Littérature jeunesse·Romans policiers / Thriller

« Piégés dans le train de l’enfer » de Hubert Ben Kemoun

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Piégés dans le train de l’enfer »
Auteur : Hubert Ben Kemoun
Genre : Roman ado / Thriller
Éditeur : Flammarion jeunesse

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résumé du livre

« Teddy s’assit, le sac rouge cadenassé, bien posé sur le siège à côté de lui. Interdit d’ouvrir et d’ausculter ce bagage, il connaissait la règle. Un mulet transporte son chargement sans se préoccuper de ce qu’on lui a posé sur le dos. Il était 14 h 23 quand il prit place dans le wagon du train à destination de Toulouse. Celui-ci s’arrêterait à Bordeaux à 17 h 42. À peine plus de trois heures. Une affaire vite pliée. » Mais ce qui semblait tranquille devient très vite un enfer… Quand le hasard se met à nous jouer des tours, il ne sert à rien de chercher à lui échapper.

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Ma critique

L’intrigue avait plutôt bien démarré : on découvrait chaque personnage, le suspense était assez présent et la plume de l’auteur fluide et dynamique… Hélas, je ressors assez partagée par cette lecture. En effet, si le concept et le rythme m’ont plu, j’ai eu la sensation d’avoir survolé un récit sans pouvoir rentrer dedans. Les personnages sont nombreux et, même si on découvre le caractère ou les desseins de chacun, ils donnent la sensation d’être peu approfondis au dépens de l’action. Ils sont pourtant tous essentiels au déroulé de l’intrigue… Chacun aura son rôle. Hélas, on n’a pas le temps de s’attacher à eux ou de les apprécier à leur juste valeur… En revanche, on peut avoir des préférences pour certains d’entre eux. Pour ma part, c’est le cas avec Solène, une contrôleuse SNCF qui est à la fois réactive, directe, avenante et avec la langue acérée. couv42110708Le duo Ousmane-Grégoire m’a également arraché un ou deux petits sourires, mais rien de plus… Pour le reste, je suis malheureusement passée à côté… Il y a pourtant du beau monde : Teddy (un jeune qui transporte un mystérieux sac moyennant de l’argent), Dimitri (un voleur cleptomane fugueur) ou encore Mathilde (la maîtresse d’un homme marié qui, après trois ans de relation extraconjugale, l’a abandonnée)…

La narration alternée et les indications temporelles (horloges sur le côté des pages ou avant chaque chapitre) apportent un véritable rythme. Ce voyage défile à toute allure ! Le suspense est assez présent et ravira sans doute les jeunes lecteurs qui vont certainement être assaillis de questions. En effet, très vite, on se demande ce qu’il va se passer pour que le titre qualifie ce moyen de transport comme « Train de l’enfer », on se questionne sur certains voyageurs, on découvre la vengeance de Mathilde, on cherche à deviner ce que contient le colis énigmatique de Teddy et on se retrouve face à des chapitres étranges où l’on ignore l’identité du narrateur. La mise en page est atypique : le texte est en italique et aligné à droite. Le narrateur semble agressif, violent, assassin et sanglant. En fait, je suis tombée complètement à côté de ce personnage : je pensais qu’il s’agissait d’un autre protagoniste caché n’ayant pas encore fait son apparition… Du coup, j’avais des attentes et imaginais presque un tueur psychopathe dissimulé dans l’un des wagons… Je me suis plantée ; tant pis !

Ce huis clos a donc un concept plutôt intéressant, une bonne gestion du rythme qui monte crescendo avec une accélération nette vers la moitié de l’œuvre et une grande quantité de personnages. Hélas, la longueur du roman et le fait que l’on se penche surtout sur l’intrigue ne permettent pas d’attachement et donnent la sensation de lecture survolée pas forcément immersive ou approfondie… Dommage ! Ce thriller aurait pu beaucoup plus me plaire… Mais je pense qu’il plaira certainement à mes ados qui constituent le véritable public de cet ouvrage. Merci encore à Mikasa de m’avoir permis de découvrir ce titre ! N’hésitez pas à aller lire sa critique dont j’approuve totalement le contenu !

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Citations

Je te promets une facture exorbitante,
mon cher amour.
A la mesure de ta trahison.
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– Pourquoi t’as mis ton silencieux ?
– Si ça pouvait me permettre de moins t’entendre gémir, j’en aurais mis deux, se contenta de répondre l’autre.
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Parfois l’enfer s’invite au paradis sans qu’on ne l’ait entendu sonner. Le diable a voyagé sur le dos du hasard, il a tout son temps, et ne laissera aucune miette d’espoir aux convives qui ne l’attendaient pas à leur table.
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Ma note

♥  3/5

m

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2 réflexions au sujet de « « Piégés dans le train de l’enfer » de Hubert Ben Kemoun »

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