Littérature jeunesse

« Le cheval qui galopait sous terre » de Thierry Dedieu

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Le cheval qui galopait sous terre »
Auteur : Thierry Dedieu
Genre : Roman contemporain / Littérature jeunesse
Éditeur : Thierry Magnier

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résumé du livre

Petit-Jean a treize ans. Comme son père avant lui, il s’est fait engager comme mineur. Cette décision, il l’a prise dans le seul but de retrouver Grand-Gris, son ami, un cheval descendu depuis plus d’un an dans le noir de la fosse numéro 6. 

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Ma critique

Décidément, je suis toujours autant partagée avec les titres de la collection Petite Poche ! Avec « Le cheval qui galopait sous terre », on est sur des thématiques fortes, touchantes et intéressantes, mais difficilement abordables ou compréhensibles en lecture autonome… J’ai découvert cette lecture dans le cadre de mon travail : ce roman serait destiné aux CE1 et CE2 cependant, je crains que le récit exige un échange avec un adulte. En effet, on parle du travail des enfants (galibots), du monde oublié des mines, des « gueules noires », des métiers d’antan (toucheurs) et des congés payés, … 9791035200718Ce qui est certainement une totale découverte pour les jeunes lecteurs ! Heureusement, d’autres sujets comme l’amitié, la liberté et la maltraitance sont plus compréhensibles et constituent plusieurs piliers de cette histoire.

La plume de Thierry Dedieu est vraiment belle, mature, onirique, riche et fluide. Il y a beaucoup de vocabulaire pour un roman jeunesse, ce qui est très appréciable. Cela change des livres où l’écriture est simple. Par ailleurs, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de poésie dans sa façon de narrer ainsi que dans le dénouement de ce récit. J’ai été très émue par ce lien qu’il y a entre Petit-Jean et Gaillard/Grand-Gris, un cheval de trait vendu à la mine par son ancien propriétaire. Les chapitres sont courts et intenses… Mais peut-être trop brefs ? J’aurais souhaité que cette aventure soit plus développée afin de m’attacher aux personnages ou découvrir un peu plus l’univers des mines. Néanmoins, cela ne semblait pas être le but de l’auteur qui a préféré rester sur l’émotion à travers cette superbe ode à la vie et à l’amitié. Force de reconnaître qu’il a réussi : c’est très beau et on ne reste pas indifférent ! Un roman jeunesse sensible et efficace, mais qui doit s’accompagner d’échanges, de recherches et d’explications.

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(Lu dans le cadre du concours MoseL’Lire. N’hésitez pas à cliquer sur la bannière.)

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Citations

Il avait gardé un souvenir puissant : l’odeur du noir, les bruits métalliques, la peur, la main de son père, rêche et tiède qu’il n’avait pas relâchée pendant la descente, ni en bas, ni même quelques heures après leur retour sur terre.

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Jusqu’à ce mercredi où le pré n’était que vert. Alors, Petit-Jean vint à Félix :
– Il est où Grand-gris ?
– Descendu à la mine, je l’ai vendu à la Compagnie des Charbons.
Cette phrase fit l’effet d’un poignard dans le dos de Petit-Jean. Alors très bien.
Dans ce cas Petit-Jean aussi s’enterrerait.

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Les jours passent et on oublie de les compter. C’est comme ça avec le bonheur. On ne compte pas. Il faudrait. On aurait dû. Il eût fallu.

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Ma note

♥ 3/5

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