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« Là où chantent les écrevisses » de Délia Owens

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Là où chantent les écrevisses »
Auteur : Délia Owens
Genre : Roman / Romance / Polar
Éditeur : Seuil

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résumé du livre

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent. A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

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Ma critique

Quelle héroïne ! Je comprends que la belle et courageuse Kya séduise autant de lecteurs ! Comme ces derniers, j’ai été admirative de sa force de caractère, de sa passion et de sa débrouillardise ! Cette « fille des marais », comme la nomment les habitants aux alentours, n’a pourtant pas eu une vie facile… Ces difficultés sont surtout familiales, puisqu’elle a eu un père violent, alcoolique et colérique qui battait tout le monde. C’est d’ailleurs lui qui sera la cause de l’éclatement de la famille : peu à peu, la mère, puis les nombreux frères et sœurs de Kya vont fuir ce quotidien nocif. Restée seule avec ce paternel agressif, elle va pourtant passer la plupart de son enfance seule, puisque l’homme va souvent disparaître. Jusqu’au jour où il ne reviendra pas. La majorité de cet ouvrage est concentré sur la capacité de Kya à survivre seule. Malgré son jeune âge, elle va vite apprendre à se faire à manger, à pêcher, à commercer et à entretenir une maison. Quelle détermination et belle preuve d’adaptation ! Cette bambine est vraiment incroyable !

Le récit va principalement suivre la jeunesse, l’adolescence, puis le passage de Kya à l’âge adulte. On découvrira alors son parcours, ses peines, ses doutes, ses passions, ses premières fois et ses quelques relations avec le monde extérieur. Car elle ne sort pas beaucoup de chez elle, cette demoiselle ! Elle se sent différente et ne parvient pas à trouver sa place dans ce monde raciste, corrompu et violent où tout est bien organisé. Son truc à elle, c’est étudier le marais : ramasser des choses, élaborer des collections, dessiner les plantes, étudier la faune et la flore… Une passion surprenante et délicieusement bien développée par Delia Owens ! On est réellement sur un roman d’ambiance qui met en avant la Nature. Il y a d’ailleurs de très belles descriptions.

Les rares personnes à réellement approcher cette fille de la nature seront un adorable couple de commerçants (Jumping et Mabel) ainsi que deux garçons. Il y aura donc de la romance avec les premiers émois, les triangles amoureux, les désillusions, les sentiments, … Même si on devine rapidement pour qui son cœur balance, c’est assez riche de ce point de vue-là ! Mais ce qui m’a le plus conquise, c’est la tension due à l’enquête policière. En effet, entre les chapitres dédiés à l’évolution de Kya, l’auteure va disséminer en fil rouge une affaire de meurtre ayant eu lieu dans les marais. Bien évidemment, on se doute que tout cela a un rapport avec la jeune héroïne cependant, on ignore qui est décédé et si la demoiselle est capable d’un tel acte. Petit à petit les pièces vont se mettre en place

J’ai globalement aimé ma lecture, en particulier grâce à l’atmosphère du marais et à cette héroïne remarquable. Malgré certains sujets comme la violence et la solitude, c’était plein de poésie et de délicatesse. En revanche, cela a péché au niveau du rythme que j’ai trouvé très lent et au niveau de la révélation que j’avais rapidement comprise… C’est dommage ! Cela dit, en dépit de ces points, je suis ravie de la découverte.

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Citations

Quand on a besoin des autres, on finit par souffrir.

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Les visages changent avec les épreuves de la vie, mais les yeux demeurent une fenêtre ouverte sur le passé.

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La pluie se calma. Une goutte par-ci par-là agitait une feuille comme l’oreille d’un chat qui tressaute.

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Les corneilles ne gardent pas les secrets mieux que la boue ; à peine ont-elles aperçu quelque chose de bizarre dans la forêt qu’il leur faut en parler à tout le monde.

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Ma note

4/5

11 réflexions au sujet de « « Là où chantent les écrevisses » de Délia Owens »

    1. Désolée, ton message avait atterri dans les spams !
      Je peux comprendre, pour le rythme. C’est effectivement très paisible. A voir selon tes goûts, mais si tu n’aimes pas les textes lents qui développent surtout les émotions ou les relations entre les personnages, alors mieux vaut éviter. 😉

      Aimé par 1 personne

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