Littérature jeunesse

« La fourmi rouge » de Emilie Chazerand

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « La fourmi rouge »
Auteur : Emilie Chazerand
Genre : Roman ado / Littérature contemporaine
Éditeur : Sarbacane

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résumé du livre

Vania Strudel a 15 ans et :
– Un père taxidermiste qui l’emmène au collège à bord de sa « ouafture »
– Une ennemie jurée, qui est aussi la fille la plus populaire du lycée
– Un œil qui part en vrille, et une vie qui prend à peu près la même direction
Bref, son existence est une succession de vacheries. Mais un soir, elle reçoit un mail anonyme qui lui explique qu’elle n’est pas une banale « fourmi noire » sans ambition. Elle serait plutôt du genre « fourmi rouge ».

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Ma critique

Après m’avoir fait rire avec son génie de la lampe de poche, Emilie Chazerand récidive avec sa petite fourmi rouge ! Rien qu’à songer à cette lecture, un léger sourire en coin s’immisce sur mon visage. Des barres de rire ! C’est ce qui m’a animée tout au long de cette lecture pleine d’humour, d’autodérision et de situations rocambolesques ! couv2786783La vie de Vania Strudel est bien compliquée et va subir le courroux du destin qui est déterminé à lui compliquer la vie… Avec elle, pas le temps de s’ennuyer ! Entre deux répliques de Charlotte, sa rivale au QI rivalisant avec celui d’une mouche (pas sympa pour la mouche), son entrée remarquable le jour de la rentrée, une chute fracassante qui la défigure, les apparitions du beau Grégoire et les sorties en ouafture, Vania va vivre des journées d’enfer ! C’est dingue comme l’auteure n’hésite pas à malmener son héroïne… et qu’on en rit autant ! J’aurais presque de la peine pour elle… Mais je l’avoue : j’ai ri à ses dépens tellement les événements étaient tordants ! Il faut dire également que cette jeune narratrice a énormément d’humour. Je n’ai cessé de marquer les pages avec des post-it pour mémoriser des citations tant tout était drôle ! S’il n’avait tenu qu’à moi, j’aurais cité le roman dans son intégralité (ou presque).

La plume est bourrée d’humour, sarcastique, simple, fluide, pleine de références à la culture-pop et facile à lire. On plonge directement dans l’aventure dès le premier chapitre. Pour ma part, il ne m’a pas fallu longtemps pour apprécier Vania et son entourage… En particulier son père ! C’est un personnage adorable, touchant et compréhensif. Au fil des révélations, on se rend compte à quel point il a tout fait pour sa fille… Il a réellement réussi à m’émouvoir… Derrière son héroïne malchanceuse et bout en train, Emilie Chazerand aborde des sujets importants tels que le mensonge, la tolérance, les différences, les secrets, l’amour (famille, romance, amitié), la maladie (fish-odor syndrom), le deuil, la sexualité et l’adolescence. C’est la vie, tout simplement. La vie avec ses hauts et ses bas… L’ensemble fonctionne à merveille et fait vraiment des étincelles ! Par contre, j’ignore si un adolescent réussira à apprécier cet ouvrage. On est surtout dans un univers féminin avec des papotages entre filles, des crush sur les garçons et du crêpage de chignon entre rivales. Il sera difficile pour ces messieurs de s’identifier… Certes, Pierre Rachid (le meilleur ami de Vania), Pirach (son voisin) et Grégoire sont sympathiques néanmoins, je ne pense pas que les garçons apprécieront cet ouvrage autant que les lectrices… Cela dit, peut-être que je me trompe et qu’ils se fendront la poire autant que moi !? Je le leur souhaite…

Voilà encore un ouvrage qui échappe de peu au coup de cœur… Pour que cela soit le cas, il aurait fallu que je ne devine pas d’où provienne cette étrange lettre qui crache à Vania ses quatre vérités… Avec un tel humour décalé et des personnages comme ça, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec le film d’Amélie Poulain… Mais une chose est sûre : je suis conquise et recommande cette lecture à tous ceux qui cherchent un livre jeunesse léger, intelligent, pétillant, déjanté et qui fasse rire. Alors rangez de suite vos insecticides et partez à la découverte de cette étrange fourmi rouge qui va vous en faire voir de toutes les couleurs !

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Citations

J’ai baptisé mon poisson Fred, parce qu’il ressemblait à n’importe quel poisson de l’univers, tout comme les Fred ressemblent à n’importe quel Fred de l’univers. C’était une bestiole sans intérêt et stupide. il n’imposait aucune contrainte et ne procurait aucune joie, hormis quand il mangeait les Spécial K aux fruits rouges que papa achetait dans l’espoir ténu de perdre un peu de bedaine. Le reste du temps, cette créature restait un pet de mouche dans le brouhaha tonitruant du cosmos. Exactement comme moi.

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Les grandes personnes disent sans arrêt des trucs pas vrais aux enfants. Et on les laisse faire. On ne les emmène pas chez un docteur pour leur dire d’arrêter.

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La CPE a utilisé un questionnaire à choix multiples extraordinairement absurde : on nous demandait quelle était notre couleur préférée, en quel animal on aimerait se réincarner ou quel personnage de Game of Thrones nous ressemble le plus. J’ai coché Varys, l’eunuque, je ne sais vraiment pas pourquoi. Enfin, si, je sais : on était censés être spontanés, critiques envers nous-mêmes et objectifs. Je ne pouvais donc pas décemment opter pour la bonnasse accoucheuse de dragons ou le guerrier-corbeau propriétaire d’un loup albinos !

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Ma note

4,5/5

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21 réflexions au sujet de « « La fourmi rouge » de Emilie Chazerand »

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