Horreur·Science Fiction

« Zero Hour » (Resident Evil T7) de S. D. Perry

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : Zero Hour (Resident Evil T7)
Auteur : S. D. Perry
Genre : Horreur/Science Fiction/Livre tiré d’un jeu vidéo
Editeur : Milady

51gkjl1nwfl-_sx210_Avant d’exposer ma critique, il faut savoir que je n’ai pas joué à « Resident Evil 0 », je ne connaissais donc pas le scénario et ne peux donc pas comparer l’ouvrage avec le jeu. Ainsi, j’ignore s’il y a des erreurs scénaristiques

« Resident Evil Zero Hour » est une préquelle au premier tome rédigé par Stephani Danelle Perry (« La conspiration d’Umbrella »). Il met en avant divers événements se situant quelques heures avant l’intervention de l’équipe Alpha de S.T.A.R.S. dans le Manoir Spencer. Ici, on suit l’équipe Bravo qui, au lieu d’aller à Racoon City, est en fait la première équipe à débarquer sur le terrain d’Umbrella Corp… En effet, leur hélicoptère a dû se poser en urgence à cause d’un éclair qui a grillé toutes les commandes. Par miracle, tous les membres de l’équipe sont en vie… Pendant que l’un d’entre eux tente d’évaluer les dégâts et/ou de réparer ce qu’il peut, les autres soldats décident d’explorer les lieux. Ce qu’ils trouvent est effrayant : un transport militaire accidenté avec, apparemment, un fugitif condamné à mort en cavale, un train étrange avec de nombreux cadavres à l’intérieur, … Mais surtout, des créatures tout droit sorties de l’enfer !

Les deux protagonistes de ce volume 7 sont Billy, alias le lieutenant William Coen, et Rebecca Chambers. Un système de narration alternée permet de passer d’un personnage à un autre et de comprendre comment chacun perçoit les événements. J’apprécie ce système car il permet de mieux s’attacher aux personnages. Ces derniers ont une personnalité captivante et assez bien exploitée. Très vite, on apprend que Billy est le passager « dangereux » condamné à mort, mais qu’il est bien plus que cela… Il est surtout un ancien militaire au passé trouble. Plus tard (vers la moitié du roman), il révélera pourquoi il a été arrêté et condamné à mort… Son récit est assez intéressant. Quant à Rebecca, elle est une jeune recrue, une bleue, qui essaye de montrer que malgré son âge, elle n’est pas une « petite fille ». Elle sait se débrouiller, elle a du cran et ne recule devant rien… Leur rencontre dans le train est assez classique, mais j’ai apprécié l’humour dont chacun a fait preuve. En effet, les deux héros n’hésitent pas à s’envoyer quelques piques ou à se tester. Si au début une certaine méfiance se tient entre eux, elle s’estompe peu à peu au fil des rencontres monstrueuses auxquelles ils vont devoir assister. L’évolution de leur relation est touchante. Comme dans les autres tomes, l’auteure a su transmettre l’émotion de chacun.

Grâce à cet opus, le lecteur va pouvoir comprendre qui a inventé le Virus T, pourquoi et comment. En effet, S. D. Perry va nous plonger au cœur d’une vieille histoire de vengeance : les co-fondateurs d’Umbrella, Albert Wesker, William Birkin et James Marcus, ont de lourds secrets qui vont exploser au grand jour… D’autres révélations permettront également d’également savoir comment l’équipe Bravo a disparu. Le lecteur découvrira également un bestiaire assez varié. En plus des zombies ou des chiens, d’autres créatures abominables vont également faire leur apparition, notamment les sangsues. Il y a d’autres monstres que je ne connaissais pas forcément, mais dont la description m’a conquise. Je ne vous en dis pas plus. En tout cas, sachez que l’on plonge aisément dans l’ambiance et l’univers effrayant de cet ouvrage.

Bon, il faut avouer que globalement les Resident Evil sont toujours rédigés de la même façon (surlignez le texte vert si vous voulez lire le spoiler) :
Une équipe bien entraînée débarque dans un lieu infesté de zombies ou autres créatures mutantes. Ce groupe doit survivre en combattant des hordes de revenants ou de gros monstres (exemple ici : le boss scorpion dans le train) et en résolvant des énigmes. On notera une présence féminine jolie, mais pas cruche et qui sait se battre, mais aussi un méchant tapis dans l’ombre qui ne se révèle qu’à la fin. Ce même méchant qui est en fait un gros boss à combattre à plusieurs reprises à cause de mutations… Mais tout se termine avec un happy end.
Il n’y a donc pas de réelles surprises scénaristiques, cependant cela ne me dérange pas. L’histoire se lit bien, c’est fluide, simple et dynamique. S. D. Perry sait très bien décrire les scènes d’action (qui sont vraiment nombreuses). Elle sait aussi donner un certain dégoût au lecteur grâce à ses descriptions de monstres ou les métamorphoses… Parfois, on distingue quelques détails glauques ou sanglants, mais rien de bien méchant pour le genre « Horreur » (il y a d’autres ouvrages qui sont bien plus gores tels que ceux de Graham Masterton). Cela reste donc assez soft.

J’ai été très satisfaite de ce septième tome dont la trame et la plume de l’auteure est prenante. C’est une histoire simple avec de nombreux « déjà-vus », mais qu’importe. J’apprécie l’univers des Resident Evil et c’est un régal de (re)plonger dedans. De plus, j’ai passé un très bon moment et j’ai eu envie de regarder quelques vidéos du jeu. Les passionnés ou les adeptes de la saga seront certainement ravis de cette lecture.

 

Citations :

Cette baraque est aussi accueillante que le nid d’amour de Barbe Bleue.

—————

Le rire leur était un exutoire indispensable pour conserver un semblant de santé mentale. Mais regarder un corps mutilé et continuer de rire serait le symptôme d’un problème d’un ordre radicalement différent…

 

Ma note :

  5/5

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