Romans

« Les os des filles » de Line Papin

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Les os des filles »
Auteur : Line Papin
Genre : (Auto-)Biographie
Éditeur : Le livre de poche

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résumé du livre

Tu avais dix-sept ans alors, à peine, et tu as pris l’avion, seule, pour retourner à Hanoï. Tu vois, j’en ai vingt-trois aujourd’hui, et je retourne, seule, une nouvelle fois, sur les lieux de ton enfance. Tu es revenue et je reviens encore, chaque fois derrière toi. Je reviendrai peut-être toujours te trouver, trouver celle qui naissait, celle qui mourait, celle qui se cherchait, celle qui écrivait, celle qui revenait. Je reviendrai peut-être toujours vers celle qui revenait, vers les différents coffrets d’os, vers les couches de passé qui passent toutes ici.

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Ma critique

Cet ouvrage a atterri entre mes mains grâce à ma mère qui avait trouvé le contenu intéressant, malgré la dureté des différents sujets. J’avoue que j’étais très intriguée, car je ne connaissais pas Line Papin, l’actuelle compagne de Marc Lavoine. Dans ce roman autobiographique, l’auteure va narrer son enfance ainsi que ses longs moments difficiles, notamment son combat contre l’anorexie, le déracinement et la dépression… Mais également le passé de toutes les femmes de sa famille sur plusieurs générations. les-os-des-fillesCertains portraits m’ont émue, notamment celui de Ba, sa grand-mère, qui a connu la guerre d’Indochine… Ce qui est retranscrit était vraiment très fort, intense, dur et bouleversant. On ressent énormément d’émotions ainsi qu’une telle souffrance !…

Néanmoins, je dois reconnaître m’être progressivement détachée de cette lecture au fil des pages. Ainsi, si le début m’avait intéressée pour son contexte et pour les premières femmes dont on narrait la vie, je me suis rapidement laissé perdre par la narration ! J’avais du mal avec le changement de sujets. En effet, en plein milieu d’un chapitre, on passait du « je » au « elle » et, parfois, l’auteure s’adressait directement à elle-même, employant alors le « tu ». Une manière d’être spectatrice de sa propre vie et de prendre de la distance sur son passé afin de faire sa propre analyse. J’étais également perdue par toutes ces figurines féminines, notamment par les « 3H ». Il m’est même arrivé de relire un chapitre afin de voir si je n’étais pas passée à côté de quelque chose ! C’était un tel puzzle que j’avais l’impression de devoir tout mettre bout à bout à chaque nouvelle plongée dans « Les os des filles »… Mais n’était-ce pas un choix volontaire de la romancière ?

Malheureusement, cette plume puissante, poétique, douloureuse et déstabilisante n’a pas réussi à m’enchanter. Si j’ai été touchée par la peine de la jeune femme et par le passé de ses ancêtres, je n’ai hélas pas savouré ma lecture. Je suis restée en dehors de cette histoire. De ce fait, j’ai refermé cet ouvrage avec une pointe de déception (les ressentis sont tellement élogieux sur la toile !). Je m’en doutais, car ce n’est pas mon style de livre… Cela dit, c’est dommage, car ma mère et le tandem avec qui j’ai réalisé cette lecture (Bountynette et Sweetginie) ont réellement apprécié la découverte. Ainsi, je vous recommande d’aller lire d’autres critiques que la mienne ou de tout simplement vous forger votre propre avis !

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Découvrez les avis de Bountynette et de Sweetginie sur Instagram !

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Citations.
On ne naît ni par hasard ni nulle part. On naît neuf, entouré d’anciens os. Dans le cœur et dans le ventre, il y a les os de la guerre, de la grand-mère, des os de vétérane, il y a les os laissés par les bombes, les os d’une vitesse, de trois filles, les os des non qu’elle leur a dits, les os de ses pensées. Il y a ces os qu’on n’avait pas désirés et qui vont, quoiqu’il en soit se former…

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Pourquoi a-t-on dû partir et quitter tous ceux qui m’aimaient ? C’est la question que je pose, comme un soupir. J’ai de la peine car ceux qui m’aimaient, je les aimais aussi. Pourquoi a-t-on dû couper, sous le pied de l’amour, toute l’herbe ?

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Elle gisait, inconsciente, sur ce lit blanc, à attendre qu’on lui serve un peu d’amour en perfusion.

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On enterre les gens dans une tombe à leur taille pendant trois ans, au Vietnam. Puis, ce délai passé, la chair évaporée, on transvase dans un coffret plus chétif ce qu’il reste du corps : les os. Les cimetières sont donc faits de petits coffrets d’os.

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Ma note

 2/5

8 réflexions au sujet de « « Les os des filles » de Line Papin »

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