BD·Science Fiction

« Dead Run » d’Andrew Cosby, Michael Alan Nelson et Francesco Biagini

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Dead Run »
Auteurs : Andrew Cosby, Michael Alan Nelson et Francesco Biagini
Genre : BD / Comics / Science-Fiction
Éditeur : Emmanuel Proust

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résumé du livre

Après la guerre nucléaire, dans un Los Angeles en proie aux attaques de zombies, Nick est un « transporteur » expérimenté. Quand le parrain de LA enlève sa sœur, il n’a pas d’autre choix que d’apporter un paquet « très spécial » à Las Vegas. Or, il doit emprunter la fameuse « Dead Run », la route la plus dangereuse du pays ! Pour la traverser sans encombre, il s’allie à la jeune et innocente Becki… Proie bien tentante, pour les mutants en tous genres qui croiseront leur chemin. Et ce mystérieux paquet, que contient-il de si important ? Entre gros calibres et gadgets sophistiqués, Nick est prêt à tout pour le savoir et arriver à Vegas…

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Ma critique

Un blogueur ou un lecteur de mon travail ? Je ne sais plus qui m’a conseillé ce ouvrage… mais j’ai vraiment un avis différent du sien ! Cette aventure n’était pas du tout pour moi, puisque j’ai retrouvé tout un condensé de ce que je n’aime pas : des combats explosifs qui ne servent pas à grande chose, la Femme symbole de vagin ou de ventre, l’homme surpuissant que rien arrête et les personnages archi-caricaturaux… Ce qui m’a le plus dérangé, c’est vraiment l’image que l’on a donné à nous, « femelles »… Becki, une jeune mécanicienne aidant Nick, est l’archétype de la bonnasse qui a besoin d’être sauvée, mais sachant quand même se défendre un peu afin de la distinguer des autres femmes (qui sont impuissantes et se contentent de larmoyer sur leur sort)… Comment vous la décrire ? Une punk avec des cheveux blonds colorés de noir, des piercings sexy, de gros seins mis en valeur avec un micro t-shirt, le ventre à l’air avec un tatouage au nombril et un jean taille basse révélant un large tatouage sur les reins. couv16021090Dans un monde hostile où on sait qu’il y a des tarés et des hommes mauvais, la demoiselle n’a pas jugé bon de camoufler sa chair avec une combinaison, des protections ou quelque chose d’utile pour se défendre… Évidemment, ce qui devait arriver arriva : elle est remarquée par tous les monstres masculins qui en veulent à ses fesses et plus particulièrement le sinistre Homme-Médecine, un mutant collectionneur de femmes souhaitant procréer. C’est tellement le genre de stéréotypes machos m’agacant et que j’aimerais éviter en littérature !

Le scénario m’a fortement rappelé le film « Mad Max Fury Road ». Si vous n’avez pas vu le film et que vous souhaitez voir un comics s’en rapprochant, alors « Dead Run » saura satisfaire votre curiosité. On retrouve l’idée de course-poursuite en milieu hostile, des morts, des explosions à gogo, des véhicules de l’enfer, des mutants, un gang sanguinaire qui fait sa loi, un héros surpuissant qui tue comme personne, un monde post-apocalyptique, des esclaves « pondeuses » et l’idée de revenir au point de départ vingt pages avant la fin ! Il n’y a finalement que les idées de transporteur et de sœur à protéger qui diffèrent des deux œuvres… Plagiat, gros clin d’œil ou forte inspiration ? Je l’ignore… Mais une chose est sûre : je n’ai ni aimé ce comics, ni le film « Fury Road » ! Côté dessins, j’avoue que je n’ai pas spécialement accroché. Ce n’est ni laid ni beau cependant, les décors me plaisent beaucoup. L’illustrateur a vraiment su représenter la fin du monde et les lieux désertiques. Les mutants sont également très travaillés et imposants. Certains sont véritablement affreux. En fait, c’est surtout le design des humains avec lequel j’ai eu du mal… Sinon, le reste est correct et parfois même de qualité si l’on s’attarde sur certaines planches. Hélas, c’est surtout le scénario qui a compté pour moi… Et on est loin de révolutionner les road-trip post-apocalyptique… Tout est assez minimaliste et cliché ! En outre, je cherche encore les zombies annoncés dans le résumé… Je referme donc cet ouvrage avec un goût amer.

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Citations

– Et depuis quand je suis capable de cacher un truc à ta sœur ?
– Jamais, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je t’ai dit de ne pas l’épouser.

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– Nick Masters, hein ? J’ai entendu parler de toi. Un sacré bon transporteur. J’aurais jamais imaginé que tu étais stupide.
– Excusez-moi ? Je n’ai pas le temps de m’amuser, vieil homme.
– Fils, j’ai des calculs rénaux plus gros que tes couilles, alors ne me menace pas, sauf si tu veux assister à ton apocalypse personnelle.

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Je te souhaiterais bien bonne chance, mais toi comme moi, on sait qu’il n’existe rien de tel dans la zone.

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Ma note

♥ 1/5

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12 réflexions au sujet de « « Dead Run » d’Andrew Cosby, Michael Alan Nelson et Francesco Biagini »

  1. Le résumé et la couverture ne m’inspiraient pas vraiment, et ta chronique confirme que ce n’est vraiment pas pour moi… Mais je ne doute pas qu’il y ait un public pour cet ouvrage. Tu titilles, par contre, ma curiosité sur les décors ! Du coup, j’essaierai de trouver le livre à la bibliothèque pour le feuilleter.

    Aimé par 1 personne

  2. Ah ! Tu es tombée sur une coquille. Je n’avais pas non plus aimé le film mad max ! Tu es la première qui me rassure sur le point que c’était pas un « chef d’œuvre » 🤧 je passe mon tour pour cette lecture, je suis pas spécialement fan de zombie (ou de mutants qui y ressemble vu que tu as dit qu’il n’y a pas de zombie) et encore moins des dessins 😂

    Aimé par 1 personne

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