Littérature jeunesse

« Le destin d’Aïssata » de Jessica Reuss-Nliba et Didier Reuss

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Le destin d’Aïssata »
Auteurs : Jessica Reuss-Nliba et Didier Reuss
Genre : Littérature jeunesse
Éditeur : Éditions Dagan

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résumé du livre

« Je serai chanteuse et quand je commencerai à avoir du succès, je gagnerai suffisamment d’argent pour venir en aide à ma famille, et peut-être qu’un jour, nous n’aurons plus besoin d’aller travailler à la mine pour survivre ». Le rêve de la petite Aïssata deviendra-t-il un jour réalité ?

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Ma critique

Malgré les jolies couleurs pimpantes de la couverture, j’avoue que je ne me serais pas forcément tournée vers ce petit roman jeunesse sans le challenge mystère organisé par Frogzine. largeL’histoire est très classique, mais elle est assez bien écrite et retransmet bien les émotions de la jeune narratrice. Chose étonnante : le premier chapitre permet au lecteur de découvrir la fin ! En effet, on commence avec Aïssata qui, devenue chanteuse après cinq années de labeur, va donner son premier grand concert. L’ouvrage va retracer l’enfance, puis le chemin que la jeune fille a parcouru pour en arriver là… On va donc découvrir le passé d’Aïssata, fille d’une famille de mineurs. Pour survivre, toute la famille est mise à contribution : les parents et les sept enfants… On ne rentre pas forcément dans les détails, mais je trouve que les auteurs retranscrivent bien la pauvreté de cette famille. On comprend qu’ils vivent avec peu, ne baissent pas les bras, œuvrent ensemble et font de leur mieux. Ce contexte permet aux jeunes lecteurs de se faire une idée de ce qu’il se passe en dehors de chez eux…

Étant donné que l’on connaît déjà la fin, l’intrigue est cousue de fil blanc. Cela dit, il est quand même plaisant de voir la petite Aïssata découvrir la chorale, s’attacher à Edith, la maîtresse, et faire ses preuves. Même si le contexte est clairement différent, la confrontation avec le père refusant que sa fille se lance dans sa passion m’a fortement fait songer au film « Billy Elliot ». Ce texte montre qu’à force de travail acharné et de passion, les rêves finissent par se réaliser. C’est mignon et touchant. Certes, c’est un hyper rapide (40 pages) et vite expédié, mais c’est déjà bien pour un roman première lecture… Ajoutons à cela que les petites illustrations en noir et blanc sont sympathiques et collent bien au récit. « Le destin d’Aïssata » est donc un joli petit livre écrit à quatre mains pour les lecteurs débutants souhaitant découvrir une histoire se déroulant dans un autre pays que la France.

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(Ouvrage lu dans le cadre du Challenge Mystère. N’hésitez pas à cliquer sur la bannière.)

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Citations

C’est alors que je me mis à pleurer, car je savais bien que c’était impossible, une fille de mineur ne devient jamais chanteuse, elle reste dans sa mine. Et puis mon papa ne me laisserait jamais prendre des leçons. Il avait trop besoin de moi pour l’aider dans les galeries souterraines de la mine, il avait besoin de moi et de mes frères et sœurs, car c’était avec notre aide à tous que la famille pouvait survivre tant bien que mal. Dans notre pays, la plupart des filles n’allaient d’ailleurs pas à l’école, c’était une chose généralement réservée aux garçons, mais mêmes mes frères aînés n’y étaient pas allés : sans eux l’extraction des diamants aurait été bien plus difficile, car mon papa avait perdu beaucoup de force en vieillissant. Nous étions pauvres et papa disait toujours que c’était « en unissant nos forces que l’on parviendrait à s’en sortir ».

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La vision de ces magnifiques jeunes filles, et surtout la pureté de leur voix, allaient transformer à jamais mes rêves d’enfant et bouleverser toute ma vie : jusqu’à cet instant, je n’avais jamais imaginé qu’une petite fille puisse être différente de ce que j’étais, habillé de vêtements de récupération, les cheveux courts et poussiéreux, avec comme unique perspective d’avenir l’espoir de se marier rapidement avec un jeune homme du village ou d’un village voisin, de devenir ainsi une femme de mineur, et avoir beaucoup d’enfants qui eux-mêmes travailleraient un jour à la mine afin d’aider la famille à survivre. Ainsi va la vie chez nous, et personne n’a sans doute réfléchi au fait que l’on puisse vivre autrement…

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J’avais le trac, mais je me sentais fière de me trouver debout sur scène.

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Ma note

♥ 4/5

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2 réflexions au sujet de « « Le destin d’Aïssata » de Jessica Reuss-Nliba et Didier Reuss »

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