Fantastique/Fantasy·Horreur·Littérature jeunesse·Romans policiers / Thriller

« Photophobia » de Tom Becker

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Photophobia »
Auteur : Tom Becker
Genre : Horreur / Roman pour ados / Thriller / Fantastique
Éditeur : Milan

.

résumé du livre

Quand ils arrivent dans la ville de Saffron Hills, Darla et son père sont bien décidés à prendre un nouveau départ. Malheureusement, Darla s’intègre difficilement dans son lycée, où tous les élèves sont obsédés par les selfies, les grosses voitures et les concours de beauté. Sa situation ne fait qu’empirer quand elle commence a avoir des visions qui la projettent dans le corps d’un meurtrier qui semble s’attaquer à des étudiants de son campus.

.

Ma critique

Si vous êtes un ado / un jeune adulte adepte du genre Horreur ou cherchant de quoi lire durant la période d’Halloween, « Photophobia » pourrait vous plaire ! En effet, il réunit les bons ingrédients pour vous faire frissonner : une ambiance étrange, des meurtres inquiétants qui se succèdent, des personnages aussi louches les uns que les autres et un tueur en série qui sème la terreur dans une ville américaine. Pour ma part, j’ai lu des romans plus effrayants que celui-ci toutefois, je dois bien reconnaître que le scénario était efficace ! J’ai passé un bon moment de lecture. Les morts sont parfois impressionnantes ou plutôt bien décrites, ce qui devrait donner des hauts le cœur aux lecteurs les plus sensibles. De plus, le rythme vers la moitié du roman est assez haletant, tandis que beaucoup seront étonnés par les deux révélations finales…

couv32683713Dans cette histoire, on suit le quotidien de Darla, une adolescente qui va de ville en ville à cause d’Hopper, son père, dont la situation est assez instable. En effet, ce dernier a des problèmes financiers ainsi que de lourds problèmes d’alcoolisme. Empruntant de l’argent (sans le rendre) à n’importe qui et n’hésitant pas à magouiller pour subvenir à leurs besoins, Hopper ne semble pas prêt à aller mieux et doit souvent déménager. Même s’il aime sa fille, ce n’est clairement pas le papa que l’on rêve d’avoir… J’ai trouvé que la demoiselle avait beaucoup de patience et faisait souvent preuve de bonne volonté avec son géniteur ! À l’âge de l’héroïne, je n’aurais pas été aussi persévérante et douce… Cela dit, les scènes du duo à la fin de l’ouvrage ont réussi à me toucher… Après de longues années d’errance, le tandem va finalement opter pour s’installer à Saffron Hills, une ville au passé lourd, puisqu’il y résidait Walter, « Le Preneur d’anges », un ado assassin qui ne tuait que les belles jeunes filles… Or, une pluie de nouveaux meurtres s’abat sur la ville ! C’est l’hécatombe dans le lycée de Darla qui, non seulement a du mal à s’intégrer lors de la rentrée, mais qui a également de sinistres visions, puisqu’elle arrive à voir à travers les yeux du psychopathe ou à anticiper ses actes ! Un talent redoutable que l’on ne lui envie pas… Dès le début, la tension est donc bien présente. On se demande si l’étudiante et ses quelques camarades vont réussir à découvrir qui sévit… Et si tout le monde va s’en sortir indemne !

Le rythme est assez bien dosé, notamment une fois les cent pages passées. De plus, j’ai apprécié le fait que les protagonistes ne soient pas totalement blancs… Entre le père de famille qui a du mal à reprendre pied, Sacha la gothique rebelle cynique qui n’a pas sa langue dans sa poche quitte à se montrer blessante ou encore Frank le copain effacé, l’entourage de Darla est loin d’être stable ! On ajoutera également tous les autres lycéens qui sont peu sympathiques, en particulier Nathalie et sa bande. Concernant ces derniers, j’ai trouvé dommage qu’ils soient aussi clichés, narcissiques, antipathiques et stéréotypés… J’ai eu l’impression qu’ils étaient simplement là pour jouer les rivaux beaux gosses qui n’ont aucun intérêt si ce n’est donner la réplique aux personnages principaux ou à donner du sang frais au tueur en série… Pour ma part, j’ai d’ailleurs eu des doutes sur l’identité de cet assassin, de même que pour l’identité du blogueur, car c’est un procédé souvent employé dans les polars… Dommage ! Cependant, je suis certaine que d’autres lecteurs tomberont de haut.

