BD

« L’œuvre du serpent » (Perle Blanche T2) de Laurence Baldetti et Sébastien Floc’h

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « L’œuvre du serpent » (Perle Blanche T2)
Auteurs : Laurence Baldetti et Sébastien Floc’h
Genre : Bande dessinée / Aventure
Éditeur : Glénat

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résumé du livre

L’Afrique, terre de mystères et d’esclavagisme. Puisque chaque jour, ce sont des galions entiers chargés de marchandise humaine qui larguent les amarres vers la vieille Europe et les Amériques. Une situation à laquelle ont décidé de s’attaquer deux gamines pirates, Perle et Blanche, élevées dans l’art de l’escrime, de la magie vaudou, et de la répartie qui tue ! Leur ennemi de toujours, le Gouverneur, risque d’en avoir quelques suées… surtout quand ses bénéfices vont commencer à fondre comme neige au soleil…

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Ma critique

Ce dernier opus m’a, hélas, laissé un sentiment mitigé. Ma principale frustration vient du fait que deux tomes ne suffisent pas. Autant j’étais contente de découvrir une saga qui ne soit pas à rallonge, autant je me doutais que certains éléments seraient peu développés afin de pouvoir tenir en une cinquantaine de pages. Seulement voilà, je m’étais assez attachée au tandem Perle et Blanche. couv8327402Le contexte était intéressant, il y avait matière à creuser du côté de la magie vaudou et on pouvait encore donner de la consistance aux protagonistes ! De plus, à mes yeux, la fin est plus ou moins ouverte… On pourrait très bien envisager une suite… Il y avait beaucoup de pistes avec le personnage d’Anton qui a réussi à me surprendre au cours de ma lecture. Hélas, l’éditeur a estampillé la couverture d’un « Dernier opus », ce qui signifie que l’on ne verra pas d’autres tomes un jour. Dommage ! Je suis certaine que cela aurait pu plaire. Je referme donc cette saga avec un goût d’inachevé…

L’ouvrage démarrait plutôt bien, puisqu’il y avait tout de suite de l’action avec des personnages qui font tomber leur masque ainsi que la capture des deux héroïnes ! Il y avait donc une certaine tension. Les deux sœurs étaient en difficulté, ce qui a permis aux personnages secondaires d’entrer en jeu. À leur tour d’avoir enfin un rôle correct et de dévoiler leur personnalité via leurs actes ! De leur côté, Perle et Blanche révèlent enfin au lecteur leurs origines. De ce fait, j’ai pu comprendre pourquoi elles avaient hérité de tels prénoms et pourquoi elles étaient aussi liées l’une à l’autre. La magie vaudou va avoir une grande importance dans le dernier tiers de la bande dessinée. J’avoue que de ce côté-là, je n’ai vraiment pas été déçue ! On est loin des simples poupées dans lesquelles on plante des aiguilles pour faire souffrir une personne ! Attendez-vous à quelque chose d’impressionnant et de chaotique !

Le rythme est encore une fois très bien dosé. En soit, je ne vois rien à redire sur la construction de ce second volume. Les planches sont dynamiques, les cases retranscrivent bien les scènes et les couleurs apportent de belles ambiances. Du côté des dialogues, j’ai particulièrement aimé l’une des répliques de Parfait, l’esclave et ami de William, qui a fait écho à l’une de mes lectures : « The Hate U Give » d’Angie Thomas. En effet, l’enfant affirme avec peine que la parole d’un noir/un esclave vaut moins que celle d’un blanc. Heureusement, William est un homme intelligent : il va écouter son petit protégé et va essayer d’agir en conséquence… D’autres thématiques sont légèrement soulevées : la famille, la transmission de connaissance, l’égalité et la politique durant la période dans laquelle se déroule l’histoire. Il y a donc de belles choses dans cette BD que ce soit au niveau des réflexions, des rebondissements ou de l’ambiance. C’est regrettable de s’arrêter ici… L’aventure aurait pu repartir de plus belle !

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Citations

Voyez, la magie d’Angleterre peut être plus efficace que votre vaudou avec ses cous de poulets coupés. Remerciez vos gardes d’aimer les jeux d’argent. Après quelques tours, ils oublient vite de regarder ce que peuvent cacher quelques fruits…

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Ça, c’est une chrysalide. C’est l’étape nécessaire pour qu’une chenille devienne un papillon et qu’ensuite nous le collectons. La nature est mère de patience, il faut du temps dans l’évolution de toute chose.

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Vous êtes comme mes filles… J’en suis fière ! Je crois en vous…

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Ma note

♥ 3,5/5

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