Romances·Romans

« Seulement si tu en as envie… » de Bruno Combes

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Seulement si tu en as envie… »
Auteur : Bruno Combes
Genre : Roman contemporain / Romance
Éditeur : J’ai Lu

.

résumé du livre

Vu de l’extérieur, Camille mène une vie parfaite : mariée à un homme de bonne famille, avocate de renom, deux enfants… Et pourtant son mariage s’épuise. Son mari la délaisse, sa belle-famille se montre méprisante, sa fille adolescente reste focalisée sur son téléphone portable, seul son fils, Lucas, lui apporte un peu de réconfort. Alors quand le premier garçon qui a fait battre son coeur la recontacte après vingt-sept ans, elle se laisse emporter dans un tourbillon de sentiments. Stephen est bouquiniste, et vit entre ses librairies de Paris et de Londres. Elle profite d’un déplacement professionnel en Angleterre pour le revoir. Lui n’a jamais cessé de l’aimer et elle retombe sous le charme. Pourtant, Camille met fin à leur relation. Elle tient trop à ses enfants pour mettre en danger sa vie de famille. Quelques mois plus tard, elle reçoit un manuscrit écrit par Stephen. Dans ces pages, il raconte leur histoire : du premier regard au dernier baiser. Mais ce livre est inachevé, et c’est à elle d’en choisir la fin.

.

Ma critique

Nouvelle tentative avec Bruno Combes. Hélas, si j’ai trouvé ce roman meilleur que « Ce que je n’oserai jamais te dire… », on est loin de « Je ne cours plus qu’après mes rêves » qui m’avait donné envie de découvrir d’autres écrits de l’auteur ! « Seulement si tu en as envie… » est une romance finalement très classique et ne réussira jamais à sortir des sentiers battus. Et c’est bien dommage ! Je m’attendais à un récit moins cousu de fil blanc, à plus d’émotions, à un peu plus de rebondissements ainsi qu’à des protagonistes plus attachants. Bien que la plume de Bruno Combes soit toujours fluide et sensible, cela ne m’a pas suffi à passer un bon moment.

L’histoire retrace celle de Camille, mère de famille attentionnée, avocate de talent et épouse dévouée. Hélas, sa vie avec Richard semble peu à peu lui peser. Comment le lui reprocher ? L’époux ne cesser de la rabaisser, ne l’écoute pas, la laisse gérer enfant, foyer et travail, s’absente souvent et n’a pas l’air de la rendre heureuse. Enfermé dans la routine et les non-dits, le couple bat clairement de l’aile, si bien que l’on ne se questionne pas sur l’avenir du duo… Quant aux enfants, que Camille appelle peu naturellement « ma fille » ou « mon fils » en s’adressant à eux, ils semblent seulement comprendre que quelque chose cloche chez leur génitrice, mais ne s’y penchent pas davantage. Cela dit, c’est assez normal : leur mère arrive à un point de non-rupture et ne paraît pas à leur écoute non plus… Progressivement, la quarantenaire dépressive va se rendre compte qu’elle aspire à autre chose : de la surprise, des sentiments forts, un renouveau et la liberté. Or, le hasard veut qu’elle reprenne contact avec l’un de ses ex-petits-amis : Stephen, à présent libraire dans des petites structures à Londres et à Paris. Aussitôt, les certitudes de la belle vacillent. Que se passerait-il si elle revoyait son ancien amour ? Aura-t-elle la force de résister ? Est-il encore temps de sauver son mariage ? Préfèrerait-elle une vie bien rangée ou le chemin de la passion ? Hélas, le suspense est loin d’être insoutenable… D’ailleurs, je n’ai pas compris pour quelles raisons le résumé est si détaillé. À ma grande surprise, il retrace absolument tout le récit, gardant le mystère uniquement sur les vingt dernières pages ! Ainsi, si vous envisagez de lire cet ouvrage, évitez de lire la quatrième de couverture, afin de ne pas totalement vous spoiler.

Malgré l’intrigue prévisible, le style de l’auteur est très agréable. J’ai aimé le fait qu’il prenne le temps de planter l’histoire et de creuser l’univers de Camille qui s’effrite. Il faudra attendre presque deux cent pages avant que les anciens aimés se revoient. Les pages avant les retrouvailles vont permettre au lecteur de découvrir la narratrice et son entourage. Certains personnages semblent sympathiques, notamment les grands-parents Mathilde et Hubert ou encore le beau-frère Evan et son épouse Kalinia. Cependant, leur bienveillance et leur écoute ne font pas tout : il leur manquait cruellement de consistance ! Et il en va de même pour la plupart des membres de la famille qui, en plus d’être très peu développés, vont se révéler être très manichéens et stéréotypés. On reste ainsi sur notre faim, ne retenant que le triangle amoureux et les enfants.

