Romans policiers / Thriller·Young adult

« La cave » de Natasha Preston

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « La cave »
Auteur : Natasha Preston
Genre : Thriller / Young adult
Éditeur : Hachette

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résumé du livre

Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées quatre filles. Avant, Lilas s’appelait Summer. Elle avait des parents, un frère insupportable, des copines, un petit ami. Elle fera tout pour les retrouver. Car contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir…

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Ma critique

Je n’ai jamais autant dit le mot « c*nnard » devant un livre… Mais là, je bats les records… Bon sang, quelle lecture troublante ! Ce fut terriblement malsain au point de me donner des sueurs froides ! Dans une ambiance sombre et dérangeante, on va assister à l’enlèvement de Summer, une adolescente. Son ravisseur va la conduire dans une cave où l’attendent trois autres filles captives. Il est impressionnant de voir l’emprise de ce monstre a eu sur ces jeunes femmes qui, avec le temps et la peur, acceptent de jouer un rôle : celui d’une jolie fleur qui doit s’habiller pour cet homme, d’une princesse bien élevée, d’une maîtresse de maison qui fait les repas ou d’une poupée qui accepte de s’allonger une fois par semaine pour subir les assauts de ce gardien champêtre… Quelle horreur ! C’est véritablement terrifiant ! Lorsque j’avais lu la quatrième de couverture, je me demandais comment Summer, surnommée Lilas par son geôlier, allait réussir à fuir. Je m’attendais presque à autant de malice ou de tempérament que Lisa dans « Méthode 15-33 » de Shannon Kirk… couv74130569Hélas, j’ai assisté, impuissante et désemparée, à l’endoctrinement de Summer. Mais aurait-elle pu agir autrement ? Quand on voit jusqu’où est prêt à aller ce taré et dans quel climat ont vécu ces filles, c’est tout simplement abominable…

Malgré le début où l’on rentre directement dans l’action, j’ai ressenti quelques longueurs dues à cette routine instaurée par Trèfle/Colin, le geôlier. J’avais envie que Lewis, le petit ami de Summer, la retrouve plus vite et que cette pourriture de Trèfle cesse toutes ces horreurs… La psychologie des trois personnages principaux (Trèfle, Summer et Lewis) est bien traitée. Grâce à une narration alternée, on voit toutes leurs pensées. On découvre ainsi la vie que chacun menait avant le drame ainsi que leur évolution psychologique au fil des jours. Si les tranches de vie du couple principal sont touchantes, les scènes appartenant au passé et le quotidien de Trèfle m’ont hérissé le poil. Toute cette séquestration ne laisse pas le lecteur insensible… D’ailleurs, cela m’a rappelé « 3096 jours » Natascha Kampusch qui ne m’avait pas laissée de marbre non plus…

« La cave » n’est pas à mettre dans toutes les mains, surtout si l’on n’est pas à l’aise avec les thématiques de l’enlèvement, l’incarcération, la violence, la manipulation ou le viol. Personnellement, j’avais envie de gifler ou d’insulter cette enflure à plusieurs reprises. Je me sentais aussi impuissante que la pauvre héroïne et j’ai eu envie de vomir à plusieurs reprises. Certains classent cet ouvrage en littérature pour ado mais, pour ma part, je serais plus sur du young adult voire de l’adulte tout court même si l’héroïne est jeune… L’atmosphère est bien trop sombre pour les jeunes lecteurs… Vous l’aurez compris : ce récit est un thriller psychologique effroyable et saisissant qui va certainement me troubler pendant plusieurs jours… Je félicite l’auteure qui a réussi à me bouleverser et qui m’a fait ressentir une véritable haine pour un personnage fictif !

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Citations

J’étais naïve au point de croire que les malheurs n’arrivaient qu’aux autres.

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– Tu dois laisser tes cheveux naturels.
Comme si je pouvais passer au magasin m’acheter une colo !
– Il n’aime pas quand ils sont trop arrangés. Et tu dois te maquiller très légèrement : vas-y mollo avec le mascara.
J’avais envie de vomir. On me disait à quoi je devais ressembler ? On ne m’avait jamais parlé de ça.
Rose est revenue dans la chambre et s’est mise au travail. Elle a refait son lit et a redonné forme aux oreillers. Je l’ai regardée passer les mains sur la housse de couette, pour l’aplatir. Je me suis demandé si je ferais comme elle dans trois ans. Non. Il n’était pas question que je reste ici plus de trois jours. On était à ma recherche. La situation n’était que temporaire. Bientôt, la police nous découvrirait. J’en étais sûre.

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– Comment était votre soirée ?
Déprimante et ennuyeuse à périr… comme toutes les autres.
– Très bien, a répondu Rose. Nous avons regardé quelques comédies romantiques.
Dans ce maudit sous-sol, même Saw et Massacre à la tronçonneuse ressemblaient à des comédies romantiques, si on les comparait à des journées enfermées sous la vigilance de ce malade de Trèfle.

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Ma note

♥  4/5

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12 réflexions au sujet de « « La cave » de Natasha Preston »

  1. C’est un sujet intéressant puisque malheureusement certaines personnes ont vraiment vécu ce genre de choses … Mais je pense que je n’ai pas le coeur assez accroché pour lire les description de viol et de séquestration … Je ne doute pas que l’on ne doit pas ressortir insensible de cette lecture …

    Aimé par 1 personne

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