Fantastique/Fantasy·Horreur

« Les Ombres de Wild Fell » de Michael Rowe

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Les Ombres de Wild Fell »
Auteur : Michael Rowe
Genre : Horreur / Fantastique
Éditeur : Bragelonne

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résumé du livre

Elle attend dans l’obscurité depuis plus d’un siècle.
Dressée sur les rives désolées de Blackmore Island, Wild Fell tombe en ruine. La vieille demeure résiste pourtant aux assauts des saisons depuis des décennies. Bâtie pour sa famille par un homme de pouvoir du xixe siècle, la maison a gardé ses terribles secrets. Depuis cent ans, les habitants de la région prient pour que les ombres piégées à l’intérieur de Wild Fell y restent, loin, très loin de la lumière.
À présent, il est venu à elle. Jameson Browning, qui connaît bien la souffrance, a acheté Wild Fell avec l’intention d’y commencer une nouvelle vie. De laisser entrer la lumière. Mais ce qui rôde dans la maison est fidèle aux ténèbres qui y règnent, et la garde jalousement. Elle a attendu Jameson toute sa vie… ou même plus longtemps. Et maintenant, enfin… elle l’a trouvé.

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Ma critique

Quoi de mieux qu’un roman d’horreur pour profiter de la saison automnale ? C’est avec une immense curiosité et une pointe de satisfaction que, quatre jours avant Halloween, j’ai plongé dans « Les ombres de Wild Fell ». Fait curieux, j’ai découvert qu’autrefois, l’ouvrage s’appelait tout simplement « Wild Fell », mais qu’il avait changé de nom lors de sa réédition en octobre 2020. En voyant les bons avis sur la toile, il me tardait de découvrir cette œuvre à mon tour. Hélas, la lecture n’a pas été à la hauteur de mes attentes. En soi, elle n’est pas mauvaise toutefois, j’ai été très déçue, car je m’attendais à beaucoup plus de paranormal et à des frissons… Pour bien faire comprendre mon avis, je risque de spoiler quelques éléments. Certes, je vais tacher de rester dans le vague afin de ne pas trop en dire cependant, je me dois de renseigner les passages m’ayant déplu.

La première chose qui m’a frustrée a été le rythme. Celui-ci est volontairement lent, afin de faire monter la tension et la sensation d’horreur. Sauf que, dès que la sauce commence à prendre, on arrête tout et on passe à autre chose. Il en a été ainsi avec le prologue qui dure une cinquantaine de pages et qui s’interrompt dès que les choses deviennent morbides. Puis, cela a continué avec le début de l’histoire de Jameson / Jamie. Dans un style fluide, celui-ci s’adresse directement au lecteur et lui propose de découvrir son enfance compliquée. En plus d’avoir des parents au bord du divorce, le héros a été harcelé et brutalisé par les adolescents de la ville, puis par des camarades de colo. C’est donc un certain mal-être qui l’a accompagné tout au long de sa jeunesse… Cette enfance est pleine de sensibilité néanmoins, je me suis longtemps demandé ce que cela allait apporter au fil du récit. Certes, il y a eu une envie de vengeance et un renfermement du narrateur sur lui-même, mais était-ce la peine de parler de ça pendant 180 pages ? (J’ai finalement eu un simili de réponse à la fin…) Et pourquoi arrêter net le passage avec Amanda, alors que l’intrigue devenait enfin intéressante ? Cette cassure volontaire m’a totalement déstabilisée… D’autant plus que, ensuite, on a eu droit à un long passage sur la maladie d’Alzheimer ! Voilà de quoi complètement sortir de l’atmosphère intrigante autour de la fille du miroir.

Finalement, il faudra attendre 210 pages (sur un total de 320 pages !) pour découvrir la région tant redoutée et enfin rentrer dans la fameuse demeure de Wild Fell. Or, une fois encore, j’ai malheureusement déchanté. Pourtant, j’ai été ravie par la description de la bâtisse et sur l’ambiance retranscrite par l’auteur : c’était prometteur, sinistre et inquiétant. Puis, le premier contact avec la créature a eu lieu… Je pensais que ce serait aussi effrayant que sanglant et que l’on jouerait avec les traumatismes passés du personnage principal… Mais non : on a le droit à un spectre qui lui pince les tétons, puis qui lui fait une longue fellation avant de prendre l’apparence de l’un de ses proches. Sur le moment, je n’ai pas compris le sens de ce songe érotique malsain… Après quoi, les choses ont pris une allure plus « classique » dans le genre épouvante. Vont ainsi se succéder des impressions étranges, des faits inexpliqués, des objets glauques, des légendes macabres ainsi que des rencontres déconcertantes avec la populace locale. Pour moi, c’est à partir de ce moment-là que le mystère s’est épaissi et que les choses ont enfin su m’intéresser. Les vingt dernières pages sont particulièrement intenses, car elles mélangent folie, surnaturel, secrets révélés, torture et mort. Même si on a la sensation d’œuvre inachevée, c’est sombre à souhait et digne d’un roman d’épouvante ! Mais quel dommage de devoir attendre si longtemps pour savourer sa lecture

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Citations

Si la nécessité est vraiment la mère de l’invention, alors le désespoir est peut-être le père de la mémoire.
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Et c’est ainsi que naissent les légendes dans les petites villes du Nord en bordure d’endroits devant lesquels les autres gens ne font que passer, en route pour ailleurs : par un cri dans le noir, et un demi-siècle de patience.
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Je veux vous faire connaître la peur. J’ai une histoire de fantôme à vous raconter, qui ne ressemble à aucune de celles que vous avez pu entendre. C’est la mienne, et elle est vraie.

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Ma note

2/5

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