Horreur·Science Fiction

« Positif » de David Wellington

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Positif »
Auteur : David Wellington
Genre : Horreur / Science-Fiction
Éditeur : Bragelonne

résumé du livre

Le signe « + » tatoué au dos de la main de Finnegan le marque comme un positif. À tout moment, le virus zombie pourrait se diffuser dans son corps, transformant l’être humain rationnel qu’il est en un monstre affamé. Sa seule chance de mener une existence normale est de survivre à la période d’incubation potentielle. Finn se lance alors seul dans un voyage infernal qui lui fait traverser une Amérique métamorphosée – un territoire sombre et dangereux, peuplé de héros, de pillards, de fous furieux et de hordes de zombies. Et bien que ceux-ci soient partout, Finn ne tarde pas à découvrir que le plus grand danger vient peut-être de ses frères humains…

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Ma critique

Il y a plusieurs années, j’avais repéré cet ouvrage grâce aux bonnes critiques sur la toile. En manque de zombies, j’ai finalement craqué en l’achetant il y a peu… Et aussitôt acquis, aussitôt lu ! Hélas, si j’ai trouvé l’approche du genre Z originale et prometteuse, j’ai été déçue par les longueurs et plus particulièrement par la dernière partie… couv59255693Je ressors donc très partagée par ma lecture voire un déçue car, avec les avis positifs que j’avais lus, je m’attendais à mieux…

Dans cet ouvrage, on se retrouve au milieu d’une apocalypse zombies qui a décimé l’humanité. Si le virus peut se transmettre par une simple morsure, il a surtout la particularité de s’immiscer dans le corps des survivants et à vivre silencieusement, à moitié endormi, attendant son heure… Il peut se transmettre à d’autres par contact buccal, sanguin ou intime… Ainsi, certaines personnes sont contaminées sans le savoir et, un beau jour, deviennent d’un coup des zombies ! A la manière des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, on impose un signe distinctif à ceux qui sont porteurs de ce virus pouvant s’éveiller à tout moment : on leur tatoue un signe « + » sur la main. Ces personnes, nommées « Les Positifs », sont exclues par la société et relayées au rang de sous-hommes. Ils ne valent rien et représentent un danger potentiel. Finn, le personnage principal de cet ouvrage, a découvert par hasard que sa mère était une positive et donc qu’il l’est aussi… Il va donc narrer son enfance, le jour où tout a basculé pour lui et son incroyable périple à travers un no man’s land rempli de zombies, de pirates et de gens malhonnêtes. Sa traversée est riche en rencontres et en rebondissements ! Pendant le premier tiers, je me suis régalée à découvrir ce nouveau monde sans lois, hostile, violent, cruel, sanglant et effroyable. En tant que lectrice, je ne suis pas restée insensible au sort que l’on réserve aux Femmes. La plupart d’entre elles se font violer et sont considérées comme des marchandises. On peut les troquer, les avoir comme objet sexuel ou se servir soi-même… Les femmes les plus rebelles sont toutes brisées d’une façon ou d’une autre… Malgré quelques bonnes âmes, je n’ai vu aucun espoir pour la gente féminine, ce qui m’a vraiment fait froid dans le dos

