BD·Young adult

« Harley Quinn : Breaking Glass » de Mariko Tamaki et Steve Pugh

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Harley Quinn : Breaking Glass »
Auteurs : Mariko Tamaki et Steve Pugh
Genre : Bande dessinée / Comics / Young Adult
Éditeur : Urban Comics

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résumé du livre

C’est avec une bonne dose d’insouciance mais à peine cinq billets verts en poche que la jeune Harleen Quinzel débarque, seule, dans l’une des villes les plus dangereuses du monde : Gotham City. Du haut de ses quinze ans, et de pas mal de mauvaises expériences, rien ne semble pouvoir l’impressionner. Recueillie par Mama, une drag-queen au cœur d’or, Harleen apprivoise sa nouvelle vie, sa future meilleure amie Ivy et les nouvelles problématiques qui s’imposent à elle : injustice, intolérance, violence… Aussi, quand le cabaret de sa bonne fée Mama devient la nouvelle victime d’entrepreneurs sans état d’âme, Harleen change de ton. Pour autant, une question reste en suspens : mettre sa rage au service de l’action, oui, mais aux côtés de qui ? La militante pacifiste Ivy ou l’anarchiste et très énigmatique Joker ?

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Ma critique

couv60367382Curieuse de découvrir un maximum de titres du Prix Livraddict 2021, j’ai mis la main sur ce titre qui me faisait de l’œil depuis sa sortie. Il faut dire que, dès que je vois Harley Quinn, ma curiosité s’éveille ! Ma dernière découverte concernant ce personnage fictif avait été une pépite avec le génialissime « Harleen ». Dans la version de Mariko Tamaki et Steve Pugh, l’ensemble est tout de même moins sombre et psychologique cependant, l’interprétation fut tout de même très plaisante. Cette fois-ci, on va s’attarder sur l’adolescence d’Harleen Quinzel, lorsqu’elle était étudiante. Le décor est original et coloré : la demoiselle vit entourée de drag queens tenant un cabaret. « Mama » et les autres sont adorables, ouverts, compréhensifs et la rendent heureuse malgré le deuil qui pèsent sur ses jeunes épaules. J’ai adoré cette ambiance festive, espiègle, familiale et douce de ce groupe. Comme la jeune orpheline, je me suis vite attachée à eux et j’espérais que leurs soucis seraient vite réglés !

Quand notre belle et pétillante anti-héroïne n’est pas avec sa famille atypique, elle traîne avec des amis, notamment avec Ivy. Celle-ci a une apparence bien différente de celle à laquelle nous sommes habitués ! Adieu la sulfureuse rouquine aux formes généreuses et à l’intellect impressionnant. Certes, cette Ivy est un puits de savoir et de culture, mais c’est avant tout une superbe métissée engagée. Régulièrement, elle va tenir un discours très orienté LGBT, féministe, écologique, contre le racisme et anticapitaliste. Des sujets actuels qui collent plutôt bien au personnage. Ces changements peuvent surprendre et rebuter les puristes toutefois, ce ne fut pas mon cas. Il y a tellement d’adaptations sur le DC Universe que je ne suis pas réfractaire à des adaptations comme celle-ci !

Qui dit « Harley » dit, évidemment, « Joker » et « Batman ». Rassurez-vous, les deux sont présents ! Notre cher Batou sera principalement là en retrait. Comme toujours, il évoluera dans l’ombre et surveillera les actions de ses deux futurs rivaux. En tout cas, son identité surprendra sans doute quelques lecteurs ! Quant au Joker, j’avoue que je ne m’attendais pas à ce que ce soit lui sous ce masque… Un peu déçue, mais qu’importe, car la dynamique qu’il entretien avec notre petite arlequine est toujours aussi intéressante, déjantée, violente, vache, complexe et originale. Le tout est servi sous un chouette coup de crayon réaliste et travaillé ainsi que des teintes monochromes (on joue beaucoup avec le contraste rouge/bleu). Le rendu est vraiment bon ! Honnêtement, cela donne envie de se pencher sur d’autres ouvrages comme celui de Catwoman ou Raven…

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Citations

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Le système favorise les entreprises au détriment des gens. Les riches s’enrichissent, les puissants sont protégés, les oppressés condamnés, et les pauvres se font niquer. C’était vrai hier, ce sera vrai demain. ET ÇA ME REND FOLLE !

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Elle disait qu’elle aimait les plantes parce qu’elles ne prennent que ce dont elles ont besoin, à l’inverse des gens.
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Le bien, le mal. Ça dépend surtout de quel côté on se place. Ce qui est bon pour les affaires est mauvais pour tes amis. Les lois présupposent que le bien est absolu mais les lois ne sont que des opinions, que tu n’as pas à partager. De la poudre à perlimpinpin.
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Ma note

4/5

9 réflexions au sujet de « « Harley Quinn : Breaking Glass » de Mariko Tamaki et Steve Pugh »

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