Science Fiction

« Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Le meilleur des mondes »
Auteur : Aldous Huxley
Genre : Science-Fiction / Anticipation
Éditeur : Pocket

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résumé du livreDéfi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre, chef-d’oeuvre de la littérature d’anticipation, a fait d’Aldous Huxley l’un des témoins les plus lucides de notre temps. Aujourd’hui, devait écrire l’auteur près de vingt ans après la parution de son livre, il semble pratiquement possible que cette horreur s’abatte sur nous dans le délai d’un siècle. Du moins, si nous nous abstenons d’ici là de nous faire sauter en miettes… Nous n’avons le choix qu’entre deux solutions : ou bien un certain nombre de totalitarismes nationaux, militarisés, ayant comme racine la terreur de la bombe atomique, et comme conséquence la destruction de la civilisation (ou, si la guerre est limitée, la perpétuation du militarisme) ; ou bien un seul totalitarisme supranational, suscité par le chaos social résultant du progrès technologique.

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Ma critiqueClassique incontournable de la SF, « Le meilleur des mondes » a inspiré de nombreux auteurs et cinéastes ! Hélas, je ressors totalement déçue par ma lecture durant laquelle je me suis passablement ennuyée… L’univers était pourtant intéressant, puisqu’il met en scène une société futuriste où tout est modelé selon des normes bien définies : naissances (la reproduction sexuelle est bannie, on fait tout scientifiquement), physiques jeunes et parfaits, arts, religion, bonheur, etc. couv54563507Quatre castes répartissent les êtres humains : l’élite avec les Alpha et les Bêta dont la fonction est importante, puis les êtres inférieurs les Delta et les Epsilon qui sont assez laids et ont des travaux manuels. Ces groupes m’ont fait songer aux dystopies d’aujourd’hui où les Hommes sont répartis selon leurs capacités et/ou attributs physiques, ce qui entraîne généralement la révolte des groupes inférieurs. Hélas, il n’y a pas vraiment cela qui est mis en avant dans cet ouvrage… Tout est calme et orienté sur les réflexions. Pendant plus de cent-vingt pages, on va découvrir les spécificités de chaque groupe et de quelques personnages, sans qu’il se passe quelque chose. Autant dire que c’est long… Mais le pire à mes yeux, c’est que l’on ne s’attache même pas à Bernard et Lenina, les deux protagonistes principaux… Je suis restée de marbre à leurs plaintes, leurs longs échanges ou leur confrontation à des sous-êtres surnommés « sauvages » qui ont un mode de vie totalement différent du leur… Bien que je trouve pertinent le fait de comparer ce qui s’apparente à notre société à celle du futur, je n’ai pas réussi à balayer mon ennui…

Le scénario finit par enfin bouger un peu avec John, le fils illégitime d’un directeur hautement placé et d’une ancienne Beta déchue malgré elle. John, qui a été éduqué loin du système, va être confronté à cet univers aseptisé si différent du sien. Le choc culturel est important, ce qui conduit à de nombreuses discussions qui perdent le lecteur. S’enchaînent des débats interminables, de la romance inutile avec Lenina ainsi que des réflexions et des scènes peu dynamiques où John devient une véritable bête de foire pour les castes supérieures. Malgré les bonnes idées, j’ai trouvé que l’auteur se répétait et ne parvenait malheureusement pas à éveiller mon intérêt. Que c’était laborieux ! Incapable de faire preuve d’immersion pour ce roman, j’ai finalement lu une bonne partie du livre en diagonale… Ce que je ne regrette absolument pas, car le dénouement était prévisible et assez bâclé ! D’ailleurs, j’estime qu’il y a bien de meilleurs classiques de science-fiction. Ainsi, même si je comprends la critique sociétale, les deux civilisations qui s’affrontent et les dangers de la science ou de la génétique qui sont pointés du doigt, je n’ai pas réussi à apprécier ce récit que j’ai jugé pénible et dont le style ne m’a pas convaincue. Bref, ce n’était pas pour moi, si bien que je suis passée complètement à côté de ce classique que beaucoup considèrent comme un chef d’œuvre…

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Citations– Mais je n’en veux pas, du confort. Je veux Dieu, je veux de la poésie, je veux du danger véritable, je veux de la liberté, je veux de la bonté. Je veux du péché.
– En somme, dit Mustafa Menier, vous réclamez le droit d’être malheureux.
– Eh bien, soit, dit le Sauvage d’un ton de défi, je réclame le droit d’être malheureux.

