BD·Fantastique/Fantasy·Littérature jeunesse

« Les larmes du grand esprit » (Fleur de Bambou T1) de Richard Marazano et Cat Zazà

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Les larmes du grand esprit » (Fleur de Bambou T1)
Auteurs :  de Richard Marazano et Cat Zazà
Genre : BD jeunesse – ado / Fantastique
Éditeur : Rue de Sèvres

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résumé du livreTout allait dans la forêt jusqu’à ce que les bambous se mettent à fleurir, ce qui, comme chacun sait, annonce la mort imminente de ces arbres. Devant ce phénomène, les animaux parlementent et s’organisent : il faut réagir ! Une seule solution s’impose : partir en quête du grand esprit fondateur de la forêt, et lui demander de nouvelles graines de bambou. Panda Roux l’intrépide et la Fouine, nettement moins courageux, se mettent en route. Ils seront même accompagnés de la fille des hommes, habitante de la forêt elle aussi menacée et pas si terrifiante qu’on pourrait le croire de prime abord. Un parcours semé d’embûches et de rencontres les attend, où ils devront faire preuve d’ingéniosité et de solidarité.

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Ma critique

Cette petite BD, je ne la connaissais pas avant que mon amie Mikasa me l’offre pour Noël dernier. couv28209751Elle a directement pensé à moi en voyant l’adorable panda roux, ce qui m’a beaucoup touchée. Comme elle, j’ai flashé sur cette adorable bouille rousse et sur le coup de crayon joliment coloré de Cat Zazà. J’étais également confiante par le scénariste Richard Marazano à qui l’on doit de bons titres comme les sagas Yin et le dragon ou Le monde de Milo… Malheureusement, je ressors assez déçue de ma lecture

L’univers s’est révélé hyper prometteur, puisqu’il est question d’un monde où les animaux parlent et s’habillent comme des humains. Ils vivent plus ou moins en harmonie malgré l’alimentation de chacun et, lorsqu’il y a un danger, ils usent de leur courage pour l’affronter ensemble. Les hommes ne sont pas présents. Les rares fois où on les mentionne, on parle d’eux comme des êtres cruels exploitant, consommant et détruisant la nature dès qu’ils en ont l’occasion. Ils n’ont donc pas une bonne image, ce qui est aisément compréhensible… Pourtant, quand le panda roux et la fouine mâle vont partir à l’aventure, ils vont s’allier à une fillette vivant seule dans la carcasse d’un vieil avion… Fine négociatrice, débrouillarde et bien intentionnée, elle va accepter de les aider… C’est à partir de cet instant que j’ai commencé à me poser plusieurs questions dont je n’aurais jamais de réponses… Est-on dans un monde post-apocalyptique où l’Homme a conduit le monde à sa perte ? Est-on dans un univers fantastique où chaque être vivant cohabite et a une civilisation égale ? (Sinon, comment tous les animaux ont-ils fait pour s’habiller et cohabiter sans se dévorer ?) Qu’est-il arrivé aux humains ? Où en est la technologie en sachant que les avions existent ? Pourquoi la bambine vit-elle seule dans la jungle ? Ses parents sont-ils morts ? Il y a bien trop de zones d’ombre pour que je sois satisfaite. Certes, je comprends que les auteurs ont privilégié le rythme et l’avancée du scénario néanmoins, cela se fait réellement au dépens du reste. Cet univers aurait mérité d’être plus développé ou un peu plus expliqué !

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Les protagonistes m’ont également divisée… En effet, ils ont pour défaut d’être assez caricaturaux et pas assez étoffés. Une fois encore, j’ai eu l’envie de les découvrir davantage ou de voir leurs liens se renforcer progressivement. Le panda roux est l’archétype du bon gentil : meneur, déterminé, enjoué, observateur et courageux, il va toujours de l’avant. La fouine mâle est un petit trouillard, mais avec de belles valeurs. C’est un peu le comique de service qui suit le héros en rechignant et en lui faisant tout de même confiance. La petite humaine est assez effacée, comme si elle cherchait sa place, alors qu’à mes yeux, elle avait une présence intéressante… Enfin, les singes qui les accompagnent montrent directement leur côté fourbe et calculateur, annonçant un revirement de situation en fin de quête. Un soupçon de surprise aurait été le bienvenu… Au lieu de ça, on assiste à des chuchotements entre les deux singes complotistes qui n’hésitent pas à exposer leurs plans alors qu’ils sont à deux pas des autres aventuriers… (Ces derniers remarquent des choses cependant, ils ne poussent pas plus loin leur raisonnement… Ce qui est assez idiot…) Tout ce petit monde avait du potentiel ! Hélas, ils se sont ancrés dans leur rôle…

Le scénario est assez classique et expéditif toutefois, on prend plaisir à suivre la petite troupe à chaque étape. J’ai trouvé qu’il y avait énormément de clins d’œil à certains univers connus comme Princesse Mononoké (les esprits de la forêt se ressemblent assez !), le livre de la jungle (le groupe de singe avec le roi) et d’autres œuvres que je vous laisse découvrir… On sent également des influences nippones, notamment grâce à l’Esprit Primordial, un grand dragon légendaire… C’est très chouette ! En plus d’une épopée qui progresse continuellement, il y a un peu d’humour. Certes, c’est très enfantin (ex : les blagues sur couper le kiki…), mais cela donne un peu de rythme supplémentaire. Le scénario a également pour avantage de s’auto-suffire : la quête du petit groupe a été bouclée et le dénouement est compréhensible… Néanmoins, la dernière case indique qu’un nouveau danger va bouleverser la forêt… On a donc une piste pour le second tome, sans pour autant parler de cliffhanger. C’est très appréciable ! Les petits lecteurs apprécieront sans doute la BD ainsi que le coup de crayon est vraiment très joli dans son ensemble. Même si tout ne m’a pas plu, merci encore à Mikasa pour cette belle bande dessinée où il y a mon animal fétiche !

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Citations

C’est bien connu, les hommes ne respectent pas la nature !
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Toutes les légendes ont une part de vérité…
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– Ce n’est pas une manière de traiter les voyageurs !
– Avance ! On n’a pas de leçons à recevoir d’un rat !
– Je ne suis pas un rat, je suis une fouine !
– Ah ?! Tu es une fille alors ?! Ben on dirait pas…
–  Je suis pas une fille, je suis une fouine !
– Ben t’as dit « une »…
– Ben c’est exactement pareil pour toi : tu es un singe mais cela ne veut pas forcément dire que tu es un garçon…
– Bien sûr que je suis un garçon ! Qu’est-ce que tu insinues…
– Je crois que ce RAT cherche à t’embrouiller pour trouver un moyen de s’échapper !
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Ma note

2,5/5

4 réflexions au sujet de « « Les larmes du grand esprit » (Fleur de Bambou T1) de Richard Marazano et Cat Zazà »

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