Romans·Romans policiers / Thriller

« Trois fourmis en file indienne » d’Olivier Gay

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Trois fourmis en file indienne »
Auteur : Olivier Gay
Genre : Roman policier / Thriller / Aventure
Éditeur : Le Masque

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résumé du livre

Un attentat dans le métro parisien. Une vente aux enchères. Un milliardaire au sourire trop large. Des soldats en treillis. Des directives de l’antiterrorisme. Une île paradisiaque. Du sable blanc. Des fusils d’assaut. Et Fitz. Ce dealer, dragueur et parasite mondain n’a rien d’un James Bond. Alors pourquoi se trouve-t-il au centre du complot ?

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Ma critique

Découvrir Olivier Gay dans autre chose que le genre fantastique s’est avéré assez moyen, voire décevant… Certes, « Trois fourmis en file indienne » fut une lecture agréable et divertissante toutefois, je n’en garderais pas un grand souvenir contrairement à ses autres sagas. couv11051434D’ailleurs, je dois avouer que j’ai été très étonnée et frustrée de voir que cet ouvrage était un quatrième tome ! Sur mon édition, rien n’indique qu’il s’agit d’une série ni l’ordre des opus à suivre. J’ai simplement vu que d’autres œuvres comme « Les mannequins ne sont pas des filles modèles » avaient été également éditées aux éditions Le Masque, mais je n’ai pas vraiment d’autres infos. C’est un peu dommage, car j’ai vraiment eu l’impression d’avoir pris le « métro » en route ! John-Fitzgerald Dumont – alias Fitz – a toute une vie derrière lui avec des péripéties passées, des petits emplois peu recommandables, des amourettes, etc. Apparemment, c’est vraiment un homme à Femmes puisque l’on va mentionner plusieurs de ses conquêtes. La plupart des demoiselles ne sont plus avec lui, mais lui veulent du bien. On suppose donc que ce bad-boy parisien aux activités illicites (deal de drogue) a beaucoup de qualités et a vécu énormément de choses. Pour ma part, j’ai eu du mal à m’attacher à cet anti-héros. Certes, il a un humour décapant et un tempérament qui me fait penser à celui de Nathan Drake d’« Uncharted », mais je n’ai pas pour autant adhéré au personnage. Il en va de même pour le reste des protagonistes (Deborah, Bob, Moussah) que je n’ai pas eu loisir de découvrir réellement. Ils semblent lisse et sont de passage ! Comme c’est un quatrième tome, on reste en surface. Je suppose qu’il faudrait lire les autres tomes de la saga de Fitz pour apprendre à les connaître.

Le genre de cet ouvrage n’est pas celui auquel je m’attendais. Estampillé comme polar, je pensais que ce récit s’apparenterait plus à une enquête classique. Or, même s’il y a du mystère et un petit côté thriller, on est plus sur une ambiance d’aventure ou un roman d’espionnage. Ce côté hybride m’a d’ailleurs bien plu. J’ai aimé découvrir Fitz dans ce rôle de passionné d’art, essayant tant bien que mal de conserver sa couverture ou  de ne pas perdre la tête. Son tandem avec Jessica, son ex-petite amie fliquette, est assez sympathique à suivre. Ils sont un peu comme chien et chat. On sent qu’ils se taquinent affectueusement et que certaines choses ne sont pas encore terminées… Les voir évoluer derrière des masques qui ne sont pas les leur et essayer de percer certains secrets m’a bien divertie. Pour une lecture estivale, j’ai trouvé que c’était plutôt agréable. De plus, la fin m’a assez surprise, car je ne pensais pas que l’on dévoilerait l’identité de Bob. Je supposais que c’est un personnage récurrent dans la saga. De ce fait, je ne me penchais pas spécialement sur son cas, car j’imaginais que cette aura de mystère l’accompagnerait dans d’autres œuvres… J’ai donc été étonnée par certaines révélations. Cela dit, en ce qui concerne l’affaire principale, le dénouement ne m’a pas spécialement enchantée…

À moins de tomber dessus via mon réseau de bibliothèques, je ne pense pas me pencher sur d’autres ouvrages mettant en scène Fitz. Certes, la plume d’Olivier Gay est toujours aussi simple, rythmée, efficace et drôle cependant, je préfère lorsque l’auteur touche à l’imaginaire (« La magie de Paris », « Le Noir est ma couleur ») ou au fantastique (« La main de l’empereur » ou « Les Épées de glace » que je suis en train de lire). Je referme donc ce volume avec un sentiment mitigé voire une petite pointe de déception. Tss tss tss ! Allons… Il en fallait bien une, même s’il s’agit de mon auteur chouchou de l’année ! Si la découverte de cet anti-héros vous tente, essayez de commencer avec le premier opus : « Les talons hauts rapprochent les filles du ciel ». D’après mes recherches post-lecture, c’est mieux de lire dans l’ordre même si chaque volume peut se lire indépendamment.

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Citations

J’avais dû affronter des armes à feu, quitter mon appartement et pire, traverser le périph.
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Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit, je me suis imaginé dévoré par les requins, criblés de balles, enterré dans une tombe anonyme.
Bref, j’ai un bon feeling.

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L’alcool coulait à flots, les couples se formaient et se déformaient au rythme des beats et la queue aux toilettes provenait plus d’une consommation excessive de coke que d’une vessie défaillante. J’en voulais pour preuve qu’il y avait autant de monde devant la porte des hommes que devant celle des femmes .Dans le monde réel, cela ne se produisait jamais.
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Ma note

♥ 3/5

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4 réflexions au sujet de « « Trois fourmis en file indienne » d’Olivier Gay »

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