se ferment. Quand cela s’arrêtera-t-il ?
Elle voudrait que ce soit déjà Noël et qu’ils soient tous rassemblés autour de ce gâteau que son père trouve excellent et qui est en réalité parfaitement indigeste. Elle veut des décorations de mauvais goût, des lumières ringardes, un sapin qui perd ses aiguilles.

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Mince, j’ai failli y passer ! marmonne-t-elle. Tu te rends compte ? Mourir étouffée par son chewing-gum  en pleine apocalypse zombie ? La honte !

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Ma note

♥  4/5

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6 réflexions au sujet de « « Métro Z » de Fabien Clavel »

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