Romances

« Si tu me le demandais » d’Emily Blaine

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Si tu me le demandais »
Auteur : Emily Blaine
Genre : Romance / Drame
Éditeur : Harlequin

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résumé du livre


En un regard, un sourire et quelques phrases échangées, Julianne a bouleversé la vie de Cooper. Le temps de leur conversation fortuite sur la terrasse d’un hôtel, elle est parvenue à apaiser les plaies de son âme et, pour la première fois depuis huit ans, Cooper n’a plus senti le poids de son chagrin. Car, depuis qu’il a perdu sa femme, il se débat chaque jour avec la douleur de l’absence du grand amour de sa vie ; une lutte qu’il mène pour leur fille, Cecilia, désormais adolescente. Mais, lorsqu’il recroise par hasard Julianne, Cooper comprend qu’il doit prendre en main son destin : s’il veut une deuxième chance d’être heureux, il va devoir conquérir cette femme qui le trouble.

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Ma critique

Parmi tous les ouvrages d’Emily Blaine récemment achetés, c’est celui-ci que mon conjoint a sélectionné pour que je le lise en premier. J’avoue que j’avais quelques appréhensions, car le résumé mettait en avant un cliché que j’ai tendance à fuir en romance : celui du bel homme torturé par un drame qui va « oublier » sa défunte femme grâce à une rencontre… Finalement, ce point ne m’a pas tellement dérangée, car l’auteure a très bien développé la psychologie du trio principal : le père de famille Cooper, sa fille Cecilia et la douce Julianne. Tous les trois sont en fait des protagonistes écorchés vifs qui vont faire face au deuil d’une manière qui leur est propre et qui vont réellement gagner en consistance au fil des pages. couv33260785Le passé de Julianne est celui qui m’a le plus déchiré, car ce qu’il lui est arrivé est malheureusement assez fréquent et terrible… J’ai trouvé la jeune femme très courageuse, passionnée, attentive, sincère, déterminée et fragile à la fois. Si elle avait existé, c’est une personnalité que j’aurais adoré avoir à mes côtés et que j’aurais adoré voir de nouveau heureuse…

J’ai beaucoup aimé le fait que l’histoire soit racontée par un homme. D’habitude, la narration est souvent alternée, donnant alors la parole aux deux membres du futur couple… Mais pas ici ! On va uniquement être aux côtés de Cooper, ce père endeuillé qui a passé presque dix ans dans le chagrin et les souvenirs. Sa fille Cecilia est celle qui m’a le plus agréablement surprise. En effet, en lisant la quatrième de couverture, je craignais que l’on tombe dans un autre cliché pénible : celui de l’adolescente casse-pieds qui ne comprend pas que son géniteur mérite le bonheur après tant d’années de tristesse. Cecilia s’est révélée être une jeune fille réfléchie, mature et émotive. Elle n’a qu’un souhait : savoir des choses sur Laura, sa mère décédée pour aller de l’avant. Hélas, son père renfermé refuse de s’ouvrir à elle afin de se préserver. L’adolescente arrive à un point de non-retour. S’il ne veut pas la perdre, Cooper va devoir se surpasser en lui narrant des souvenirs. Ces bribes de mémoire sont simples, parfois jolies, touchantes et agréables à suivre… Et ce, même si on saisit facilement les blessures du duo.

Le rythme de l’histoire est particulièrement lent toutefois, cela se lit aisément. C’est un livre que l’on peut lire en continu ou poser sans rechigner. Il n’y a pas de suspense cependant, on s’y sent bien. Suivre les trois protagonistes sur le chemin de la résilience est intéressant. Cela dit, je n’ai pas toujours adhéré à certains choix, à commencer par la proposition de Cooper pour l’atelier de couture de Julianne. Finalement, j’ai globalement apprécié cette lecture qui fut distrayante, développait bien la psychologie des personnages et abordait des thèmes sensibles. Néanmoins, elle contient plusieurs défauts comme un dénouement trop classique, cousu de fil blanc et parfait. Les personnages féminins ont souvent des réactions irréprochables, si bien que cela manque de réalisme. J’aurais par exemple réagi autrement avec le coup de l’atelier ou le mariage des deux amis. De plus, Cecilia est vraiment une fille parfaite… Le récit n’innove pas le genre et je crains de rapidement oublier cette aventure… Mais, cela a eu le mérite de me détendre le week-end, faisant un parfait entracte entre deux titres de SFFF ! À garder pour l’été, si on cherche une histoire d’amour abordant la reconstruction suite à des drames.

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Citations

J’aimerais bien faire ca, faire une pause. Vous savez, que tout se fige et qu’on puisse avoir le temps de réfléchir, de s’interroger.

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Quand quelqu’un disparaît, on a toujours tendance à oublier les mauvais souvenirs et on embellit les meilleurs.

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« C’est compliqué » : la réponse facile à toutes les questions auxquelles je n’avais pas de réponses.

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– Je t’aime, dis-je finalement.
– Quoi ?
– Je t’aime. Toi. Entière et dans tous tes détails. J’aime te regarder et me dire qu’à chaque fois je découvre une chose nouvelle.

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Ma note

♥♥♥ 3,5/5

 

4 réflexions au sujet de « « Si tu me le demandais » d’Emily Blaine »

  1. Pas forcément celui qui m’attire le plus, l’histoire a l’air un peu plombante et sérieuse quand même… Je ne suis pas sûre d’y retrouver l’humour piquant et la pétillance qui m’avait fait aimer l’autrice ^^!

    Aimé par 1 personne

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