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« La tristesse de l’éléphant » de Nicolas Antona et Nina Jacqmin

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « La tristesse de l’éléphant »
Auteurs : Nicolas Antona et Nina Jacqmin
Genre : Bande dessinée / Romance
Éditeur : Les Enfants Rouges

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résumé du livre

L’histoire se passe en France au début des années 60. Elle met en scène Louis, un jeune homme un peu rondouillard, pas le style de garçon qui plait aux femmes. Orphelin, il grandira jusqu’à sa majorité dans un orphelinat, élevé par les frères jésuites. Son embonpoint naturel et ses problèmes de vue ne plaident pas en sa faveur lors de l’adoption, il verra ses camarades partir les uns après les autres. De toute façon, il n’a pas vraiment d’amis, Louis est le souffre-douleur de tous. Les seuls bons moments que connait Louis, sont ceux qu’il passe dans le cirque Marcos qui vient planter son chapiteau dans un terrain vague de la ville. Là, tout s’illumine en lui, il sourit, il s’égaie et puis il y Clara, la dompteuse d’éléphants.

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Ma critique

Avant d’entamer « La tristesse de l’éléphant », assurez-vous d’avoir un paquet de mouchoirs à portée de main, parce que vous en aurez besoin ! couv13710530Cette bande dessinée est une véritable pépite qui fait passer le lecteur par une palette d’émotions (sourire, colère, émerveillement, tendresse), puis qui vous fend le cœur ! Certes, l’intrigue se déroule dans un cirque néanmoins, ne vous fiez pas à cette image gaie et merveilleuse qu’ont certains spectacles… Ce livre porte bien son titre ! On suit les aventures de Louis, un jeune orphelin qui va faire la rencontre de Clara, une dompteuse d’éléphants. Entre eux, le courant passe rapidement. Pour passer du temps avec sa nouvelle amie, Louis n’hésite pas à faire le mur tous les soirs. Soutenu par Mr. Manuel, le surveillant, Louis va vivre une véritable idylle avec la fillette. Sans niaiserie, leur douce relation va évoluer au fil des pages. On se délecte de voir les deux tourtereaux grandir, s’échanger des messages dès que le cirque va dans une autre contrée et se retrouver dans la joie. On s’attache réellement à ce couple que l’on pourrait penser atypique… Une jolie blondinette à la vie de bohème et un garçon rondouillard avec une grosse paire de lunettes… L’entourage de Louis ne pense pas cela possible. À leurs yeux, l’orphelin est un gros pachyderme solitaire dont il faut se moquer. Et pourtant, ces sentiments sont bien réels, sincères et beaux…

Cette BD traite de plusieurs sujets difficiles comme le harcèlement, la différence, la solitude, la maladie et le temps qui passe. C’est vraiment un récit très fort émotionnellement… Le tout est dessiné par Nina Jacqmin avec des nuances de gris et quelques touches de couleur représentant souvent les émotions ou les éléments importants des planches. L’ensemble est très épuré et dégage une certaine mélancolie qui colle parfaitement au texte. C’est vraiment magnifique ! Or, il me semble qu’il s’agit d’une première bande dessinée… Quand je vois la qualité du coup de crayon et du scénario, je ne peux que rester bouche bée. Ce sont des auteurs à suivre de près ! Tout est somptueux, bouleversant, poignant, crédible et merveilleux. Il s’agit là d’une pépite à absolument découvrir ! Vous ne le regretterez pas… mais vous pourrez, en revanche, m’accuser de vous avoir conseillé un ouvrage donnant soit une boule au ventre, soit une pluie de larmes ! Il est à noter que ce petit bijou émouvra aussi bien les grands ados (14/15ans) que les adultes.

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Citations

Quelqu’un m’a dit un jour : La vie, c’est des étapes. La plus douce, c’est l’amour. La plus dure, c’est la séparation. La plus pénible, c’est les adieux…La plus belle, c’est les retrouvailles.

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On ne faisait rien d’autre que parler, surtout elle qui était bien plus dégourdie et extravertie que moi. Je voyageais à l’écoute de ses pérégrinations. Mais plus que cela, je m’évadais dans ses yeux

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Je ne devais mes rares moments de joie qu’à la venue du cirque Marcos dans ma ville. Le grand chapiteau me permettait de m’évader. Les numéros proposés me mettaient des étoiles dans les yeux. Une grande messe obligatoire telle une bouffée d’oxygène.

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Ma note

  5/5 Coup de cœur !

4 réflexions au sujet de « « La tristesse de l’éléphant » de Nicolas Antona et Nina Jacqmin »

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