La vitesse de la relation de Camille et Stephen est un autre point m’a chagrinée. En effet, bien qu’il soit nécessaire d’attendre la moitié du livre pour que le couple se retrouve, leur lien va rapidement devenir intense. Certes, le temps passe et l’auteur propose plusieurs ellipses néanmoins, je pensais que l’on assisterait à un peu plus de scène avec eux ! J’adore les phases de (re)séduction et j’en attendais un minimum… C’est à peine si, en dix pages, ils se racontent leur passé commun, les drames de la vie (Stephen se livre d’ailleurs avec une facilité déconcertante !), puis succombent l’un à l’autre. Malheureusement, je n’ai ressenti aucune alchimie entre eux. Parfois, j’ai même eu l’impression que leurs échanges sonnaient faux tant c’était fleur bleue. Certes, je comprenais leur attachement ainsi que leurs envies toutefois, cela ne suffisait pas. C’était trop précipité, banal et pas assez décrit.

Une collègue m’a prêté la suite intitulée « Parce que c’était toi… » et qui a énormément plu aux lecteurs, notamment à ceux qui ont adoré celui-ci. (À croire que je vais encore une fois à contre-courant…) Malheureusement, je ne m’y plongerai pas, car je ne me suis aucunement attachée aux protagonistes. Je pense plutôt découvrir « La part des anges », le dernier écrit de Bruno Combes, que j’espère plus palpitant que celui-ci !

.

Citations

Aujourd’hui est le plus beau jour de notre vie, car hier n’existe plus et demain ne se lèvera peut-être jamais. Le passé nous étouffe dans les regrets et les remords, le futur nous berce d’illusions. Apprécions le soleil qui se lève, réjouissons-nous de le voir se coucher. Arrêtons de dire « il est trop tôt » ou « il est trop tard » ; le bonheur est là : il est l’instant présent.

—————

Il y a deux façons de considérer les épreuves que la vie place sur notre chemin: comme un malheur ou comme une expérience. Le malheur nous enferme dans la tristesse et le déclin, nous devenons notre propre esclave et plongeons dans le renoncement. Nous pouvons aussi entrevoir une petite lumière qui scintille au milieu des pleurs et des doutes. Entretenons cette flamme qui un jour, à force d’espoir et de patience, deviendra un magnifique lever de soleil.

—————

Les surnoms qui traversent les années sont révélateurs de l’amour que l’on porte aux personnes à qui nous les offrons. Ils peuvent être amusants, touchants, quelquefois ironiques, mais jamais méchants.

—————

Les choses les plus anodines peuvent parfois changer une vie. Un message, un appel et tout peut basculer. Nous devenons les spectateurs de notre destin qui s’évade. La valeur d’un instant devient alors d’une infinie richesse.

.

Ma note

2/5

4 réflexions au sujet de « « Seulement si tu en as envie… » de Bruno Combes »

  1. Je ne connaissais pas avant de te lire mais je ne connaitrais pas non plus après lol
    Je ne suis pas du tout tentée par ce genre d’histoire à la base avec des femmes mariées mais ce que tu dis du mari et du reste m’a complètement douchée ^^!
    Désolée que tu aies dû subir une telle lecture, j’ai envie dire…

    Aimé par 1 personne

    1. Lol j’adore ta première phrase ! xD
      Idem, je ne cours pas après ce genre de récit…

      En fait, on m’a prêté plusieurs titres de l’auteur. Du coup, j’avoue que je ne savais pas de quoi ça parlait avant de l’avoir entre les mains. Je savais seulement qu’on était sur de la romance. Mais on est tellement loin du premier livre que j’ai lu de lui et qui m’avait plu…

      Aimé par 1 personne

    1. Tu me rassures ! Oui, Stephen était cliché ! L’homme parfait, veuf mais amoureux et respectueux. Un homme compréhensif, disponible, cultivé et à l’écoute. Un portrait trop flatteur face au mari qui délaisse l’héroïne et qui semble justifier l’adultère…
      Je comprends ton envie d’abandonner l’auteur. Cela dit, « Je ne cours plus qu’après mes rêves » était chouette.^^ Pour l’instant, c’est le seul qui m’a plu.

      J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s