Littérature jeunesse

« Belle-Ile-au-Trésor et autres histoires » de Moka et Caroline Ayrault

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Belle-Ile-au-Trésor et autres histoires »
Auteurs : Moka et Caroline Ayrault
Genre : Recueil de nouvelles / littérature jeunesse
Éditeur : Albin Michel

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résumé du livre

Lucas est un petit garçon avec beaucoup d’imagination. Un soir, il trouve dans la benne de son immeuble une carte postale de Belle-Ile-en-Mer. Il décide de la garder. Il est sûr qu’elle va lui porter chance car il l’a sauvée de la poubelle ! S’il avait su ce que cette vieille carte postale allait déclencher…

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Ma critique

Voici un recueil de nouvelles très sympathique ! N’étant pas une adepte de ce genre, j’avais quelques a priori sur cet ouvrage néanmoins, j’ai pris plaisir à découvrir chaque récit. D’ailleurs, pour une fois, je n’ai pas eu de préférence, car chaque texte a réussi à me toucher à sa manière et à m’arracher un ou deux sourires…

ppm_medias__image__2016__9782226327611-x« La Belle-île-au-trésor » met en scène le petit Lucas qui va se lier d’amitié avec Enzo, un enfant atteint de ce qui semble être une leucémie. Leur relation est vraiment très touchante et assez crédible. L’auteure aborde la perception de la maladie par l’entourage (l’école avec les enfants qui ont peur d’approcher à cause d’une simple remarque de la maîtresse), les proches (un parent surprotecteur) et l’enfant lui-même (conséquences des nombreuses visites à l’hôpital et de l’isolement). Le pauvre Enzo ne semble jamais avoir eu d’ami et n’a donc jamais pu jouer comme un garçon de son âge… Grâce à Lucas, il va pousser les portes de l’Imaginaire et du jeu. La fin est particulièrement mignonne…

« Joséphine a disparu » est une sorte de petit polar : on suit l’héroïne et ses deux cousines Ludivine et Christina. Cette dernière va malheureusement se faire voler sa poupée ! Ensemble, les deux aînées vont tout faire pour retrouver le précieux jouet et ce, même si elles se détestent ! La résolution de l’énigme est assez facile, mais pour des non-habitués des romans policiers, ce ne sera pas forcément une évidence. En plus de proposer une enquête, le texte pointe du doigt les apparences trompeuses, les jugements hâtifs et les a priori. De plus, Moka aborde la thématique de la tolérance avec le fait que la petite Christina possède une poupée noire, ce qui fait serrer les dents certains adultes… Malheureusement, j’entends encore ce genre de propos auprès de certaines familles… Ce sujet est donc d’actualité…

Le dernier récit intitulé « Les malheurs d’Hortense » est inspiré d’une histoire vraie datant de 1960. On y découvre Hortense, une maîtresse d’école, qui va partie avec ses élèves en classe de neige. Hélas, tout ne se passe pas comme prévu, puisqu’elle se retrouve seule avec les vingt-cinq enfants et doit faire face à plein de tracas (retards, pas de chauffage, groupe livré à lui-même, etc.). Une petite nouvelle pleine de (més)aventures !

Ces trois nouvelles sont vraiment satisfaisantes. Elles sont différentes, bien écrites, abordent plusieurs thématiques et contiennent beaucoup d’humour. Ajoutons à cela des illustrations plutôt jolies qui représentent bien les scènes de chaque texte. Cet ouvrage est abordable dès la classe de CM et saura certainement trouver son public !

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mosellire

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Citations

Moi, j’aime pas ma cousine Ludivine. Elle est persuadée que son nom c’est « Divine » seulement. Elle se prend pour la huitième merveille du monde. Tout ça parce qu’elle a les yeux verts et de longs cheveux blonds. Mais si on la regarde bien, on voit qu’elle a aussi un nez en pied de marmite et les épaules tombantes. Et pis, elle est petite pour ses neuf ans. Surtout à côté de moi.

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A la rentrée, notre maîtresse nous a prévenus qu’il fallait être gentils avec Enzo parce qu’il est fragile. Il a été opéré récemment. Il faut faire attention à ne pas lui passer nos microbes. Ça nous a bien filé la trouille. Du coup, on n’ose pas s’approcher d’Enzo.
– C’est à cause de sa maladie, qu’il a les yeux tristes ? demande Félix.
– Ben… Sans doute.
Félix est observateur. Il a raison. Enzo a les yeux tristes. C’est comme s’il n’y avait plus de lumière dedans.

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– Qu’est-ce qu’on mange ? demanda Christopher.
– Du dindonneau, répond Hortense. Je vais allumer les fours.
– C’est quoi, du dindonneau ?
– Ben… C’est un genre de dindon. Une espère de poulet.
Christopher regarda les rôtis. Il enfonça un doigt dans la viande molle et fit « beurk ».
– Moi je veux une cuisse, dit Grégoire.
– Il n’y a pas de cuisse, expliqua Hortense. C’est préparé en rôti.
– Pourquoi ? demanda Jean-Yves.
– Il n’y a pas d’os, c’est plus pratique !
– Je n’aime que les cuisses dans le poulet, déclara Grégoire.
– J’en veux pas, dit Sophie. C’est trop bizarre, du poulet en rond.
[…]
– C’est pas grave si c’est mauvais, répondit Nicolas. On a l’habitude avec la cantine.

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Ma note

♥ 4/5

4 réflexions au sujet de « « Belle-Ile-au-Trésor et autres histoires » de Moka et Caroline Ayrault »

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