Romans·Young adult

« L’Aube sera grandiose » d’Anne-Laure Bondoux

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « L’Aube sera grandiose »
Auteur : Anne-Laure Bondoux
Genre : Roman contemporain
Éditeur : Gallimard

.

résumé du livre

Ce soir, Nine, seize ans, n’ira pas à la fête de son lycée. Titania, sa mère, en a décidé autrement. Elle embarque sa fille vers une destination inconnue, une cabane isolée, au bord d’un lac. Il est temps pour elle de lui révéler l’existence d’un passé soigneusement caché. Commence alors une nuit entière de révélations… Qui sont Octo, Orion et Rose-Aimé ? A qui appartient cette mystérieuse cabane ? Et ce vélo rouge, posé sous l’escalier ? Au fil d’un récit souvent drôle, parfois tragique et bouleversant, Nine découvre un étonnant roman familial. Quand l’aube se lèvera sur le lac, plus rien ne sera comme avant.

.

Ma critique

Sous les conseils de bountynette_litterature et d’Ichirin-No-Hana, je me suis lancée dans cette lecture qui s’est avérée vraiment poétique, nostalgique et enivrante. Aux côtés de Nine, une jeune fille de 16 ans, on va plonger au cœur d’une multitude de secrets de famille, le temps d’une nuit… Ce qui est amusant, c’est que j’ai dévoré ce livre lorsque le soleil s’était couché. Certes, il m’a fallu deux soirs pour arriver au bout de cette histoire, mais j’ai trouvé que le contexte se prêtait bien au récit !

La veille d’une fête étudiante, Nine va être entraînée de force par Tatiana, sa mère, qui va la conduire dans un vieux chalet. C’est dans cet étrange lieu rempli de souvenirs que les secrets vont être révélés. De façon judicieuse, le livre emploie la narration alternée. couv18763351Les flashbacks entraînent le lecteur et Nine dans la jeunesse de Tatiana, en 1970. Rapidement, on apprend que Tatiana a dissimulé énormément de choses à sa fille, à commencer par son prénom : Consolata. On découvre également le contexte dans lequel elle a grandi, sa relation avec Rose-Aimé, sa mère volage, discrète, travailleuse mais aimante… On fait la rencontre de ses conjoints comme les adorables Jean-Ba et Vadim. Tous ces souvenirs dégagent énormément de mélancolie et de douceur. Dans cette vie de fiction, on se sent comme dans un cocon. On s’attache réellement à la petite Consolata… Mais également à ses frères, Octo et Orion.

Ces chapitres narrant le passé sont courts et sont souvent entrecoupés par d’autres petits chapitres montrant les réactions de Nine. Comme cette dernière, on a envie que Tatiana aille plus vite et précipite son récit mais, paradoxalement, on ne peut s’empêcher de savoir ces scènes de vie qui alimentent la personnalité de cette maman pleine de mystères. Plus le temps passe, plus on assiste à une belle complicité entre une mère et sa fille. Complicité que l’on retrouve grâce aux illustrations du livre réalisées par Coline Peyrony, la fille d’Anne-Laure Bondoux. Ces croquis sont vraiment jolis, illustrent à merveille certains passages et apportent du charme à l’ouvrage. Au fil des pages, on a vraiment envie de connaître tous les secrets de cette famille ! On frémit lorsqu’il arrive un drame, on sourit face au tempérament de Consolata, on comprend les réactions de Nine et on s’attache à cette fratrie. Avec brio, l’auteure parvient à toucher le lecteur avec ses personnages humains et sans clichés. Non seulement elle évite les caricatures, mais elle apporte également de la consistance à chaque protagoniste.

Que vous soyez un grand ado ou un adulte, nul doute que ce roman saura vous toucher. Certes, il n’y a pas beaucoup d’action et on est dans un huis-clos toutefois, si vous aimez les secrets de familles, les romans réalistes et la littérature contemporaine, alors ce livre est fait pour vous. Les thématiques abordées sont nombreuses, justes, crédibles et intéressantes. De plus, j’ai vraiment aimé l’idée de mise en abîme avec la mère écrivaine qui narre sa jeunesse à sa fille. Je ne pensais pas passer un moment aussi doux en compagnie de Tatiana et Nine durant cette étrange nuit pleine de révélations ! La seule chose qui m’a manqué pour que cela soit un coup de cœur, ce sont les retrouvailles finales. Certes, cela ajoute du charme et du mystère, mais je suis certaine que j’aurais versé ma petite larmichette s’il y avait eu une véritable fin. Quoi qu’il en soit, c’est un ouvrage à découvrir, notamment en cette période sombre et froide…

.

Citations

Toutes les mères de l’univers ont sans doute une vie secrète, des activités à elles, des amis ou des collègues dont elles ne parlent jamais, des rêves enfouis, des soucis qu’elles dissimulent. Des amants, parfois.

—————

Bien sûr, Nine a hurlé à cause de la fête du lycée qu’elle va rater. Tant pis. L’heure n’est pas à la fête. L’heure est à la vérité. Et la vérité les attend au bout de ce chemin tout juste praticable.

—————

Il y a différentes sortes d’histoires, non ? Celles qui font rire et celles qui font pleurer. Celles qui posent des questions, et celle qui y répondent. Celles qui empêchent de dormir… et celles qui apaisent.

.

Ma note

4/5

16 réflexions au sujet de « « L’Aube sera grandiose » d’Anne-Laure Bondoux »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s