Fantastique/Fantasy·Littérature jeunesse·Romans policiers / Thriller·Young adult

« La Ville sans Vent » T1 d’Eleonore Devillepoix #plib2021

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « La Ville sans Vent » T1
Auteur : Eleonore Devillepoix
Genre : Fantasy / Polar / Littérature ado – Young Adult
Éditeur : Hachette
#ISBN9782017108443

.

résumé du livre

À dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée. Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d ‘Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ca tombe bien, elle a tendance à les déclencher… Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu. Lui a un avenir. Elle un passé. Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser.

.

Ma critique

J’ai lu peu de chroniques sur ce titre cependant, elles ont toujours été positives ! Alors, lorsque j’ai constaté que cet ouvrage à la superbe couverture prétendait au PLIB, j’ai voté pour lui sans hésiter. Or, « La ville sans vent » a totalement sa place dans le podium. Quelle imagination ! Je me suis régalée et j’ai adoré les deux héros !

couv59311119Le début fut pourtant un peu difficile, car le monde était hyper riche et il y avait beaucoup d’éléments à prendre en compte. Ainsi, j’étais un peu perdue par la narration plurielle qui donnait la parole à une multitude de protagonistes, principaux comme secondaires. Puis, je m’y suis faite. C’est en réalité une bonne chose d’avoir le point de vue du tandem principal, de leur entourage ou des antagonistes. On a une meilleure vision d’ensemble. De ce fait, la sensation d’être un peu perdue n’a duré qu’une cinquantaine de pages. C’était surtout le temps d’appréhender tout l’univers fantastique, avec ses créatures incroyables, ses technologies originales, son fonctionnement ou encore la magie (ici appelée « anima ») mise en avant. La ville d’Hyperborée est tout simplement impressionnante ! Aux côtés de Lastyanax et d’Arka, on a sans cesse envie de la découvrir en détails, d’arpenter d’autres quartiers ou de rencontrer les habitants. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas forcément sympathiques ! Loin de là… On notera par exemple les Triplés Titanesques, qui m’ont rappelé certains membres du groupe des Tantalas dans Final Fantasy 9… Leur bêtise n’a d’égal que leur cruauté ou leur soif de richesse… Il y a aussi le groupe de Ponèria qui en fera voir de toutes les couleurs à la pauvre Arka…

Durant le premier tiers, Lastyanax et Arka vont vivre des aventures chacun de leur côté. Le quotidien du jeune mage sera bouleversé par le décès étrange, brutal et inquiétant de son mentor, le Maître Palatès. Très vite, Lastyanax va découvrir qu’il ne s’agit pas d’une mort naturelle : Palatès a été assassiné et il compte bien en découvrir les raisons ! Malheureusement pour lui, l’enquête patine et il est contraint de faire attention, car à Hyperborée, les mensonges, les secrets, les complots et la manipulation règnent ! De son côté, Arka est en pleine quête identitaire : elle cherche à retrouver son père. Or, malgré ses treize ans, l’adolescente est très dégourdie, vive, combattive, déterminée et autonome. Elle va progressivement tisser des liens et s’adapter à cette immense ville. Les chapitres où elle va participer à une course de chevaux ou au concours de magie m’ont grandement plu ! C’était dynamique et addictif. Dès que les deux héros se sont rencontrés, je n’ai plus voulu lâcher ce livre. J’ai été séduite par la relation disciple-mentor du tandem principal. Il y a des piques savoureuses, ce qui rend certains passages très drôles ! C’est un duo complémentaire, sympathique, drôle, attachant, tolérant et ouvert d’esprit. J’espère sincèrement retrouver cette complicité dans le second tome.

La plume de l’auteure est superbe : belle, parfois poétique, fluide, pleine d’humour, sensible, travaillée, ni trop facile pour de la jeunesse, ni trop compliquée, … Une fois l’enquête commencée, on se laisse porter par cette aventure effrénée et palpitante ! Le scénario est très intéressant, efficace et maîtrisé. Pour un premier roman, je tire mon chapeau à Éléonore Devillepoix. En plus de ses personnages géniaux et bien développés, j’ai pris plaisir à découvrir cet univers titanesque. L’idée d’Amazones et de Lémures fut originale et bien creusée ! Il me tarde d’en savoir plus grâce à la suite. Je recommande sans hésitation « La ville sans vent » qui vaut le détour que l’on soit un grand adolescent ou un adulte. On a là un premier roman fantasy complet, prenant, spectaculaire et prometteur ! Une pépite qui échappe de peu au coup de cœur en raison du début un peu long à assimiler et de quelques moments parfois trop lents. À découvrir d’urgence !

.

logo-plib

.

Citations

La vie est si fantasque qu’on s’étonne parfois de la voir se conformer, malgré les hasards et les incertitudes, à un plan décidé des années auparavant.

—————

– C’est fermé à clé. Vous savez forcer une serrure, Maître ?
– Je suis mage.
– Y a rien d’incompatible.

—————

Elle avait souvent l’impression d’être mal classée dans l’ordre des préoccupations de Lastyanax, quelque part entre l’ongle de pied qui menaçait de s’incarner et le faux pli sur sa toge.

—————

Cet imbécile de Palatès… Mourir comme ça, sans prévenir… Comme si je n’étais pas déjà assez occupé…

.

Ma note

5/5

13 réflexions au sujet de « « La Ville sans Vent » T1 d’Eleonore Devillepoix #plib2021 »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s