Ce roman d’horreur possédant une touche de fantastique m’a relativement plu, notamment grâce à ses rebondissements et son atmosphère mystérieuse. On se laisse facilement emporter par le récit. De plus, on notera plusieurs sujets soulevés comme la critique des réseaux sociaux, la course à la popularité ou encore le culte de la beauté à tout prix. D’ailleurs, le discours de Darla est un parfait exemple des problèmes de notre société… Bref, un livre qui devrait plaire aux ados ayant envie d’un thriller horrifique !

.

.

Citations

Elle regarda autour d’elle. La salle avait été aménagée pour devenir un studio encerclé de lampes sur pied, une toile de projection tendue contre un mur. Des appareils coûteux étaient plantés sur des trépieds, des objectifs brillaient sous la lumière. Les murs étaient couverts de tirages encadrés.
– Pfff ! s’exclama-t-elle, une main sur le cœur. Pendant une seconde, j’ai cru que j’étais dans un cachot !
– J’enlève les corps ensanglanté avant l’arrivée des invités, répondit Walter, de marbre. Maman y tient.
.
—————
.

Le proviseur annonça en outre qu’un rassemblement silencieux à la mémoire des trois victimes aurait lieu devant l’église presbytérienne le lendemain soir, éclairé à la bougie, sous la direction du pasteur James. Troublés, les élèves l’écoutèrent en silence mais, en étudiant les visages blanchâtres autour d’elle, Darla crut remarquer une autre émotion, sous une couche de choc et de tristesse : un sentiment coupable d’excitation traversait les gradins comme un courant électrique.
Elle ne fut pas la seule à le noter.
– Ce lycée me donne envie de gerber, marmonna Sasha tandis qu’ils quittaient la salle. Mais sévère genre festival de vomi en mode exorciste.
.
—————
.
– Je ne m’y connais pas trop en art, avoua Hopper.
– Pas besoin de s’y connaître, je vous assure! Tout ce qu’il faut faire, c’est regarder et se demander quels sentiments cela vous inspire. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse.
.
.

Ma note

4/5

14 réflexions au sujet de « « Photophobia » de Tom Becker »

  1. Je partage ton avis pour ce roman que j’ai beaucoup aimé même si en tant qu’adulte, je n’ai guère frissonné…. Et comme toi, j’ai assez vite deviné les révélations, mais cela ne gâche rien à la tension et à l’atmosphère que tu mets en avant 🙂
    Quant au duo père/fille, il m’a également touchée !

    Aimé par 1 personne

  2. Petit panda roux voulait un truc sombre !
    Ça arrive « souvent » que les antagonistes ne soient pas plus travaillés que ça, justement parce ce que leur rôle reste dans le carcan de ce que tu as dit, on a l’impression que l’auteur s’économise ou alors il ne se rend pas compte qu’ils sont clichés

    Aimé par 1 personne

    1. Oui ! 😀 P’tit panda roux voulait varier les genres lol ! D’ailleurs, je suis retournée dans l’horreur cette nuit avec un roman pour adultes cette fois-ci. Vraiment pas le même degré d’épouvante/glauque… Il y a plusieurs chapitres où on suit une jeune femme se faire désosser vivante… Les passages d’incisions et enlèvements de la chair sont aussi nombreux que dégueulasses. xD Le prochain livre a intérêt d’être doux lol, histoire de trancher avec la lecture précédente.

      J’ai aussi cette impression ! Ce n’est effectivement pas la première fois que j’ai ce type de ressenti… Et c’est dommage, car l’entourage du personnage principal joue beaucoup sur l’impression finale !

      Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s