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« Potion macabre » (Rebecca Kean T3) de Cassandra O’Donnell

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Potion macabre » (Rebecca Kean T3)
Auteur : Cassandra O’Donnell
Genre : Bit-Lit / Urban Fantasy / Polar / Romance
Éditeur : J’ai Lu

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résumé du livre

Depuis que je suis devenue la tueuse attitrée de la communauté surnaturelle du Vermont, je n’ai plus une minute à moi, course-poursuite, exécutions, meurtres en série… bref je n’ai ni le temps, ni l’envie de m’occuper de ma vie privée. Alors quand mon ex, Michael, un vampire aussi sexy que redoutable a débarqué en ville, ça m’a un peu contrarié. Il faut dire que quand on se retrouve enceinte à 16 ans et qu’on plaque son amant, on n’est généralement pas très pressée de le revoir dix ans plus tard et de lui annoncer qu’il est papa. Du moins, pas avant d’ être passée d’abord faire le plein chez Joe, le marchand d’armes du coin..

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Ma critique

Pour la première fois, Rebecca Kean me divise ! Pourtant, on sent que la saga commence à développer des enquêtes plus complexes qui entremêlent réellement les clans et dont le rythme est intense. Tout s’enchaîne avec fluidité : actions, révélations, rencontres. C’est véritablement prenant au point que je l’ai lu en deux petits jours ! Je me suis régalée avec cette intrigue autour des potionneuses. On a ainsi pu approfondir divers sorts, en passant par les potions mortelles et interdites, tout en découvrant les différents cours que l’on enseigne aux apprenties. Pour cela, notre héroïne va temporairement intégrer l’école de magie de Maurane, en devenant professeur de sortilèges.couv33866555 Il y avait un petit air d’Harry Potter, ce qui fut très appréciable. J’ai apprécié le fait que l’auteure propose quelques passages en classe, car cela a permis d’apporter un côté plus humain et « normal » à Rebecca.

Cette dernière en avait bien besoin, car la belle sorcière est toujours aussi condescendante, dure, fière, impitoyable, coriace, directive et vraisemblablement indestructible ! Je trouve dommage le fait de la rendre aussi forte… Dans d’autres sagas de Bit-lit, il arrive que les héroïnes soient gravement blessées ou mutilées. Or, depuis le début de la série, Rebecca va passer plusieurs fois à côté de la mort, que ce soit grâce à la magie ou à des procédés plus humains… Cela dit, je n’ai jamais eu de doute sur la finalité de ce genre de scènes puisque, systématiquement, elle survit et semble avoir la pêche dès le lendemain. Elle a véritablement une santé de fer ! J’envie sa façon de se rétablir ou de se sauver in extremis de la mort ! Bien sûr, ce point de vue est purement personnel néanmoins, je trouve regrettable qu’elle soit aussi puissante et immortelle. Pour mieux savourer ma lecture et ressentir de la tension, j’ai besoin de craindre pour l’héroïne ou pour son entourage…

En plus de proposer une enquête addictive, ce troisième opus va permettre à quelques personnages secondaires de gagner en consistance. On va bien sûr mettre en avant Maurane, la maîtresse potionneuse, ainsi que sa grand-mère Rosemary, dont le caractère explosif m’a surprise plusieurs fois. J’ai adoré l’évolution de Maurane et j’espère que l’on va continuer à la développer par la suite. Clarence, un ancien Assayim métamorphe, va devenir le bras droit de l’héroïne durant la première partie de l’ouvrage. Le tandem qu’ils ont formé était tout simplement génial, complémentaire, complice et agréable à suivre. Bien qu’on ne le retrouve qu’à la fin, Bruce m’a également fait de nouveau bonne impression. Le loup-garou est vraiment gentil, direct et compréhensif. Je le préfère bien plus à Raphaël. Ce dernier sera d’ailleurs absent tout au long du récit ! Je suppose que cela fera grincer des dents les adeptes du vampire, mais ce ne fut pas mon cas. Je n’apprécie pas spécialement la relation entre la narratrice et le buveur de sang. De plus, cela a permis de mettre en avant les serviteurs de Raphaël, en particulier le sympathique majordome !

