Littérature jeunesse

« Brouzouf tour ou la folle virée avec ma grand-mère complètement barrée » de Cécile Chartre

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Brouzouf tour ou la folle virée avec ma grand-mère complètement barrée »
Auteur : Cécile Chartre
Genre : Littérature jeunesse – ado / Roman contemporain
Éditeur : Éditions du Rouergue

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résumé du livre

Quatre jours et trois nuits que Victorien et sa grand-mère se trimbalent sur les routes en direction de Paris. Il n’y a qu’elle pour avoir eu une idée pareille, participer à un jeu télé pour gagner du fric, de la thune, un maximum de brouzoufs ! Et il n’y a pas plus comique, même si elle ne le fait pas exprès. Pas plus aventurière aussi. Car sur la route ils vont faire de drôles de rencontres…

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Ma critique

Après avoir été touchée par l’ambiance et les personnages de « Cœurs de cailloux » de Cécile Chartre, j’espérais qu’il en soit de même pour cette nouvelle publication… Hélas, si l’idée de roman intergénérationnel est de nouveau présente grâce au jeune héros et sa grand-mère, je n’ai pas été spécialement conquise. C’était court (moins de cent pages), peu touchant et malheureusement pas très original. couv41807386J’ai été parfois hermétique à l’humour de ce voyage qu’ont entrepris les deux personnages principaux pour ramener de l’argent à la famille. J’aurais espéré davantage de scènes rocambolesques et plus de rencontres ou de quiproquos. Pourtant, cela commençait plutôt bien avec l’idée d’Alix durant le covoiturage ! Cette chute était inattendue, drôle et bien trouvée. Hélas, la suite avec Barbara et le beau Jean-René ne m’a pas convaincue. Je m’attendais à rire plus et pensais être davantage surprise… Des personnages âgés complètement barrés, j’en ai déjà rencontré dans d’autres ouvrages… mais ils étaient bien plus loufoques que la vieille Colette ! L’auteure aurait pu pousser davantage son tempérament ou les retournements de situation…

La narration est plutôt classique mais efficace : on est sur un texte à la première personne où le narrateur raconte son quotidien avec simplicité, dynamisme et humour. De ce fait, on rentre aisément dans l’histoire et on découvre avec plaisir cette famille dont le quotidien semble bien compliqué. De plus, on s’attache facilement au pauvre Victorien qui ne sait vraiment pas dire non aux filles. C’est un héros sympathique et sensible avec ses qualités comme ses défauts. Ses anecdotes m’ont plu, notamment celle du lapin/chinchilla. Malheureusement, le jeune homme est le seul à avoir de la consistance. On en sait très peu sur cette grand-mère audacieuse et encore moins sur cette mère dévouée à sa famille au point de cumuler deux emplois pour subvenir aux besoins de son foyer. J’aurais par exemple voulu en savoir plus sur son passé, sa relation avec son fils ou sa mère ou encore sa façon d’envisager le futur. À cause de ce manque de détails, l’entourage de Victorien m’a paru assez lisse.

Ce road-trip a beau mettre en avant de belles valeurs, pointer du doigt certains problèmes de la société et proposer une pluie de jeux de mots, j’ai trouvé qu’il manquait vraiment de profondeur que ce soit au niveau des personnages ou du périple en lui-même. La fin est également rapide et facile… En lisant les avis sur internet, j’ai remarqué que j’étais l’une des rares lectrices à ne pas avoir accroché au récit. Dommage ! Cela arrive…

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(Lu dans le cadre du concours MoseL’Lire. N’hésitez pas à cliquer sur la bannière.)

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CitationsIncroyable le nombre d’informations et d’anecdotes en tout genre qu’elle a pu emmagasiner pendant toutes ces années. Bon, le souci, c’est que des fois ça se mélange un peu dans sa tête. Du style « J’ai vu Albert Camus hier chez Nagui, il a pris du bide le pauvre vieux ! » Ben ouais, soixante-dix-sept ans au compteur Colette tout de même, faut pas trop lui en demander non plus. C’est pour ça que j’ai profité du voyage pour la faire réviser un petit peu. Beaucoup même. Pour être honnête, je l’ai fait bosser comme une malade. Une bonne remise à jour de son disque dur lui a fait le plus grand bien. Allez hop, on défragmente tout ça et on repart d’un bon pied. C’est mal, je sais.

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Bon, j’ai compris qu’elle avait envie de discuter. J’ai lâché cinq secondes mon téléphone et on a entamé la conversation. Elle s’appelait Barbara. Elle avait effectivement une vingtaine d’années et exerçait le métier de représentante de draps, ou quelque chose dans ce style. C’est en tout cas ce que j’avais compris quand elle m’a dit qu’elle allait d’hôtel en hôtel, pour travailler.

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Crénom : Juron ancien exprimant la surprise, l’impatience, etc.
Exemple : « Oh crénom, tu vas bouger ton boule, oui ? »
Aujourd’hui remplacé par : « Ta mère en short, zyva, wesh mon frère. »

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Ma note

♥ 2/5

 

4 réflexions au sujet de « « Brouzouf tour ou la folle virée avec ma grand-mère complètement barrée » de Cécile Chartre »

  1. Le titre est super intrigant, et a un côté déjanté qui me plaît. Dommage que l’histoire ne t’ait pas convaincue et qu’elle ne soit pas un peu plus étoffée… Mais c’est vrai que moins de 100 pages, ça demande à un auteur l’entière maîtrise de son récit, ce que finalement peu d’auteurs sont capables.

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