Romans policiers / Thriller

« Le cadeau » de Sebastian Fitzek

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Le cadeau » 
Auteur : Sebastian Fitzek
Genre : Thriller
Éditeur : L’Archipel

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résumé du livre

Il est des cadeaux qu’on préférerait ne jamais recevoir… Arrêté à un feu à Berlin, Milan Berg aperçoit sur le siège arrière d’une voiture une ado terrorise?e qui plaque une feuille de papier contre la vitre. Un appel au secours ? Milan ne peut en être certain : il est analphabète. Mais il sent que la jeune fille est en danger de mort.
Lorsqu’il décide de partir à sa recherche, une odyssée terrifiante commence pour lui. Accompagné d’Andra, sa petite amie, Milan est contraint de retourner sur l’île de son enfance. Là, il va découvrir des pans entiers de son passé qu’il avait oubliés… Une cruelle prise de conscience s’impose alors : la vérité est parfois trop horrible pour qu’on puisse continuer à vivre avec elle – et l’ignorance est souvent le plus beau des cadeaux…

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Ma critique

couv19595601Avec un premier chapitre aussi percutant que cruel, j’étais persuadée que j’allais aimer ce nouveau Fitzek autant que les autres. La lecture des avis de Light and smell, Les livres de K79 et Analire me donnaient d’ailleurs un bon espoir ! Hélas, malgré les très bons atouts de ce titre, je suis finalement ressortie déçue. Ce qui m’a principalement bloquée est cette impression de confusion. Au début, tout était fluide et cohérent. Puis, à partir de la moitié du livre, les nombreux rebondissements m’ont paru très confus, comme s’ils s’enchaînaient sans une réelle vraisemblance. Certaines choses étaient même un peu tirées par les cheveux, voire étaient trop « grosses » pour être crédibles. À cela, s’ajoute les réactions de Milan, le personnage principal, qui m’ont souvent étonnée. Souvent, il réagissait en s’énervant, puis passait à autre chose. L’essentiel semblait être le fait d’avancer dans l’enquête sans s’attarder, garder rancune ou ressentir beaucoup d’émotions. Ainsi, je ne comprenais pas toujours ses réflexions ou ses choix, en particulier avec ses proches qui ont tous des secrets plus ou moins importants. À sa place, j’aurais été bien plus vindicative avec ceux qui partagent ma vie et dont je pensais (presque) tout savoir !

Heureusement, ce thriller psychologique possède de très bons atouts qui donnent envie au lecteur de ne rien lâcher. Tout d’abord, on distingue la particularité du héros fut, pour moi, l’un des points forts du récit. Milan souffre d’analphabétisme et plus particulièrement d’alexie. Personnellement, je ne connaissais pas ce trouble sensoriel. J’ai donc été ravie de découvrir le terme qui fut très bien exploité au fil des chapitres ! J’ai également aimé le fait que la narration soit plurielle : on suit le point de vue de tous les personnages, qu’ils soient bons ou mauvais. Ainsi, bien que leur personnalité aurait pu être davantage dépeinte, j’ai aimé découvrir les pensées d’Andra (la compagne d’Andra), de Zoé (l’adolescente enlevée et torturée) ainsi que de ses deux ravisseurs. Cela donne une bonne vision d’ensemble, tout en éveillant la curiosité du lecteur.

Quel dommage que je ne me sois pas attachée à l’un des personnages ou que je trouve l’atmosphère trop brouillon ! Sébastian Fitzek avait pourtant réussi à proposer une enquête dynamique et sans temps morts avec un final coup de poing remarquable ! En outre, les chapitres courts et intenses changeant régulièrement de narrateurs apportaient également leur dose de rythme… Hélas, je n’ai pas réussi à savourer ce nouveau roman. Cela arrive… J’espère que le prochain écrit de l’auteur saura me procurer autant de plaisir que les premiers titres que j’avais lus de lui.

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Citations

La véritable raison de sa carrière d’escroc était le fait qu’en Allemagne l’analphabétisme n’était pas reconnu comme un handicap. Il n’avait donc droit à aucune prestation financière, mais était difficilement en mesure de subvenir à ses propres besoins.
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Andra rit et tapota le dessin du doigt.
– Tu n’arrives plus à déchiffrer ta propre écritures ?
Elle relut le message, les deux phrases qui bouleversèrent tout :
« Aidez-moi
Ce ne sont pas mes parents »
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Compensation ? Ça aussi, c’était une astuce inventée par les gens pour ne pas devenir fous. Il n’existait pas de compensation. Jamais. Personne ne pouvait être déviolé, déblessé ou détué.
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C’est l’amour, pensa Milan. Il nous pousse à voir que les choses que nous voulons voir. Jusqu’à ce que la vérité devienne impossible à nier. Et qu’il soit trop tard.

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Ma note

2/5

10 réflexions au sujet de « « Le cadeau » de Sebastian Fitzek »

  1. Comme tu le sais, je l’ai apprécié, mais je te rejoins sur le fait que certaines choses étaient trop grosses pour être crédibles….J’ai également, comme toi, apprécié de découvrir l’alexie et la manière dont l’auteur insère ce trouble dans son récit.

    Aimé par 1 personne

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