Romances

« Méfie-toi de nous » de Juliette Bonte

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Méfie-toi de nous » 
Auteur : Juliette Bonte
Genre : Romance
Éditeur : Harper Collins

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résumé du livre

Il est prêt à tout lui donner. Elle n’a plus rien à offrir. Wade n’a peur de rien. Il a toujours avancé seul, sans l’aide de personne. Et il doit rester discret s’il veut continuer à travailler pour l’un des plus gros dealers de la ville. Alors, pas question de se laisser approcher par qui que ce soit.
Mackenzie a peur de tout. Peur des autres, d’aller au lycée, de ses crises d’angoisse. En lui prenant sa meilleure amie, la vie lui a aussi volé son insouciance. Alors, pour se protéger, elle évite désormais tout contact.
Lorsqu’ils se rencontrent, chacun entrevoit sa propre solitude dans le regard de l’autre. Dès lors, les promesses comme les barrières tombent. Car c’est plus fort qu’eux : ils ont besoin l’un de l’autre.

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Ma critique

Quelle lecture addictive, brutale et intense ! Si certains passages ne jouaient pas autant sur la surenchère du dramatique, j’aurais eu un coup de cœur, car les personnages sont incroyables. Ainsi, je quitte avec beaucoup de regrets Wade, Mackenzie, Jax et Dana. Il est à noter que j’ai acquis la version intégrale qui réunit les deux volumes de la saga. Or, je pense que j’aurais hurlé si je n’avais pas eu cette édition sous le coude, car la fin du premier tome est horrible ! Juliette Bonte a su malmener les narrateurs… et le lecteur aussi !

couv28012225Dans le premier volet, on va faire la connaissance de Mackenzie, une demoiselle avec laquelle j’ai directement ressenti de l’affection. La jeune femme est du genre franc, observateur, taquin, sensible et fonceur. Malgré ses blessures intérieures, elle positive au maximum et montre rapidement sa belle personnalité. C’est une personne avec laquelle je me serais sans doute entendue si elle avait existé. Par ailleurs, j’ai apprécié le fait qu’elle souffre d’ochlophobie, une peur que je ne connaissais pas et que, comme beaucoup, j’aurais associé à l’agoraphobie. Au fil du récit, l’auteure développe très bien cette phobie ainsi que toutes les retombées psychologiques qu’elles entraînent… Mackenzie est une héroïne qui m’a aussi bien émue que fait sourire. J’ai par exemple savouré ses joutes verbales avec Jax ou Tate (un nageur dragueur, harceleur et collant), j’ai adoré sa relation avec sa mère (qui m’a manquée dans le second volet !) et j’ai retenu un sanglot lorsqu’il a été question de Harper, son ancienne meilleure amie décédée dans d’horribles circonstances. Par hasard, Mackenzie va faire la rencontre de Wade, un bad boy au passé sombre. J’avoue qu’au départ, j’avais un peu de mal avec ce personnage : en littérature, je me méfie toujours du stéréotype du beau ténébreux cassant et renfermé. Heureusement, son tempérament a été plus étoffé et nuancé que je le craignais, tandis que son comportement m’a souvent agréablement surprise. Le duo que Kenzie et Wade forment est tout simplement génial ! Les voir s’apprivoiser, partager leurs passions et évoluer au fil des épreuves fut un régal.

C’est une ambiance digne des facultés américaines qui attend le lecteur dans le premier tome. En effet, on assistera à des fêtes étudiantes et la majorité des scènes se déroulent dans l’établissement. Si le contexte ne me déplait pas, j’ai néanmoins eu du mal avec certains personnages secondaires trop stéréotypés à mes yeux comme Tate ou Terry. Heureusement, ce point a été contrebalancé grâce à un univers mis en avant dans le récit : celui de l’art de rue ! En effet, Wade et son ami Jax sont fans de street art : ils graffent en secret et vont faire découvrir ce monde à Kenzie. Moi qui avais un apriori négatif sur le tag (je préfère de loin les graffitis autres que les « simples » blazes/noms), j’ai revu un peu mon jugement. Il y a vraiment toute une démarche artistique et psychologique autour de cet art illégal… J’ai ainsi pu découvrir qu’il y avait plusieurs styles comme le bubble, le wildstyle, etc.). Le roman m’a donné envie d’approfondir le sujet et d’effectuer des recherches comme l’a fait l’héroïne.

Dans le second opus, on retrouvera le trio principal sept ans plus tard. Or, l’ambiance sera très différente du campus, de cet amour de jeunesse et des tags : on sera plus sur des héros évoluant dans le monde du travail et tentant de garder la tête hors de l’eau suite à des événements traumatisants. Alors que le dernier tiers du premier tome était déjà fort en émotions, cette suite s’est révélée bien plus sombre, violente et bouleversante… Dans un sens, cela ne m’a pas étonnée, car on est plutôt sur de la dark romance ! En effet, dès les premiers chapitres, on découvre que Wade a emprunté malgré lui un chemin dur et illicite : il vend de la drogue. Il lui arrive également d’en consommer et de se saouler avec de l’alcool… Autant dire que ces excès le conduiront à des situations dramatiques et à des rebondissements qui changeront aussi bien son futur que ceux de ses proches. Le cocktail de tous ces univers fut parfois très difficilement supportable cependant, Juliette Bonte est toujours juste dans ses propos. Finalement, je suis passée par toute sorte d’émotions et j’ai été totalement happée par cette histoire d’amour pas comme les autres avec des personnages écorchés qui font de leur mieux pour être heureux. Voilà un roman aux thèmes originaux, sombres mais bien creusés qui m’a tenue en haleine pendant trois jours. Je recommande !

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Citations

Il y a un truc que tu dois saisir, Mackenzie Rowe. Je suis à toi, et tu es à moi. Tu pourras te créer mille murs et te persuader du contraire, l’évidence te reviendra toujours comme un boomerang en plein cœur. On est deux, ou on n’est rien.

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Ce que nous sommes l’un pour l’autre est une énigme. Mais je ne peux pas nier les faits : je m’inquiète pour elle et elle cherche ma présence. Qu’on le veuille ou non, un lien invisible, et de plus en plus puissant, nous unit.

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Kenzie et moi, c’est un « nous ». On se conjugue ensemble. On est deux, ou on n’est rien. Je l’ai dans la peau, dans les veines et dans les tripes.

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Ma note

5/5

4 réflexions au sujet de « « Méfie-toi de nous » de Juliette Bonte »

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