Fantastique/Fantasy·Romans policiers / Thriller

« Quelque part avant l’enfer » de Niko Tackian

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Quelque part avant l’enfer »
Auteur : Niko Tackian
Genre : Roman policier / Thriller psychologique / Fantastique
Éditeur : Pocket

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résumé du livre

Une matinée comme les autres. Après avoir déposé son fils à l’école, Anna s’engage sur le boulevard sans remarquer le semi-remorque lancé à pleine vitesse. C’est le choc. Le tunnel. La musique des sphères. Mais, au seuil de la lumière, une silhouette s’interpose. Un homme, petit et barbu, la prévient : « Je vais te tuer. » Miraculeusement revenue d’entre les morts, Anna reprend ses marques, peu à peu. Or une présence semble partout suivre ses pas, semant dans Paris des cadavres de femmes. Il l’a prévenue : elle sera la dernière…

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Ma critique

couv877875Bien que le nom de Niko Tackian ne me soit pas inconnu (il était présent au salon du polar Seille de Crime et a une belle réputation sur les sites littéraires), je n’avais encore jamais rencontré sa plume. J’ai finalement choisi l’un des titres qui me tentait le plus en me fiant au résumé. Celui de « Quelque part avant l’enfer » était accrocheur, car j’aimais l’idée de tueur en série traquant sa victime ayant miraculeusement survécu. De plus, j’ai constaté que camarades sur Babelio avaient beaucoup aimé cet opus, clamant presque au coup de cœur ! Ce que je n’avais pas réellement compris, c’est que l’on plongerait plus ou moins dans un thriller surnaturel… Or, si l’Expérience de Mort Imminente (EMI) est une chose incroyable que je peux concevoir, j’ai malheureusement eu du mal à accepter le second rêve de l’héroïne avec la victime assassinée dans les bois. Pour moi, il n’était pas possible que l’on cauchemarde d’un crime, assistant à chaque moment de la scène et se réveillant avec des preuves physiques comme ici, avec la chaussure d’un témoin. Cela m’a complètement bloquée et il a fallu que je me fasse violence pour continuer. Finalement, je ne le regrette pas, car les raisons de ce passage et d’autres moments surprenants sont en fait logiques et expliquées ! Hélas, le mal était fait et j’ai eu du mal avec la moitié du roman.

Le déclic a eu lieu vers les deux tiers de l’ouvrage, une fois que le policier Zed entre réellement en action en interrogeant l’entourage de la pauvre Anna. C’est également à ce moment-là que le rythme s’est intensifié, donnant alors l’impression d’un très bon page-turner ! J’étais réellement intriguée par cette affaire et soupçonnais tout le monde. Alain, le mari jaloux d’Anna, était-il responsable ? Un ami du couple aurait-il pu lever la main sur leur fils Nathan ? Le beau psychiatre Roody avait-il assassiné et arraché les yeux de toutes ces prostituées ? N’est-ce pas plutôt un membre du groupe de discussion d’EMI qui agit dans l’ombre ? Mes suppositions m’ont rendue folle et, plus on avançait, plus je réalisais à quel point l’auteur arrivait à brillamment balader le lecteur ! Sans cesse, il m’a envoyée sur des fausses pistes, puis revenait sur un personnage, pour ensuite l’innocenter avant de focaliser à nouveau dessus. De ce fait, je suis tombée de haut lorsque j’ai eu la vérité sous les yeux !

On a là un bon premier roman aussi efficace qu’intrigant. Grâce aux chapitres courts, on passe d’un point de vue à un autre. On a également l’impression de rythme intense et progressif. J’ai vraiment adhéré au style fluide, addictif et dynamique de Niko Tackian. Certes, j’ai eu du mal à rentrer dans le récit qui joue avec la frontière du paranormal et je ne me suis pas du tout attachée aux différents protagonistes cependant, je reconnais qu’ensuite, ce fut immersif. Je pense que je lirai d’autres écrits de l’auteur. Reste à savoir si je m’attaque à sa saga du commandant Tomar Khan ou à un autre one-shot…

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Citations

36 quai des Orfèvres. Une adresse mythique sonnant comme un cliché pour les amoureux du polar. C’était pourtant toujours le siège de la Crim parisienne, unité d’élite dont les officiers se voyaient confier les enquêtes les plus complexes.
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Les blessures les plus graves sont celles qu’on ne verbalise jamais, celles qu’on garde inscrites au fond de son âme pendant toute son existence.  
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Paris était une ville vitrine dans laquelle tout voyeur pouvait s’épanouir. Il suffisait de s’installer à la terrasse d’un café et d’écouter ses voisins. Les gens parlaient de tout, sans complexe, sans retenue et souvent avec un certain sens de la mise en scène narcissique. On apprenait plus sur la nature humaine au comptoir d’un bar que dans un cours de philosophie.
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Les yeux sont le miroir de l’âme, ils sont aussi notre fenêtre sur l’horreur de ce monde.
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Ma note
 

♥♥♥ 3,5/5

9 réflexions au sujet de « « Quelque part avant l’enfer » de Niko Tackian »

  1. Tu as bien fait de persister parce que l’auteur semble avoir réussi à te tenir en haleine et à te « retourner le cerveau ». Deux sentiments jubilatoires dans un thriller !
    J’ai l’impression que c’est vraiment le style de l’auteur de jouer sur la frontière entre réel et fantastique, un jeu que j’avais bien apprécié dans Avalanche Hôtel bien que je n’aie pas été autant tenue en haleine que toi avec ce roman.

    Aimé par 1 personne

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