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L’expérience, ce n’est pas ce qui arrive à quelqu’un, c’est ce que quelqu’un fait avec ce qui lui arrive.
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Les mots peuvent ressembler aux rayons X : si l’on s’en sert convenablement, ils transpercent n’importe quoi.
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Ma note

1/5

 

37 réflexions au sujet de « « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley »

  1. Lu quand j’avais 18/19 ans, je n’en garde pas un grand souvenir si ce n’est que les différentes réflexions soulevées m’avaient intéressée… Je pense le relire un jour mais à la lecture de ta chronique, ça peut attendre 🙂

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  2. J’ai ressenti la même chose que toi avec cette lecture ! Je l’ai trouvé très pénible et long, personnages ennuyeux et pas attachants et descriptions parfois trop allongées. Après l’univers en lui-même est vraiment bien ainsi que le message derrière, mais cela ne m’a pas suffit pour passer un bon moment. Un livre très moyen pour moi du coup ! ><

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  3. Même si j’aime beaucoup ce roman, je peux comprendre qu’il ne convainque pas. La SF est généralement synonyme de grandes aventures, de narration rythmée et pleine d’action tandis qu’ici, il s’agit vraiment de la découverte d’une société différente de la nôtre et des questionnements que ça implique. Peu de moments forts. Pour moi, ça m’a changé au milieu d’autres lectures, mais je sais qu’à d’autres moments, ce manque d’action aurait pu me frustrer aussi^^

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    1. Tu as tout à fait cerné mes attentes / ce que j’attendais en plus de la découverte de l’univers et des réflexions amenées… Hélas, il n’y a rien eu de cela dans cet ouvrage.
      Je comprends si cela a tranché avec tes lectures du moment.^^

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  4. Je pense que le secret pour apprécier ce roman c’est de le dire quand on commence la SF, parce qu’une fois qu’on est un peu plus habitués à ce genre, on trouve le style un compliqué et que l’histoire avance un peu lentement… Dommage que ça ne t’ai pas plu, mais pour être honnête j’en garde pas un grand souvenir ^^ On peut dire qu’on l’a lu au moins 🙂

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  5. Oh c’est rare ça ! C’est un vrai chef d’œuvre 😍😍
    Dommage que ça l’ai pas fait pour toi, mais je comprends, les classiques, c’est assez particulier, je me souviens avoir détesté « Sa majesté des mouches » alors qu’il est encensé par plein de monde 🤣

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  6. Oh c’est dommage que tu n’ai pas adhéré, je dois le lire depuis que je me suis lancée le défi de lire toutes les dystopies classiques! Je me suis un peu brulée les ailes avec Ravage qui m’a coupé dans mon élan, j’espère que Le meilleur des mondes résonnera plus en moi qu’il ne l’a fait pour toi 🙂

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  7. Dommage pour la déception 😦 je l’ai lu quand j’étais adolescente et j’en ai encore un très bon souvenir tellement il m’avait marqué ! mais à cette époque je lisais beaucoup moins de SF donc peut être que j’aurai une vision différente maintenant !

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  8. C’est rigolo, je suis globalement d’accord avec ta chronique… sauf que j’ai malgré tout beaucoup aimé ma lecture !
    Oui, c’est lent ; non, il ne se passe pas grand-chose ; non, on ne s’attache pas du tout aux personnages ; oui, le dénouement est prévisible.
    Pourtant, il m’a remuée, les réflexions soulevées ont fait écho à des choses de notre monde, ce que j’ai trouvé parfaitement glaçant. Et j’ai adoré l’échange entre John et Mustapha Menier.
    Je peux comprendre qu’on n’accroche pas, le style étant assez aride et l’action inexistante, mais en ce qui me concerne, j’ai été captivée par ce livre qui détonne vraiment parmi les autres lectures de SF que j’ai pu faire.

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    1. C’est vrai que c’est assez glaçant et bien vu quand on fait le parallèle avec notre monde ! Hélas, les défauts que tu soulignes et que nous avons ressenti toutes les deux ont eu le dessus… :/ Je comprends cependant que tu aies accroché à ce classique assez apprécié des lecteurs !

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