Le cas de Leonora m’a donné un sentiment mitigé. À lire le résumé, je pensais que la fameuse crise d’adolescence de la demoiselle allait davantage être mise en avant. Je pensais trouver des prises de bec mère/fille, des actions irréfléchies ou encore des problèmes liés à cette période de la vie. Finalement, cette thématique est peu exploitée. D’ailleurs, Leo est très absente. Pire, on a presque muselé ce personnage en l’envoyant à l’école de magie. Elle ne réapparaîtra qu’à un moment crucial de l’histoire, vers la fin. Hélas, j’ai trouvé que c’était trop peu. J’en attendais davantage, en particulier avec des crises d’ado… On regrettera également le dénouement du conseil des 8 qui se termine en quelques lignes ! C’était bien trop rapide !!! Un autre point m’a déçue : Mark. Notre cher semi-démon est toujours aussi attiré par l’héroïne et, malgré le fait qu’il ne l’aime pas et ne fait que la désirer (une relation en réalité complexe, malsaine et troublante), il va passer son temps à abuser de Rebecca. Je déteste ce type de scène et, pendant les trois-quarts du livre, je me suis demandé l’utilité de ces viols répétés. En plus de me mettre mal à l’aise, c’était révoltant et incompréhensible. Cela a pris finalement du sens dans la dernière partie, lorsque certains détails sur les origines de la belle sorcière nous ont été révélés. J’étais contente d’apprendre des choses sur elle et ne m’attendais pas à de telles révélations… mais tout ce sexe non désiré était-il vraiment utile ? Fallait-il réellement décrire ces passages et insister sur le fait que, malgré le fait que ce soit un viol, l’héroïne aime plus ou moins ça ? J’aurais tendance à brandir ma pancarte « alerte au viol banalisé »…

En dépit de ce dernier point qui m’a sincèrement dérangée, j’ai globalement aimé cette lecture en raison du bon mélange de magie, d’action, d’enquête/polar et de sentiments. Je suis actuellement en train de lire la suite et je me régale toujours autant à suivre l’Assayim et ses compagnons.

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Citations

– Le moyen le plus efficace de défendre une opinion est de tuer ceux qui ne la partagent pas.
– C’est quoi ça ? Un extrait du guide du parfait dictateur ?
– Non, un vieil adage familial, fis-je en lui tendant la main pour l’aider à se relever.
– Eh ben, désolé de te dire ça, mais ta famille craint ! fit-il en se redressant.

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– Ce que tu peux être française par moment !
– Oui et je le revendique. Chez nous, l’amour passe avant l’orgueil et les principes.

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– Beth ? Qu’est-ce qu’il se passe ?
– Je viens de buter un type dans ton bureau.
Je ne savais pas ce que j’avais causé comme malheurs dans mes vies précédentes ni pourquoi le destin s’acharnait comme ça à me mettre continuellement des bâtons dans les roues, mais je n’aurais rien eu contre une petite pause, juste comme ça, pour voir…
– Pourquoi dans « mon » bureau ? Le tien ne te paraissait pas assez spacieux ?

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Ta grand-mère est aussi accueillante qu’un nid de crotales mais je suis sure qu’on finit par s’y habituer.

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Ma note

3,5/5

6 réflexions au sujet de « « Potion macabre » (Rebecca Kean T3) de Cassandra O’Donnell »

  1. J’avais beaucoup aimé en apprendre plus sur Maurane et sur son école de magie. Par contre, je n’ai plus de souvenirs de Clarence 😅 Par contre, plus grave, je ne me souviens pas vraiment des relations non consenties entre Rebecca et Mark ou en tout cas qu’elles étaient aussi répétées, gros trou de mémoire 😮

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  2. On en a déjà discuté, mais c’est tellement dommage cette banalisation du viol d’autant que certains lecteurs, non sensibilisés au sujet, ne se rendent pas compte du problème. Et ça, à mon sens, c’est un véritable danger…
    Néanmoins, on sent qu’à part ce gros point noir, l’intrigue a su te tenir en haleine !

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, c’est dommage… J’espère qu’il y aura une prise de conscience.
      A y réfléchir, plus j’avance dans les tomes, plus je me rends compte que chaque relation sexuelle, pourtant souvent désirée (d’autant qu’il s’agit de l’amant/amoureux de l’héroïne), commence par « non ». C’est bizarre ce choix ! Jusque là, même quand Rebecca voulait faire l’amour, elle a toujours commencé par un refus. Juste après, elle se laisse convaincre en se laissant toucher après un baiser ou une caresse. Pourquoi commencer systématiquement par « non » ? Est-ce un fantasme ? L’idée de signifier que l’amour brise sa carapace ? Je suis totalement perplexe… Et j’ai presque envie de demander à l’auteure. :s Parce que c’est SYSTEMATIQUE.

      Aimé par 1 personne

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