Romans

« Mémé dans les orties » d’Aurélie Valognes

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Mémé dans les orties »
Auteur : Aurélie Valognes
Genre : Roman / Feel good
Editeur : Le Livre de Poche

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résumé du livre

Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 92 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.

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Ma critique

À de nombreuses reprises, plusieurs personnes m’avaient conseillé « Mémé dans les orties » à la médiathèque, toutefois je n’avais pas encore osé l’emprunter. C’est quand j’ai vu cet ouvrage dans une cabane à livres que j’ai finalement décidé de l’emporter chez moi afin de le lire tranquillement un dimanche ! Ferdinand Brun, un vieil acariâtre à la langue bien pendue me rappelant fortement Ove de Fredrik Backman, m’a tenu compagnie le week-end dernier. Il m’a fait sourire, ce vieux râleur qui a vraiment du mal à être gentil ou afficher ses sentiments. Surtout que, comme souvent avec ce type de personnage, il a bon cœur si l’on creuse bien ! De plus, c’est un homme dont le passé n’a pas été tendre ; bien que, dans son cas, il est en grande partie fautif… J’aime toujours avoir un petit roman feel-good sous le coude : dès que l’on est fatigué, que l’on veut s’aérer la tête ou que l’on cherche une lecture courte et légère, ce genre d’ouvrages fait toujours son travail. couv9582471J’ai donc pu me relaxer avec ce livre d’Aurélie Valognes et cela m’a plu. Certes, j’ai trouvé cela très gentillet et assez attendu, néanmoins cela se lit bien. L’essentiel, c’est de divertir le lecteur et c’est réussi…

Dans cet ouvrage, on va donc suivre ce vieil homme solitaire dont les ennuis vont lui tomber dessus. Cela va commencer par la disparition soudaine de sa chienne Daisy, puis par la menace de sa fille Marion pour l’envoyer en maison de retraite et, comme si cela ne suffisait pas, son voisinage va se mettre à déranger son quotidien en frappant à sa porte… Bien d’autres événements drôles ou fâcheux vont survenir, cependant je préfère vous laisser la surprise. Quoi qu’il en soit, le récit est assez mouvementé : le pauvre Ferdinand va devoir apprendre à garder patience, car tous ces événements s’enchaînent. Pas de répit pour le vieillard, ni pour le lecteur qui n’a pas le temps de s’ennuyer. Mais l’ennui est-il envisageable lorsque l’on se retrouve face aux réflexions acerbes, amusantes et osées de cet anti-héros ? Lors de ma lecture, j’ai noté plusieurs répliques m’ayant arraché un sourire et il y en a beaucoup. Je vous invite à aller regarder les citations des autres lecteurs sur Babelio, car certaines valent vraiment le détour !

Les personnages sont très caricaturaux, mais je reconnais qu’ils sont également attachants, en particulier la surprenante Mme Suarez et la petite Juliette qui, en plus d’être précoce, ose faire la leçon à Ferdinand. Elle prend rapidement ses aises en venant chez lui tous les midis, néanmoins elle se fait, petit à petit, une place dans le cœur de son hôte… La plume de l’auteure est légère, sans prétention et avec un soupçon d’humour. Le récit qu’elle propose est dynamique, toutefois il m’a manqué quelque chose pour être autant conquise que ceux et celles qui m’ont recommandé ce roman. De plus, j’ai trouvé que le personnage de Ferdinand ressemblait trop à celui de Fredrik Backman que j’avais trouvé plus étoffé, plus attachant et plus amusant dans ses dialogues. Enfin, j’ai trouvé la conclusion trop mielleuse et bien trop happy-end. Tout va bien dans le meilleur des mondes… Mouais ! Une lecture légère et sympathique qui détend, mais pas non plus exceptionnelle. À lire sur son transat cet été sans avoir à se prendre la tête…

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Citations

« Chieuse » n’est pas dans le dictionnaire. C’est la meilleure ! Il faudra qu’on m’explique pourquoi on y met que des mots qui servent jamais ! Est-ce qu’on se sert de « chiffe » ou de « chiton » ? C’est peut-être mon dictionnaire qui est trop vieux. 1993. Les chieuses existaient déjà, non ?
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– Je vais vous faire une confidence, elle a le béguin pour vous. Elle a dit à toutes les infirmières et à ses petits-enfants que vous aviez un air de Clint Eastwood ou d’Anthony Hopkins, en plus mûr.
– Je ne suis pas certain du compliment. Un mélange de flic à la gâchette facile et de cannibale ? Merci bien !
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Vieillir, c’est voir mourir les autres.
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Ma note

♥  4/5

21 réflexions au sujet de « « Mémé dans les orties » d’Aurélie Valognes »

  1. J’avais vu le titre défiler, mais le côté trop attendu m’inquiétait un peu. Finalement, en te lisant, je pense me laisser tenter après une lecture sur un thème difficile par exemple. Et puis, j’aime bien les vieux râleurs aux répliques savoureuses 🙂

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