Romances·Romans

« Ce que je n’oserai jamais te dire… » de Bruno Combes

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Ce que je n’oserai jamais te dire… »
Auteur : Bruno Combes
Genre : Roman contemporain / Romance / Feel Good
Éditeur : J’ai Lu

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résumé du livre

« Joy, veux-tu être ma femme ? »
« Oui, je le veux ! », a répondu Joy à Guillaume avec une ferveur égale à la profondeur de l’amour qu’elle lui porte.
Et pourtant, le soir même du mariage, alors que la fête bat son plein, Joy s’évanouit dans la nature. Guillaume, d’abord fou d’inquiétude puis ravagé par le doute, se perd en conjectures. La gendarmerie n’a rien trouvé de suspect, il semble que la mariée aurait elle-même décidé de partir. Quand le prêtre qui les a unis lui dévoile la vérité, Guillaume est effondré. Car cette révélation, si elle témoigne d’un courage et d’une générosité sans pareils, remet en cause toutes ses certitudes d’amoureux passionné. Pourra-t-il pardonner à Joy de lui avoir caché ses tourments… et aura-t-il la force de lui tendre la main ?

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Ma critique

Après avoir apprécié « Je ne cours plus qu’après mes rêves » de Bruno Combes, j’ai souhaité découvrir d’autres titres de l’auteur. Le résumé de « Ce que je n’oserai jamais te dire » me paraissait prometteur, car il avait l’air d’annoncer un récit haletant, intense et plein d’émotions. Je pensais que Guillaume, jeune marié abandonné par sa compagne le soir de leur mariage, vivrait une multitude d’aventures en partant à la recherche de son épouse. Je m’attendais à de l’action, à des rebondissements ou à des secrets étonnants. Je n’ai finalement eu rien de tout cela : il n’y pas de suspense, ou rien qu’un léger soupçon… Je suis ressortie très déçue par cette lecture. Personnages trop lisses et pas assez exploités, scénario à la fois cousu de fil blanc, fleur bleue et utopique, rythme lent, … Les défauts m’ont paru légion ! Les seules choses m’ayant plu sont la plume toujours aussi fluide de l’auteur ainsi que les valeurs mises en avant (amour, amitié, famille, entraide, etc.). À part ça, j’ai malheureusement trouvé le récit creux et sans saveur

Trois narrateurs vont avoir la parole et, tour à tour, vont tenter d’avancer malgré le choix des autres. Il y a bien évidemment Guillaume, un époux perdu qui va essayer de comprendre ce qui lui est tombé sur la tête du jour au lendemain. Ses doutes, sa peine et sa colère sont légitimes, d’autant que le message laissé par sa compagne met du temps avant d’être trouvé. Cependant, j’avoue que, hormis son métier, son amour infaillible et sa loyauté, je n’ai pas grand-chose à dire de plus sur cet homme. Je n’ai ressenti aucun attachement pour lui. Il ne m’a jamais émue et je ne me suis pas inquiétée pour son avenir. Les chapitres lui donnant la parole sont très lents. Certes, je ressentais une pointe d’empathie pour lui en début de roman toutefois, ce ressenti a rapidement été balayé en constatant qu’il avait un tempérament aussi lisse que stéréotypé. Il en va de même pour Emma, collègue et amie de la mariée, qui sera parfois narratrice. La demoiselle va s’occuper de Paulo, le frère de son ami… Et c’est à peu près tout ! Hormis un caractère changeant ainsi qu’un rapprochement hasardeux et vite avorté avec Guillaume, Emma ne sera pas plus développée que celui-ci ! Je me suis même demandé pour quelles raisons on lui avait donné la parole et si elle allait finir par surprendre le lecteur en fin d’ouvrage. Hélas, ce ne fut pas le cas. Comme Paulo, elle ne fait malheureusement partie que du décor.

Joy, la femme de Guillaume, est finalement celle qui aura le plus de consistance. Je reconnais que c’est pour elle que j’ai avancé dans l’histoire. Je souhaitais savoir quels mystères elle cachait, les raisons qui l’avaient poussée à partir et quelles péripéties elle allait vivre à Rio. C’était une héroïne avec énormément de potentiel ! Néanmoins, le soufflet est rapidement retombé. Si j’ai apprécié l’idée d’intégrer la mafia brésilienne, j’ai finalement cru m’étouffer avec le comportement d’Esteban. On est clairement dans la caricature du grand mafioso… sauf que celui-ci n’est pas crédible. De coutume, les mafieux sont sans cœur, corrompus, avides de pouvoir et d’argent et sèment la peur. Mal leur parler est passible de mort et il est quasiment impossible pour un sous-fifre de s’en sortir facilement… Apparemment, c’est le cas ici ! Esteban semble être un chef compréhensif et gentil avec tout le monde. C’est tout simplement improbable, trop facile et incohérent ! On a du mal à y croire. Jamais il n’y aurait dû y avoir un tel dénouement…

Je veux bien qu’un feel-good se termine bien, mais il y a des limites. On est clairement dans un monde utopique où l’Amour et l’argent surpassent tous les problèmes. Je comprends que des personnes cherchent une lecture légère où tout se finit bien toutefois, j’en attendais plus de cet ouvrage. Contrairement à la majorité, je ne fais donc pas partie des lecteurs satisfaits du voyage.

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Citations

Ce qu’il nous reste… La nostalgie, c’est ce qu’il nous reste lorsque les souvenirs s’estompent. Comme un baluchon de regrets que l’on accumule au cours d’une vie et qui, peu à peu, nous fait courber le dos. La nostalgie du temps qui passe, d’un visage qui s’efface. La nostalgie d’un « j’aurai dû » ou d’un « j’aurai pu ». Une petite mort en somme… Oui une petite mort ! Celle qui nous rend plus faibles ou plus forts.

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Non, je ne lui devais pas « tout », à Guillaume, je lui devais bien plus, il venait de me démontrer que pour aimer pleinement, intensément, la confiance et le partage sont indispensables, l’attente de l’autre ne suffit pas.

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On peut aimer plusieurs personnes de tout son cœur et de toute son âme ; l’amour ne se partage pas. Seules la force et l’intensité en fond la beauté. L’amour est un sentiment où il faut tout donner, lâcher prise et laisser ses vagues nous engloutir. Plonger au plus profond de ses abysses, remonter à la surface et jaillir à l’air libre comme un nouveau-né, se déchirer les poumons et se sentir vivant.

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Connaissons-nous réellement nos proches ? Sommes-nous vraiment sûrs que celle ou celui qui partage notre vie est bien la personne que nous croyons ? Et si, enfermés dans nos certitudes et notre aveuglement, nous nous étions trompés ? Sommes-nous, alors, prêts à partir vers l’inconnu : découvrir, comprendre, pardonner et toujours aimer ?

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Ma note

1/5

6 réflexions au sujet de « « Ce que je n’oserai jamais te dire… » de Bruno Combes »

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