Romans policiers / Thriller·Science Fiction·Young adult

« Encens » de Johanna Marines #PLIB2022

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Encens »
Auteur : Johanna Marines
Genre : Steampunk / Science-Fiction / Polar / Thriller / Young Adult – adultes
Éditeur : Snag

#ISBN9782490151370

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résumé du livre

Nouvelle Orléans, 1919. Alors que le tueur à la hache sème la terreur dans les rues et nargue les enquêteurs, le corps mutilé d’une jeune femme est découvert en ville. Que signifient ces notes de musique et ces marques de brûlures retrouvées sur sa peau et ces étranges plumes métalliques plantées dans son dos ?
Pour les inspecteurs Perkins et Bowie, une nouvelle enquête s’ouvre. Se pourrait-il qu’un deuxième meurtrier soit à l’œuvre ? Que faire quand deux tueurs en série rivalisent de cruauté et que la ville devient leur terrain de jeu ? Plongez au cœur des Bayous où le jazz est roi et prenez de la hauteur à bord du Mécanic Hall, un aérocabaret où les dancing-automates sont devenus des déesses de la fête. Découvrez le passé trouble de Grace, une intrépide cartomancienne et de sa chouette mécanique et sautez de toits en toits aux côtés des désembobineurs qui collectent l’électricité pour la New Orleans General Electric Company.

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Ma critique

encensSouvent, j’ai vu les écrits de Johanna Marines circuler sur le blog des copines, notamment chez Amanda. Jusqu’à cette année, je n’ai jamais osé m’y arrêter… Finalement, c’est en votant pour « Encens » lors des 80 présélectionnés et en rencontrant l’autrice (hyper adorable !) aux Imaginales que j’ai décidé de céder à la tentation. Que j’ai bien fait ! Ce fut une lecture entraînante avec une ambiance mystérieuse et originale. Honnêtement, je ne m’attendais vraiment pas à apprécier autant, car le genre steampunk ne correspond pas à mes goûts. Pourtant, ici, les oiseaux mécaniques, les automates, les bars volants et les aérocabarets m’ont plu. Ils ne sont pas là pour faire joli : ils permettent d’aborder des sujets pertinents comme le racisme, la tolérance, la technologie et la lutte des classes. Le contenu est donc riche. 

Ce one-shot mêle plusieurs genres : le steampunk, le roman historique, la science-fiction, le polar et le thriller psychologique. Le cocktail est osé toutefois, il est parfaitement digeste ! Pour ma part, j’ai dévoré cette histoire en quelques jours. Malgré l’épaisseur de cette jolie brique de papier, c’est vraiment fluide ! La plume de l’autrice est très agréable. Avec habileté, elle joue à passer d’un narrateur à un autre, sans perdre les gens en route. (Ce qui m’arrive souvent dès qu’il y a trop de personnages !) Le lecteur scrute le comportement suspect de chacun, suit l’avancée de l’enquête, tente de comprendre ce que recherchent les tueurs en série, découvre l’univers à travers plusieurs regards et apprend à connaître tous les protagonistes. De ce fait, on ne s’ennuie pas. Certes, le début est un peu long, mais on sait que l’on avance, lentement, mais sûrement… Jusqu’à ce que tout devienne intense et énigmatique !

Grace est une héroïne franche, attachante, courageuse, indépendante et féminisme. Malgré le contexte historique, elle se bat pour faire évoluer les mentalités, ne serait-ce qu’à travers sa tenue vestimentaire ou son statut de Femme. On est donc sur des valeurs actuelles avec une héroïne dans l’ère du temps, ce qui fait très plaisir ! Les antagonistes sont également très intéressants ! Même si on désire en savoir plus sur eux ou avoir un peu plus de chapitres dédiés à leurs actes ou leur psychologie cependant, les découvrir m’a plu. Les autres personnages ont éveillé ma curiosité et j’ai pris plaisir à les suivre néanmoins, j’ai nettement préféré notre jeune héroïne et Plim, sa chouette mécanique. William, son père, est un homme complexe qui ne laissera pas les lecteurs de marbre. Intègre, déterminé et travailleur, il n’en demeure pas moins perdu : sa relation avec sa famille est plus que discutable. On est sur l’image d’un flic imparfait, trop pris par son emploi et rongé de l’intérieur. Molly est un personnage prometteur qui aurait gagné en intérêt s’il avait été plus développé… Certes, je chipote peut-être, mais c’est un regret que j’ai ressenti…

Malgré mes bémols ainsi que l’anticipation du dénouement, j’ai vraiment passé un bon moment ! Suivre l’enquête et voir l’héroïne découvrir ses origines m’a passionnée. L’idée d’ajouter quelques articles de journaux de-ci de-là est également sympathique, car cela permet d’avoir plus d’éléments sur l’univers ou de percevoir certains passages d’un autre œil. Honnêtement, j’ai bien envie de découvrir d’autres titres de Johanna Marines ! En attendant, je compte bien voter pour « Encens » lors du choix des 25 finalistes.

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plib2022

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Citations

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Qui avait envie dans cette ville de mourir avec une plume plantée dans le dos ? Personne. ça faisait peur à qui, une plume ? Non, franchement, c’était bien plus classe de mourir avec une hache plantée dans la tête ! C’était tout de suite bien plus sensationnel, un lundi matin, à la boulangerie, de dire « Ma voisine est morte décapitée par une hache » que « Elle est morte à cause d’un piaf « , non ?

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Vous êtes maintenant prévenus. A partir d’aujourd’hui vous aurez le choix… Préférez-vous goûter du tranchant de la hache ou du piquant de ma plume ?

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Mais comment pouvait-elle vouloir montrer qui elle était vraiment, alors qu’on lui avait appris à vivre cachée, à ne faire confiance à personne ?

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Ma note

4/5

6 réflexions au sujet de « « Encens » de Johanna Marines #PLIB2022 »

  1. Je suis contente qu’il t’ait plu ;). Il correspond clairement à tes goûts, mais je craignais que le nombre important de personnages te rebute. Après, comme tu le soulignes, l’histoire est facile à suivre.
    Je suis complètement d’accord avec toi concernant les personnages de Molly et de William. La première n’était pas assez exploitée, et le deuxième m’a pour ainsi dire tapée sur les nerfs. En tout cas, j’ai beaucoup aimé le dénouement que j’avais en partie anticipé ;).

    Aimé par 1 personne

    1. Comme j’ai enchaîné les sessions lecture rapidement, je n’ai pas été trop perdue. Mais effectivement, c’était beaucoup. Heureusement, le reste compense.^^
      Tellement pour Molly ! Par contre, le paternel, j’aime le fait qu’il soit imparfait et nuancé comme ça. Ca change. :3

      J’aime

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