BD·Littérature jeunesse

« Le Der des Ders » (La guerre des Lulus T5) de Régis Hautière et Hardoc

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Le Der des Ders » (La guerre des Lulus T5)
Auteurs : Régis Hautière et Hardoc
Genre : Bande dessinée / Littérature jeunesse-ado
Éditeur : Casterman
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résumé du livre

1918 Alors que la Première Guerre mondiale fait rage, les Lulus tentent de survivre en zone occupée. Enrôlés malgré eux par une société secrète, les quatre orphelins sont contraints de se séparer. Cette séparation, la toute première depuis qu’ils se connaissent, pourrait être beaucoup plus longue qu’ils ne l’imaginent…

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Ma critique

Et voici le dernier opus de « La guerre des Lulus » qui file entre mes doigts… Enfin, pas vraiment ! Ce Der des ders est effectivement l’ultime tome de la saga principale, mais les auteurs ont d’ores et déjà annoncé deux tomes de « Perspective Luigi » (qui vont combler ma frustration du tome quatre avec les scènes coupées entre le printemps 1916 et l’été 1917) et un tome narrant l’après-guerre des Lulus. Je dois avouer être partagée : je trouve que cela fait très commercial mais, d’un autre côté, je sais que j’achèterai ces trois albums, car je suis curieuse de savoir ce qu’il s’est passé pour tous les Lulus ! En effet, une fois encore, les auteurs ont pris un malin plaisir à couper plusieurs scènes pile quand cela devenait intéressant ! J’ai donc un sentiment de série inachevée...9782203126305 C’est frustrant ! Bien sûr, cela ne m’a pas empêchée d’apprécier la lecture de cette BD et de retrouver avec plaisir les petits orphelins qui ont sacrément grandi durant ces années sombres…

Durant les premières pages, on retrouve nos lulus exactement là où on les avait trouvés : attrapés et ficelés dans une cave obscure… Les jeunes captifs vont réaliser qu’ils ont été capturés par la société des gentils hommes. Ce groupe de résistants lutte contre les occupants comme ils le peuvent et vont profiter de la présence des garçons pour en envoyer quelques-uns dans le camp ennemi pour faire de l’espionnage. Hélas, si la chance était jusqu’à présent clémente avec ces orphelins, elle va brusquement tourner… Maintenant qu’ils sont au cœur de l’armée ennemie, le moindre faux pas est fatal… La Mort les attend au tournant… voire pire : le front ! Si les premiers volumes étaient remplis d’innocence et d’humour, on constate que cette ambiance est révolue. Le sang, les morts, le chaos, les trahisons et la tension sont partout ! Le temps de l’innocence est passé. La guerre frappe chaque camp et emporte son lot de corps dans son sillon… Les plus jeunes lecteurs seront peut-être dépassés, mais les CM2, les élèves de collège et les plus grands, devraient être satisfaits de l’avancée du scénario qui gagne réellement en maturité.

Les illustrations sont toujours autant travaillées et de qualité. Je ne vois toujours rien à redire, car le style m’a définitivement conquise. J’ai également apprécié les bonus à la fin de l’ouvrage : on y retrouve des croquis, des illustrations de Lulus par d’autres artistes ainsi que des clins d’œil à d’autres œuvres (Astérix, Looney Tunes, etc.). Même si certains passages sont vite expédiés (difficile de s’éterniser dans un format aussi court), le scénario m’a davantage plus que le tome précédent. Par ailleurs, j’ai bien aimé retrouver certaines connaissances ou découvrir des personnalités atypiques comme celle du petit Albéric… Cette saga a connu quelques défauts cependant, elle reste l’une de mes favorites. Car, en plus d’être belle esthétiquement, cette série aborde avec justesse la guerre de 14-18… À lire et à relire !

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Citations

Hans, trois ans plus tôt, nous avait dépeint l’horreur de ce qu’il avait vécu. Mais à l’époque, pour nos yeux d’enfants, c’était une horreur abstraite, une horreur de conte de fées.

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– Y a des femmes ?
– Ah non ! Pas de bonnes femmes chez les gentils hommes !
– Ben… Pourquoi ?
– Parce que les femmes… On ne peut pas leur faire confiance.

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– Il était là près de la grosse souche, là-bas, tout à l’heure.
– Il nous observait mais, quand on lui a proposé de venir avec nous dans la cabane, il a fait demi-tour et il est parti.
– On dirait qu’il ne veut pas nous parler.
– Ca n’a rien d’étonnant. Albéric ne parle à personne.
– Même pas à sa mère ?
– Sa mère est morte en couches. Albéric aussi aurait dû y passer ce jour-là mais le médecin a réussi à le ranimer. Mon père pense que c’est pour ça qu’il est… innocent. Il dit qu’une partie de lui est montée au ciel et que l’autre est restée ici.
– C’est un peu un fantôme, alors…
– … Oui. Je crois qu’on peut dire ça… Un fantôme ou un ange perdu entre deux mondes.

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Ma note

♥  3,5/5

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