Les protagonistes qui vont croiser la route de Finn sont nombreux. Parmi eux, j’ai surtout été marquée par Adare, un pillard qui va sauver le jeune homme d’une horde… Très vite, Adare va montrer son véritable visage, notamment avec son harem de femmes dont la plus jeune est à peine une adolescente… Cela m’a fortement fait songer au film « Mad Max Fury Road » ! On a d’ailleurs une grande similitude scénaristique, puisque Finn va s’enfuir avec les filles et va tomber sous le charme de Kylie, la meneuse, avec laquelle il va d’abord avoir une relation explosive. Malgré ce sentiment de déjà vu, les premières parties du roman m’ont bien plu, car elles étaient sombres, dynamiques et pleines de retournements de situation. Hélas, les longueurs n’ont pas tardé à arriver… Les rencontres se sont multipliées et semblaient parfois inutiles. C’est par exemple le cas avec Caxton, une fliquette… La partie se déroulant de le camp est intéressante, car elle montre que l’horreur n’est pas uniquement présente dans le désert : dans une zone protégée, on doit travailler à la sueur de son front, subir le pire et obéir aux esclavagistes… Où que l’on soit, il faut survivre… J’ai eu un regain d’intérêt avec ce long passage puis, l’auteur m’a perdue avec quelques facilités et lorsque Finn a décidé de fonder une nouvelle société en espérant être juste. David Wellington va aborder la vision de Finn à celles d’autres communautés de survivants et plus particulièrement aux sectes et aux extrémistes… Honnêtement, j’ai regretté le changement de statut de Finn, car j’ai trouvé qu’à partir de là, le scénario était comme cousu de fil blanc. Entre la guerre des rabatteurs, les trahisons, le retour de Kat la Rouge (un personnage que j’ai trouvé fade et lisse…) et les quelques twists, je me suis ennuyée. L’intrigue avait comme perdu toute sa saveur ! Malgré l’action et l’utilisation de chapitres courts pour dynamiser le récit, je n’ai pas pu retrouver l’enthousiasme que j’avais ressenti au début de ma lecture.

Ce voyage initiatique et dangereux aux côtés de Finn avait très bien démarré, mais il m’a lassée au fil des pages… Dommage ! J’aurais préféré que l’on développe davantage ce qui fait la force et le titre de l’ouvrage : les Positifs ! On a l’impression qu’il ne s’agit que d’un prétexte… L’auteur aurait vraiment pu jouer avec les nerfs du lecteur en proposant des personnages porteurs du virus. Ici, ce sont surtout les personnes non contaminées qui sont un loup pour l’homme… Et plus particulièrement pour la femme. On a donc de bonnes idées, mais pas exploitées comme je l’aurais souhaité… Un ouvrage aussi prenant qu’inégal…

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Citations

Plus tard, on m’a libéré. Avec un luxe de précautions, comme s’ils craignaient que le virus ait pris le dessus pendant qu’ils avaient le dos tourné. Ou peut-être pensaient-ils que j’allais les mordre par pure rancune, pour les infecter, eux aussi.
Ma main continuait à m’élancer. On m’avait fait un bandage en tissu maintenu par de l’adhésif blanc. Je l’ai arraché. Un tatouage – un grand signe « plus » noir – couvrait ma main d’un côté à l’autre ; il remontait jusqu’à mon poignet, de sorte que tout le monde puisse bien le voir, même de loin. Un signe « plus ».
Positif. Voilà ce qu’il signifiait.
J’étais positif.

 

—————

– C’est vraiment plus fort que toi, hein ? Tu ne peux pas te tenir à carreau, te contenter de jouer le jeu ?
– Parfois, changer les règles devient nécessaire.

 

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Les panneaux de tôle ondulée de six mètres de haut avaient été peints en blanc pour éviter la rouille. Au sommet, des gardes armés de fusils à lunette occupaient une passerelle métallique. Devant l’entrée, des os de toutes sortes remplissaient un grand espace vide : des squelettes humains, par centaines, non, par milliers. Ils formaient des piles où se mélangeaient crânes, bassins, fémurs et phalanges, jaunis par le soleil. Des oiseaux noirs les examinaient, même s’il ne restait apparemment plus grand-chose pour eux. Seul un étroit ruban d’asphalte dégagé permettait la circulation des véhicules – à part ça, ce vaste charnier n’était composé que d’os.

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Ma note

♥  2/5

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12 réflexions au sujet de « « Positif » de David Wellington »

  1. Ah, il est dans ma WL depuis un moment, mais je n’ai jamais sauté le pas car je me disais que ça pouvait être génial comme ça pouvait être très nul ^^ Finalement, ton avis confirme mes craintes… Du coup, je ne suis pas sûre de le lire :/ À voir si un jour, j’ai envie d’une histoire de zombies 😉

    Aimé par 1 personne

    1. Alors j’ai aimé l’ambiance de Mad Max Fury Road, mais j’ai détesté le film… Partir/fuir pour revenir au point de départ à 5min de la fin du film ?! Les scénaristes ont craqué !!!!
      Tu ne loupes, hélas, pas grand chose…

      J'aime

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