Littérature jeunesse

« Moi Baleine » d’Orianne Charpentier et Olivier Desvaux

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Moi Baleine »
Auteurs : Orianne Charpentier et Olivier Desvaux
Genre : Roman jeunesse
Éditeur : Gallimard jeunesse

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résumé du livre .
Baleine sait qu’il ne doit pas quitter son clan, grand-mère Ouma le lui a dit et répété. Il sait bien aussi qu’il doit se méfier des Zoms. Mais Loump, son cousin, ils ne résistent pas à l’envie de rendre une petite visite à ces drôles d’animaux avec des étoiles de mer au bout des nageoires ! Et ils s’éclipsent discrètement…

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Ma critique

Amis des mers et des océans, vous serez certainement conquis par ce beau roman jeunesse où une baleine mâle prend la parole ! Que c’était mignon ! couv53174374Je ne pensais pas être aussi enchantée par cette histoire qui narre une courte aventure avec Baleine et son cousin Loump. Dans leur périple, ces deux derniers vont aller à la rencontre des « Zoms » et vont affronter des « Zorcs »… D’incroyables découvertes non sans danger… La plume d’Orianne Charpentier est délicate, poétique et agréable. On se laisse volontiers emporter par son style, plongeant sans hésiter aux côtés des baleines à bosse… Par ailleurs, les dessins d’Olivier Desvaux sont beaux illustrent à merveille cette belle atmosphère maritime et sous-marine.

Certes, le récit est assez simple toutefois, il permet de mettre en avant une ambiance que l’on trouve peu en littérature jeunesse. De plus, j’ai aimé cette narration animale et, pourtant, pleine d’humanité, de sensibilité, de bienveillance et de sagesse. Mine de rien, « Moi Baleine » permet également de pointer du doigt des problèmes que rencontrent les baleines à bosse. Outre le fait de craindre les orques dévorant parfois leurs petits, ces animaux sont encore une espèce en danger. L’homme les chasse toujours… Il est donc nécessaire de les protéger. Ce sont là des pistes de réflexion intéressantes et pertinentes que pourront découvrir petits et grands lecteurs grâce à ce héros atypique.

À la fin du livre, l’auteure adresse un mot à ses petits lecteurs. Elle y présente sa passion pour les baleines à bosse, livrant également quelques détails supplémentaires comme leurs caractéristiques ou encore leur comportement. J’ai ainsi appris que ces animaux étaient capables d’aider volontairement d’autres créatures comme les phoques. Cette révélation a été une véritable surprise, car j’étais persuadée que le passage avec les orques était un petit périple servant uniquement à donner du suspense et un rebondissement au texte. Je me suis donc fourvoyée… Ce que j’apprécie ! J’aime tellement apprendre des choses grâce à la littérature et je suis d’autant plus sous le charme lorsque cela vient d’un titre jeunesse. Quoi qu’il en soit, on sent réellement la fascination de l’auteure… Or, elle arrive assez bien à nous la transmettre !

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(Livre lu dans le cadre du concours MoseL’Lire.
N’hésitez pas à cliquer sur la bannière !)

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Citations

Je repense à la petite Zom, et à toutes les autres Zoms que j’ai vus.
Comment s’appellent ces drôles de nageoires qu’ils avaient ? Il me semble que Grand-mère m’en a parlé un jour. Des bains… Des mâts… Des mains ! Oui, des mains.
C’est avec leurs mains que les Zoms accomplissent toutes sortes de choses sur la terre, et même sur la mer puisqu’ils construisent des sortes d’îles qui flottent.
C’est avec leurs mains qu’ils tuent, et c’est avec leurs mains qu’ils font des cadeaux.

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Alors j’ai l’impression que mon coeur gonfle de bonheur, qu’il devient immense, aussi vaste que l’océan, qu’il englobe tout, et que dans ce tout, même le plus petit poisson est essentiel et beau.
Je comprends soudain que nous sommes tous reliés, tous, moi, Abysse, nos familles baleines, les phoques, et les coraux, et le plancton, et les Zoms, et même les Zorcs. Tous reliés par une onde qui nous porte et nous réunit ; tous guidés par un grand chant d’amour.

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Je la distingue entre mille ma mère, parce qu’une large cicatrice dessine une étoile sur sa peau : c’est un souvenir plutôt triste, celui d’un ancien combat, mais j’aime parce qu’il me rappelle combien ma mère est courageuse.

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Ma note

4/5

14 réflexions au sujet de « « Moi Baleine » d’Orianne Charpentier et Olivier Desvaux »

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