Horreur·Science Fiction·Young adult

« La peur » (Ennemis T3) de Charlie Higson

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « La peur » (Ennemis T3)
Auteur : Charlie Higson
Genre : Roman adolescent-young adult / Horreur / Science-Fiction
Éditeur : PKJ

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résumé du livreSans le savoir, BouleChien va engendrer des évènements qui transformeront à jamais l’existence de tous les enfants de la ville… L’épidémie frappe toutes les personnes âgées de plus de 14 ans. Parents, frères, sœurs, meilleurs amis… Personne n’a pu y échapper. Et à présent tout Londres voit ses jeunes habitants traqués par des adultes morts-vivants. Ils sont affamés. Assoiffés de sang. Et sans aucune pitié. Pour retrouver la trace de leurs amis, BouleChien et les autres survivants se lancent dans une escapade périlleuse de la Tour de Londres à Buckingham Palace et au-delà, contraints de fuir des morts-vivants, toujours à l’affût. Mais dans ce monde devenu chaotique, comment distinguer ses amis de ses ennemis ?

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Ma critique

Cet ouvrage n’a pas été lu de la meilleure façon : il s’agit d’un tome trois. Or, j’ai lu le second tome en décembre 2015 et j’ai acheté la suite six mois plus tard pour ne le lire que ce week-end ! La belle erreur ! Je n’aurais pas dû laisser deux ans filer entre les deux opus, car non seulement je me suis perdue parmi les personnages, mais j’ai surtout ressenti aucun attachement pour eux ! Ennemis, tome 3 : La peur Charlie HigsonJ’ai surtout eu beaucoup de mal avec le personnage principal, BouleChien, un jeune homme en quête de gloire ou de renommée, têtu, entêté, courageux, protecteur, ouvert et assez simple. Ce qui m’a surtout exaspérée, c’est sa façon de parler ou de se comporter. Il fait des « check » à tout le monde (il y a sans doute une vingtaine de descriptions contenant un check) et appelle les autres « cousin(e) », « mec » ou « mon frère ». À force, j’ai trouvé que c’était assez pénible ! Ingénu, il a également du mal à ouvrir les yeux sur ses compagnons de route… Il a beau vivre dans un monde post-apocalyptique et se rapprocher de l’âge fatidique où les adultes sont devenus des crevards (nom donné aux zombies), il n’en demeure pas moins simplet. Ainsi, il ne voit pas les personnes qui se jouent de lui ou le manipulent et accorde sa confiance à tout le monde. Courtney, une adolescente l’accompagnant et l’aimant en secret, m’a fait bien meilleure impression ! En effet, malgré son surpoids et son physique un peu ingrat, elle agit, prend des décisions et ne se laisse pas faire. À plusieurs reprises, elle va prouver qu’elle a sa place dans le groupe et que la gente féminine n’est pas inutile ou simplement bonne à séduire les hommes comme le fait Brooke. Les autres personnages comme Félix, Alfie, Nicola, Jester, Justin ou David ne m’ont pas fait bonne impression, car je les ai trouvés survolés (sans doute volontairement afin de surprendre le lecteur par la suite). Hormis BouleChien, Courtney et Brooke, seul Shadowman réussira à me démarquer, car il est l’un des protagonistes les plus actifs et à qui il arrivera le plus de péripéties…

Malgré mes craintes, les adultes sont toujours présents dans ce troisième opus. Ils ont d’abord œuvré dans l’ombre, intervenant de temps en temps afin de ne pas se faire oublier… Puis, ils ont commencé à prendre de l’importance, en particulier vers les trois-quarts du roman. Ce changement est dû à deux/trois zombies qui sont sortis de la masse : le Collectionneur (un monstre qui enlève et tue les enfants), le Boucher qui fait son retour et une Reine des adultes aussi affamée qu’intelligente ! Les jeunes rescapés vont donc avoir du fil à retordre… J’ai beaucoup aimé le fait que la narration se penche du côté de ces trois créatures sanguinaires, car cela permet de les comprendre et de créer une attente du côté du lecteur ! Ainsi, on a hâte que la confrontation se fasse et on se demande si les enfants vont s’en sortir ! Contrairement à ce que l’on pourrait croire, rien n’est joué : dans les deux premiers tomes, Charlie Higson a prouvé qu’il n’hésitait pas à faire mourir ses héros et ce, parfois de façon atroce ! Pour ma part, j’étais donc impatiente de voir ce qu’il allait se passer. Le suspense était au rendez-vous et c’est ce qui a fait la force de ce troisième opus. La situation est vraiment critique ! Pas de pitié. Le danger est partout dans Londres : dans les rues et dans les refuges, car certains individus avides de pouvoir vont se révéler.

En revanche, j’ai eu du mal avec la romance que j’ai jugée exaspérante. L’auteur a opté pour un triangle amoureux, chose que j’espérais ne pas trouver dans un roman d’horreur avec des zombies ! On a donc BouleChien qui aime aveuglément Brooke qu’il espère trouver au plus vite. Courtney, la meilleure amie de Brooke, le suit dans son périple simplement pour passer du temps avec lui. Hélas, le jeune meneur la considère comme son bras droit et son amie… Quant à Brooke, il semblerait qu’elle ne soit pas du tout intéressée par BouleChien… On a le droit à toutes sortes de réflexions ou d’amourettes pendant un bon tiers du livre, ce qui m’a profondément agacée… Ce triangle amoureux a fait que j’ai eu énormément de mal à rentrer dans ma lecture. Même si la tension et l’horreur étaient assez présentes, elles étaient parasitées par un surplus de romance…

Cet ouvrage n’a pas été mauvais néanmoins, je ne pense pas continuer pour autant. Je n’ai pas pris autant plaisir qu’avec le premier tome qui, pour le coup, m’avait donné des frissons et m’avais captivée ! Je pense donc m’arrêter avec ce troisième tome qui, pourtant, annonçait du bon pour la suite, notamment avec « La peur », élément que l’on va découvrir à la fin du roman… Dommage, mais c’est entièrement ma faute : en espaçant autant ma lecture, je me suis comme tirée une balle dans le pied ! Nul doute que mon ressenti aurait été différent si j’avais enchaîné assez rapidement les volumes… Malgré cette erreur, je garderai un assez bon souvenir de cette saga de zombies pour ados.

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(Ouvrage lu dans le cadre du Challenge Mystère. N’hésitez pas à cliquer sur la bannière.)

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Citations

T’es un bon gars, Boule, lança Finn. T’as fait ce qu’y fallait. Tu nous as sortis de là. On n’est pas des héros, mec. On n’est que des enfants.

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– C’est quoi tout ça ? s’enquit BouleChien. Je savais pas qu’ils avaient des échantillons humains dans les musées.
– C’est pour expliquer la théorie de l’évolution. Nous montrer d’où l’on vient. J’ai donné un nom à tous les singes. Cui-là, c’est Brian, fit Brooke en pointant du doigt un orang-outang hirsute, les bras levés.
– Faudrait y mettre un adulte empaillé, dit BouleChien. Le dernier stade de notre évolution. Homo zombiens.

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– Écoute, c’est pas mon truc, répondit BouleChien. J’sais pas ce qui est important. J’sais pas raconter les histoires, seulement les blagues.
– Pas du tout. Tu t’en sors très bien. Ne t’arrête surtout pas en si bon chemin. Et laisse-moi m’occuper d’en faire une histoire.
– Et comment tu vas faire ça, hein ? C’est juste… des faits qui se sont passés.
– Les histoires sont partout. Il suffit de savoir les entendre.

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Ma note

♥ 2,5/5

 

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