Science Fiction·Young adult

« La proie du dragon » (Altérés T1) de Florence Cochet

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « La proie du dragon » (Altérés T1)
Auteur : Florence Cochet
Genre : Young Adult / Science Fiction
Éditeur : Éditions Dreamland

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résumé du livre

L’humanité a failli être décimée lors d’une apocalypse déclenchée par des intelligences artificielles. Trois siècles plus tard, le fléau a été maîtrisé par le gouvernement grâce à un contrôle strict des technologies. C’est dans ce monde que la jeune Lutessa vit paisiblement avec son père qu’elle adore. Jusqu’au jour où il sabote son concours d’entrée à l’Institut des Technologies, brisant son rêve de devenir ingénieure. De quoi veut-il la protéger en l’empêchant de partir étudier à la capitale ? Le pire survient quelques jours après lorsque Lutessa est infectée par de dangereux nanorobots. Emmenée de force dans les laboratoires du gouvernement, Lutessa découvre que les apparences sont souvent trompeuses. Les autorités veulent-elles protéger les citoyens ou, au contraire, les asservir ? Lutessa se retrouve au cœur d’enjeux qui vont la mettre sur les traces de ses origines et de sa mission… Dans la guerre entre l’homme et la machine, elle est la clé de la paix.

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Ma critique

Ce premier tome est une très bonne surprise ! En lisant la quatrième de couverture, je me doutais que l’ambiance post-apocalyptique et futuriste me plairait cependant, j’ai vraiment passé un très très bon moment. Le récit met en scène Lutessa, alias « Tessa », une adolescente enjouée et dynamique vivant seule avec son Fonton, son père. Malgré le fait que la mère soit morte, le duo vit tant bien que mal et semble très complice. xcover-1597J’ai beaucoup aimé la relation entre le père et sa fille car, même si on apprend rapidement que Fonton cache des choses à son enfant, on en comprend les raisons… Un beau jour, Lutessa va donc découvrir des mystères insoupçonnés concernant ses géniteurs, mais également des informations sur elle ! Suite à un contrôle de santé, elle apprend qu’elle est infectée par des nanorobots et qu’on doit l’emmener dans les laboratoires du gouvernement. Les choses empirent lorsque la jeune fille fait la rencontre d’une armée de résistants déterminés à la sauver pour des raisons bien précises… Florence Cochet a vraiment su apporter une touche de mystère à son roman : tout au long de ma lecture, je me suis demandé qui pouvait trahir Lutessa. Les récalcitrants au système, principalement constitués du beau Daryl, du mystérieux Dragon, de Mia et de Gwen, ont rapidement su trouver les mots et faire en sorte que Tessa adhère à leur vision des choses. Je me demandais s’il y avait une taupe parmi cette étrange équipe… Par ailleurs, je me questionnais également au sujet de Jason, alias « Doggy », un ami d’enfance, ou de Lorik, un ami très proche qui préparait son concours d’admission à Renaissance, une école hautement réputée… On ne sait pas qui ment ou qui manipule qui. Comme l’héroïne, on avance en eaux troubles. Je dois avouer que l’auteure a réussi à m’avoir, car à force de soupçonner tout le monde, j’ai mis du temps avant de comprendre certaines choses !

En plus de proposer son lot de surprises, de rebondissements et de révélations, Florence Cochet a pris le temps de planter son décor. Au début du roman, on découvre lentement mais sûrement cet univers futuriste : son fonctionnement, comment notre monde a basculé pour en arriver là et ce qui a changé… J’ai trouvé ses idées bien dépeintes et, malheureusement très crédibles. Comme la plupart des écrivains de science-fiction, l’auteure n’a pas foi en l’humanité et la technologie. Les Hommes sont de plus en plus accros aux objets leur rendant la vie plus facile, ont tout le temps un écran sous les yeux, utilisent au moins un objet électronique par jour et se fient corps et âme aux machines. Étant donné l’évolution de certaines recherches, la place de la technologie dans notre quotidien et les objets de pointe mis en réseau, je ne peux qu’approuver ces craintes !… Or, on dit souvent qu’il n’y a qu’un pas entre la fiction et la réalité… J’espère néanmoins que les choses ne seront pas aussi brutales et chaotiques que dans cet ouvrage…

D’ailleurs, sans pour autant crier au plagiat, j’ai trouvé qu’il y avait énormément de similitudes avec la trilogie « Matrix ». En effet, on retrouve les mêmes thématiques ainsi que quelques éléments en communs comme l’idée de câbles que l’on se branche dans le corps pour entrer dans une surréalité/un monde virtuel. Ces câbles permettent à l’esprit d’aller dans cet endroit fiction, de bouger, d’agir, de se battre et d’échanger. Si l’on rompt le contact, les conséquences peuvent être désastreuses… Il y a également L’Architecte que l’on pourrait retrouver dans le personnage de Daath. Tous deux sont vraiment mystérieux, puissants et dangereux… Ayant aimé « Matrix », ces éléments en commun ne m’ont pas rebutée, bien au contraire ! J’ai aimé ces clins d’œil au point que je me suis plus facilement projetée dans le récit. Outre le fait d’alerter les lecteurs du danger que représentent les technologies, l’auteure aborde également d’autres thèmes très intéressants comme la santé (le fait que l’on repousse les limites, que l’on soigne de plus en plus de vies, que l’on soit de plus en plus nombreux sur Terre), de l’écologie (nature, agriculture, alimentation), de la science et du progrès en général. Tout ceci pousse vraiment à la réflexion ! J’ai vraiment apprécié cogiter sur les pistes qu’elle proposait…

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« Oublie les conventions, oublie ta corporalité. Ici, tu dois apprendre à t’affranchir des habitudes humaines et des lois physiques. Si tu le souhaitais, tu pourrais grimper au mur avec l’aisance d’une araignée ou voler. » (p194)

Comme souvent dans les dystopies, l’héroïne est une femme forte, entêtée, courageuse et avec ses défauts. On pourrait croire avoir affaire à un protagoniste classique, mais il n’en est rien. Florence Cochet a su donner de la consistance à son personnage que l’on apprend à apprécier pour ses actes, ses doutes et ses choix. De plus, même s’il y a un bel apollon dans la Résistance, on ne va pas céder à la facilité ou à la romance, ce qui est très appréciable ! J’en ai tellement marre des scénarios classiques où l’on assiste à un rapprochement entre deux personnages dès la première rencontre jusqu’à se révéler son amour alors que les deux individus se connaissent à peine ! Ici, ce n’est pas le cas. L’auteure ne tombe pas dans cet engrenage et se concentre sur l’avancée de son scénario. On a donc un premier opus intéressant, avec un récit maîtrisé ainsi qu’un bon rythme, des personnages troubles, une héroïne attachante, une bonne ambiance post-apo’ et une conclusion qui appelle une suite ! Merci encore aux éditions Dream Land de m’avoir donné l’opportunité de découvrir ce titre.

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simplementlogo     editionsdreamland

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CitationsSa vie lui échappait. Elle avait la déconcertante impression de se trouver sur une pente verglacée. Chaque fois qu’elle cherchait à grimper, elle glissait de plusieurs mètres en arrière. Mais Lorik lui jetterait bientôt une corde et des crampons depuis le sommet.

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Ce que tu dois retenir, c’est que nous sommes nées de la folie des hommes, de leur fainéantise, de leur irrépressible besoin d’évasion.

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Jusqu’ici, je n’ai été qu’une proie. Apprends-moi à devenir un prédateur.

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Ma note

4,5/5

8 réflexions au sujet de « « La proie du dragon » (Altérés T1) de Florence Cochet »

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